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Chroniques :: Chronique de Arise of the Empire

Chronique de Arise of the Empire

Centurion  - Arise of the Empire (Album)

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La propension avec laquelle l’homme se plonge dans le mimétisme peut paraître, de par sa facilité, des plus naturelles et des plus excusables ; mais elle reste tout de même pour moi une source intarissable de fascination parce qu’artistiquement, et principalement musicalement, elle est d’une bêtise sans commune mesure. La musique est avant tout un art de l’envie, un art qui nait du désir ardent et quelques peu jaloux d’être à la place de l’autre. Celui qui a su éveiller en vous ce puissant besoin constitue au mieux une influence tapie quelque part au fond de votre esprit, au pire une idole dont l’obsessionnel pastiche peut tourner au ridicule.

Nul besoin d’être devin pour imaginer quel groupe et quel chanteur à fait basculer Germano Quintaba, hurleur de Centurion. Pour se faire il suffit d’ouvrir le livret de ce Arise of the Empire afin d’y découvrir les mimiques, toutes dents dehors, bardé de cuir clouté, et pourvu d’une paire de lunettes noires, auquel il s’adonne tel un Metal God. Germano voudrait donc être Rob Halford à la place de Rob Halford. Si l’hommage s’arrêtait simplement là, il pourrait prêter à sourire et n’être rien d’autre qu’une fantasque anecdote, or on s’aperçoit très vite que le témoignage d’admiration va bien au-delà. Dès les premières notes du titre Centurion on mesure les similitudes frappantes entre le Heavy teinté de Thrash des italiens, et celui de Judas Priest période Painkiller. Tout y est, le duel de guitares, le rythme effréné de la double grosse-caisse qui enfile double croche sur double croche, les hurlements d’un chanteur véhéments. Tout y est, sauf le talent. L’aptitude de Centurion à composer des mélodies intéressantes et novatrices, n’est de loin pas à la hauteur de ses ambitions démesurées. Et cette faiblesse se ressent dès le premier morceau, et ce, notamment, lorsque résonne son refrain d’une banalité atroce. Le morceau suivant, Steel Breath, autre titre expéditif, peut se vanter, quant à lui, d’avoir un refrain à peine plus réussi. Sans souffler un seul instant le groupe tente alors de nous convaincre en enchainant avec un Guns Are Screaming toujours aussi rapide, et toujours aussi peu digne d’un quelconque intérêt. A ce moment là, après un quart d’heure d’un intense pilonnage sans aucune nuance, d’une linéarité sans borne, l’asphyxie due à l’ennui nous guette ; fort heureusement, Metal Gladiator, mid-tempo plus classiquement Heavy, avec de la double grosse-caisse uniquement sur les refrains (Centurion a tout de même une réputation à tenir…) vient nous permettre de conserver la tête, encore quelques infimes instants hors de l’eau. Même si ce morceau n’apporte rien de nouveau au regrettable constat qui nous oppresse, il marque le début d’une trilogie de titres plus lents, à savoir Metal Gladiator, Snows Covers Imperial Alps et Bloodstreets. Une trilogie qui pourrait se révéler d’un quelconque attrait si notre cher Germano pouvait cesser, un moment, de hurler sans cesse, variant si peu dans ses intonations, perché dans ses aigus dont l’abus peut vite devenir agaçant. En effet, non content de vouloir égaler son idole, le chanteur de Centurion, dans une compétition inepte et sans fondement, semble vouloir passer son temps à nous prouver qu’il n’égale en rien son maître, mais qu’il le dépasse. Ce qui a pour effet de changer, de manière instantanée, notre agacement en colère. Courroux qui ne peut s’atténuer à l’écoute de Mors Tua Vita Mea qui poursuit son but dans cette quête insignifiante de ressembler à l’original en tout point, et pas seulement au niveau du chant. Seul Ragin Power, morceau de Heavy au riff lourd et lent, présente un peu d’importance.

Au-delà de ces imperfections, cet album a aussi le défaut de manquer d’une certaine cohérence. La pochette représentant un guerrier romain à cheval, brandissant une épée tendrait à nous faire penser que ce Arise of the Empire de Centurion, est un concept album consacré à l’empire romain. Idée aussitôt démentie par des titres comme Guns Are Screaming, difficile en effet d’imaginer des armes à feu en ces temps troubles. Pourtant Centurion s’évertue à semer la confusion dans un but assez abscons.

Pour finir dans cette étude des analogies entre l’Angleterre et l’Italie, on ne peut s’empêcher de remarquer, et surtout si l’esprit est retors comme celui de votre humble serviteur, la ressemblance de certains titres. Bloodstreets et Guns Are Screaming auraient tout aussi bien pu s’appeler Bloodstone et All Guns Blazing. La pertinence de ce propos n’étant, peut-être, valable qu’au vu, au su, à l’écoute des autres éléments à charge. Ou n’est peut-être que le fruit de mon esprit tordu. Je persiste pourtant à penser que ce détail n’est pas insignifiant dans le contexte.

Arise of the Empire est donc un disque sans saveur, sans relief, avec peu de couleur. Un enchainement ennuyeux de morceaux tantôt Heavy, tantôt Speed, teinté de quelques riffs aux relents Thrash, un peu à la façon de Judas Priest période Painkiller, dont le défaut le plus fâcheux est d’être inexpressif. Notamment à cause d’un chanteur souvent caricatural, et de compositions souvent très largement inspirées par d’autres.

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par dark_omens, le 14 novembre 2009
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Avis des chroniqueurs :  
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Arise of the Empire - Infos

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Infos de Arise of the Empire
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Sortie : 1999
Genre : Heavy Metal
Playlist :
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1. Centurionparoles de Centurion
2. Steel Breathparoles de Steel Breath
3. Gguns Are Screamingparoles de Gguns Are Screaming
4. Metal Gladiatorparoles de Metal Gladiator
5. Snow Covers Imperial Alpsparoles de Snow Covers Imperial Alps
6. Bloodstreetsparoles de Bloodstreets
7. Mors Tua Vita Meaparoles de Mors Tua Vita Mea
8. Razor Bladeparoles de Razor Blade
9. Ragin' Powerparoles de Ragin' Power
écouter : Ecouter l'album



Centurion

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Chronique de Arise of the Empire
Arise of the Empire
1999

Centurion
Centurion
Voir la page du groupe
Création : 1998
Genre : Heavy Metal
Origine : Italie




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