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Chroniques :: Chronique de Carpe Diem

Chronique de Carpe Diem

Pretty Maids  - Carpe Diem (Album)

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Laissant derrière lui ses années 90 calamiteuses, Pretty Maids est bien décidé à entamer ce nouveau millénaire de manière plus conquérante. Il en a finis depuis bien longtemps avec les expérimentations artistiques sensées le propulser au devant d’une scène qui, en dehors de ses fans les plus fidèles, n’a que faire de lui. C’est ce qu’on pourrait penser, pourtant dans une énième rechute le groupe avec ce Carpe Diem, va retomber dans certains de ces travers d’autrefois ou au moins dans le rythme sans génie de compositions pas réellement mauvaises mais à l’éclat ternes d’habitude bien trop habituel et bien trop convenu.

Passons sur les photos aux postures graves et concernés et sur les accoutrements aux longs manteaux de cuir et aux lunettes noires sur fond de couleur verte, qui ornent le livret et qui ne sont pas sans rappeler l’univers de l’esprit tortueux des frères Wachowski et de leur Matrix, pour se concentrer plus essentiellement sur le contenu de ce disque, même si, connaissant les difficultés du groupe à se positionner clairement et à décider d’une orientation musicale franche, le détail opportuniste prêtant à sourire est une première alerte sans conséquence, enfin le croit-on, de ce qui nous attends. Se concentrer sur le contenu de ce disque, mais pour en dire quoi exactement ? Que fidèle à eux-mêmes nos Danois sont impuissants à donner une unité cohérente à cet œuvre, plongeant l’auditeur dans une sorte de consternation né de ce chaos hétéroclite ou s’enchevêtre des titres bien trop mélodique (Clay, Would’nt miss You, For Once In Your Life, Invisible Chains...) à d’autres plus énergique mais non sans harmonie et notamment dans des refrains intéressant (Violent Tribe, Carpe Diem, Tortured Spirit…). L’eternel souci de ce manque d’homogénéité fait naitre ce sempiternel sentiment d’intensité fluctuante. Il ne s’agit évidement absolument pas de condamner une aspiration louable pour une autre qui ne le serait pas moins, car on peut, en effet, être Def Leppard et devenir Iron Maiden au long d’une longue carrière et au nom d’une maturité (ou d’une immaturité suivant nos gout) grandissante. Mais être WASP et Bon Jovi en même temps et sur chaque album est, à mon sens, absurde. Pourtant voilà exactement ce que Pretty Maids nous propose, encore une fois, avec ce Carpe Diem.

L’autre défaut majeur et presque rédhibitoire de ce disque réside dans le fait qu’au delà de l’efficacité indéniable de certain morceaux, certes convenue, mais sympathique (Violent Tribe, Carpe Diem, Tortured Spirit, They’re All Alike, Poisoned Pleasure…) Pretty Maids nous donne à voir l’ampleur navrante d’un manque d’inspiration certain puisque l’essoufflement de son imagination créative va jusqu’à nous resservir des titres dont certains passages, certains riffs, certains plans, ressemblent à s’y méprendre à certains autres qu’il nous a déjà proposé dans un passé pas si lointain. Ainsi, pour exemple, si la mélodie du refrain de They’re All Alike n’est pas exactement celle de Dead Or Alive de l’album Spooked, elle est confondante de similitude. Ou encore, autre exemple, Violent Tribe dont le démarrage tonitruant n’est pas sans nous rappeler celui de Freakshow également sur l’album Spooked.

Finissons de jeter les dernières poignées de terre sur ce cercueil en notant que sur l’ensemble de ces titres bien trop mielleux (6 sur 12 tout de même) certains restent agréables (Invisible Chains) d’autres dispensables (Clay) et certains exécrables (Would’nt Miss You). Ce dernier, Would’nt Miss You, est si diaphane et sucrées qu’il pourrait bien faire passer Lordi pour une bande de dangereux activiste du Death Metal.

C’est d’autant plus frustrant qu’à côté de ces mièvreries acidulés trônent des titres étonnant. Until It Dies est, par exemple, un morceau très réussis unissant une subtilité déconcertante d’un mélange savoureux de ce que pourrait être l’alliance du Heavy sauvage de Pretty Maids et de son visage le plus délicatement mélodique. Tout au long de ces 5.12 min le groupe transcende son talent nous offrant un moment d’une rare finesse. Mais encore Tortured Spirit qui lui s’inscrit plus dans la tradition des œuvres du groupe de Ronnie Atkins, et qui renferme aussi sa part d’élément plus intriguant. C’est d’autant plus frustrant qu’à chaque fois cet élan tendu est rompu par le relâchement agaçant d’un de ces titres trop suave. Pretty Maids ou l’accélération fulgurante avant le coup de frein jetant nos esprits dans un terrible fracas contre un mur de plume. L’image exagérée résume bien cet opus.

