Trois années après l'excellent
Termination Bliss, voici le nouveau méfait des Suédois de
Deathstars,
Night Electric Night. En seulement deux albums, la joyeuse troupe avait su trouver un style qui leur convenait parfaitement, à savoir un indus' à la fois glauque, solennel et très "militariste".
Autant vous dire que ce troisième opus était attendu... Espèrons qu'il soit au moins à la hauteur de
Termination Bliss...
Les premières notes tombent alors que la patte
Deathstars se redéfinit: arrangements ultra-présents, refrains accrocheurs, vocaux tantôt graves, tantôt écorchés, tout y est pour ce nouvel album. Petite touche d'originalité cependant, l'apport du chant féminin sur plusieurs morceaux ("Chertograd", "Death Dies Hard", "Via The End", "Blood Stains Blondes" et "Babylon"). Malheureusement, cette nouveauté ne tourne pas vraiment en la faveur de nos Suédois: trop souvent mielleux, et plus que dispensable (les "héééhooo" incessant de la demoiselle sur "Blood Stains Blondes", le refrain pompeux de "Babylon"...).
Autre nouveauté,
Deathstars signe avec "Via The End" une sorte de "ballade" émouvante, ou le côté sombre et triste prend tout son sens lorsque l'on connaît les circonstances de la création de ce morceau. Petite explication, il a été composé par
Nightmare Industries lorsqu'il a appris le suicide de son frère Jon Nödtveidt (le frontman de
Dissection).
Deathstars ose et nous dévoile une nouvelle facette de leur musique.
Dans l'ensemble, les compositions suivent le même schéma créé sur
Termination Bliss (intro aux arrangements bien trouvés, rythmique s'accordant avec les grattes...). C'est pourquoi ceux qui ont apprécié le précédent opus de
Deathstars devrait trouver leur bonheur ici. Attention cependant,
Night Electric Night est un bon album, excellent pour certain, mais n'est à mon avis pas aussi bon que
Termination Bliss. Pourtant, les tubes ne manquent (écoutez absolument "The Fuel Ignite", "Arclight", ou encore "Opium", vous serez conquis!), les morceaux sont tous plus groovy les uns que les autres, mais quelque chose a changé... Finies les atmosphères glauques et militaristes, le tout n'est plus aussi sombre que précédemment, et c'est bien dommage car cela apportait un sacré plus pour
Deathstars.
Pour ceux qui ont opté pour la "Gold Edition" de cet album, vous voici avec trois titres bonus: un remix de "Night Electric Night" plutôt dispensable, un "Via The End" version piano plutôt sympathique, qui renforce le sentiment de tristesse du morceau, et une version de "Night Electric Night" (encore) avec Adrian Erlandsson (ex-Cradle Of Filth entre autres) derrière les fûts.
L'heure du bilan sonne.
Night Electric Night n'est pas un mauvais album en soit, il semble légèrement en dessous de l'excellent
Termination Bliss. Le côté glauque et militariste qui allait si bien à
Deathstars a quasiment disparu. L'apparition du chant féminin est intéressant au début, mais très vite lassant plus les morceaux avancent...
Une déception? Pas vraiment, le groupe propose tout de même d'excellents morceaux ("Death Dies Hard", "The Fuel Ignite", "Arclight", "Opium"...) qui réhaussent le niveau de cet opus.
Mais
Termination Bliss avait peut-être placé la barre trop haut...