Au final ce Carpe Diem est dans la continuité moyenne des œuvres bien exécutés mais sans âme, sans génie, sans éclat et, oserais-je dire, presque sans talent de Pretty Maids.

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par dark_omens, le 13 novembre 2009
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Profiter du moment présent



A peine First Cuts... And Then Some sorti et digéré par les fans ravis de; pouvoir remettre ainsi la main sur le premier mini album du groupe (et quelques trucs dispensables, faut pas pousser non plus), Pretty Maids revient avec un autre album qui s'adresse directement aux fans : Carpe Diem. Une philosophie que les musiciens semblent appliquer avec une certaine nonchalance.

Le fan de Pretty Maids ne sera pas surpris par ce disque pour la simple et bonne raison que l'on retrouve absolument tout ce qui fait le charme des Danois depuis Sin-Decade au bas mot. Un mélange entre des riffs heavy et des parties plus mélodiques, que l'on peut qualifier sans trop d'hésitation de FM. Une volonté de satisfaire tous les fans qui demande donc parfois certaines concessions aux uns et aux autres.

La pochette n'est toujours pas terrible, le livret montre que Ronnie Atkins et sa bande se sont régalés devant Matrix et ne donne en définitive aucune indication quant à l'orientation de cet opus. Pour cela, il faut simplement poser le disque sur sa platine et le découvrir. Et comme dit, pour le fan, c'est un monde sans surprise qui s'ouvre à lui. Violent Tribe, qui ouvre le show, est un morceau d'ouverture tout ce qu'il y a de plus classique pour Pretty Maids : heavy, agressif, avec du mordant. On peut regretter l'absence de petite introduction, mais le riff acéré de Ken Hammer bien que simple, évident, est toujours aussi jouissif. Pretty Maids n'a toujours pas pour but de révolutionner le monde du metal et ce n'est pas ce qu'on leur demande. Là, les musiciens sont en place, ils sont carrés, ils font leur boulot. Atkins reste l'attraction principale de l'opus grâce à son chant particulier qui n'est pas sans faire penser à Andi Deris d'Helloween, entre mélodie et rugosité. Un aspect particulièrement présent et réussi sur l'excellente power ballad Until It Dies, vicelarde à souhait, où les arpèges laissent place à des parties explosives sans la moindre discrimination. Et vice versa, bien entendu.

Carpe Diem. C'est le mot d'ordre. Profiter du temps présent, sans s'inquiéter du futur. Il est parfaitement appliqué par la bande qui fait alors l'album dont il a envie. On remarque que les morceaux les plus heavy sont agglutinés principalement au début et que la seconde partie de l'album se veut plus sereine, plus posée. Pas forcément inintéressante, mais Pretty Maids pêche de ce côté là, peinant à équilibrer les propos. Ceux qui apprécient le groupe quand il est méchant s'arrêteront peu après Until It Dies. Ceux qui cherchent des mélodies plus subtiles iront jusqu'au bout, avec le sourire aux lèvres.

Mais voilà, à faire ce qu'on veut et ne pas chercher à se renouveler, on peine à glaner de nouveaux fans. A moins d'être déjà amateur de la musique des Maids, Carpe Diem n'apporte pas grand chose. Un heavy mélodique sympathique sans être transcendant, à une époque où l'on parlait encore de "true metal" et où le black metal commençait à exploser les charts, ça fait un peu incongru.

Sans se fourvoyer ni réaliser une grande opération marketing, Pretty Maids sort un album qui pourra sembler très bons aux fans, quelconque aux autres. Autant couper la poire en deux alors. Carpe Diem est la vision de ce groupe à un moment donné. Un groupe qui est en pleine reconnaissance, mais qui ne force pas son talent pour en tirer un quelconque avantage. Un album de plus en somme, mais assez sympathique dans son ensemble. Et avec le recul, le néophyte peut se faire une très bonne idée quant aux capacités réelles de la formation danoise.



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Carpe Diem - Infos

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Sortie : 2000
Genre : Heavy Metal
Playlist :
1. Violent Tribe
2. Carpe Diemlisten
3. Tortured Spirits
4. Wouldn't Miss You
5. Claylisten
6. Poisoned Pleasures
7. Until It Dies
8. 8.The Unwritten Pageslisten
9. For Once in Your Life
10. They're all Alike
11. Time Awaits for No One
12. Invisible Chains
écouter : Ecouter l'album



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