Retour à l'accueil
Chronique
Chroniques :: Chronique de Anything Worth Doing Is Worth

Chronique de Anything Worth Doing Is Worth

Pretty Maids  - Anything Worth Doing Is Worth (Album)



Désormais débarrassé de toutes considérations extérieures gênantes, concernant la manière dont il devrait composer sa musique, Pretty Maids se contente d’offrir une vision plus honnête de son propos. Cette tendance amorcé avec un Spooked, dont on peut regretter l’insuffisance d’inspiration, le manque d’intensité de trop de morceaux démesurément mélodiques et un certain manque d’homogénéité de titres trop différents, mais qui marque, tout de même, assez nettement cette envie de ne plus s’embarrasser de réflexions trop intenses concernant les attentes d’un public qui, de toute façon, varie très et trop souvent, se poursuit avec ce Anything Worth Doing Is Worth Overdoing. En considérant que le groupe a su traverser, parfois très difficilement, les années et l’émergence de nouvelle tendance pas vraiment en adéquation avec ses propres aspirations, force est de reconnaitre que Pretty Maids, lorsqu’il ne s’est pas perdu dans des errements artistiques curieux, traverse les années avec une volonté intacte et un dévouement inentamé devant lesquelles on ne peut être que respectueux.

Quoiqu’il en soit, avec ce neuvième album studio, le groupe affirme de façon intègre sa forte détermination à proposer une œuvre aux propos diversifiés et variés. Sans réelle surprise mais également sans gros défauts, ce qui est relativement rare avec ce groupe pour être souligné, cet opus nous offre les onze titres sans génie révolutionnaire, certes, mais d’un plaisir plutôt agréable. Naviguant allégrement, et pour une fois avec un certain talent et une certaine cohérence dans les morceaux, Pretty Maids mène son navire dans les flots d’un Heavy Metal qu’il ne connait que trop bien du haut de son expérience acquise au cours de ces seize longues années tumultueuses qu’il vient de passer sur les océans parfois déchainés de ce paysage musical qui est le sien. Ainsi après les harmonies d’une intro que Tim Burton n’aurait pas renié, s’il eut été compositeur, un Snakes In Eden plutôt correct, donne à entendre les riffs suffisamment hargneux d’un titre à la mesure de meilleures heures de la bande à Ronnie Atkins. Agréablement inspiré par cette bonne impression, le sentiment d’être en présence, enfin, d’un album plus intéressant qu’à l’accoutumé pour ce groupe, ne nous quitte pas vraiment avec des morceaux tel qu’un Destination Paradise à l’ambiance toujours aussi rageuse mais aux refrains plus mélodiques, ou qu’un sympathique Back Off assez dans la tradition de ces titres sans surprises de Pretty Maids, ou encore qu’un excellent Only In America ou nos danois dépeigne acerbes le portrait des USA dans un titre puissant et remarquable. Pourtant si le groupe vogue souvent dans les étendues de ce Heavy Metal puissant et assez dense, il sait aussi barrer dans ceux différents aux tempos plus lents, aux riffs plus posés, aux sonorités plus classiques, d’une musique un peu plus complexe dans sa composition dans laquelle il n’oublie jamais d’intégrer des éléments harmoniques plus mélodieux. De la sorte les guitares plus pesantes et plus lentes d’un When Angels Cry et ses refrains plus mélodiques, ou d’un Anything Worth Doing Is Worth Overdoing ou elles proposent une partition plus sophistiqué pour un titre plus complexe au refrain Hard Rock plus doux, ou encore d’un Sent Of Prey, constitue une véritable diversification certes coutumière chez Pretty Maids, mais qui pour une fois s’avère suffisamment juste pour être souligné. Même ses habituels morceaux trop mélodiques, ses ordinaires ballades insipides dont il nous offrait le désagréable us agaçant d’en remplir trop ses œuvres, est ici démentis avec seulement trois titres. Dans ses mers ou Pretty Maids aime aussi à faire croisière, il nous offre des titres pas réellement transcendant mais qui ont le mérite de ne pas trop déstabilisés l’équilibre assez plaisant et régulier de ce Anything Worth Doing Is Worth Overdoing, en l’occurrence deux morceaux très connotés Hard Rock avec un Hell On High Heels et un Loveshine, et une seule ballade, assez sympathique qui plus est, With Theese Eyes.

Cet album est sans aucun doute attachant et offre les qualités suffisantes pour le plaisir instantanée d’une écoute immédiate. Plus uniforme que la plupart de ces prédécesseurs il procure, avec ces titres incontestablement sans innovations mais vraiment bons, la satisfaction directe des ces œuvres qui ne resteront, certes pas, dans les annales de l’histoire du Metal mais qui peuvent s’enorgueillir, à défaut d’être incontournable ou exceptionnelle, d’être simplement bien; ce qui, après tout, n’est déjà pas si mal.

(0) Modifier l'article
par dark_omens, le 13 novembre 2009
Voir toutes les chroniques de dark_omens
11 lectures

Pétition contre les titres d'album à la con



Décidément, la seconde partie des années 90 est de plus en plus profitable pour Pretty Maids. Après une baisse de popularité féroce au début des années 90 suite à un album assez... putassier dans l'approche, Jump The Gun, le groupe a laissé une partie des fans sur le carreau et a eu un mal fou à maintenir le cap, desservi il est vrai par toute la vague grunge qui sévissait à l'époque. La compilation Back To Back avait remis le groupe à l'ordre du jour en 1998, aidé il est vrai par Hammerfall, qui avait le vent en poupe et qui reprenait fréquemment ce morceau sur scène, de quoi attirer à nouveau l'attention sur des Danois dans une espèce de flou populaire depuis une décennie.

Il convient également de constater que la qualité des albums était constante, même si l'on était loin du brio des débuts, quand les Maids se posaient comme des concurrents sérieux à Metallica en Europe. La roue tourne, pas forcément dans le bon sens et Pretty Maids avait tout du groupe que l'on prend en pitié pour une carrière de fichue suite à des choix artistiques litigieux. Aussi, il n'y avait pas franchement de l'attente autour de ce Anything Worth Doing Is Worth Overdoing qui sort presque de nul part, avec une pochette qui fleure la kitschitude à plein nez...

Et pourtant, il y a de quoi prendre un pied assez monstrueux sur ce disque. Enfin, en toute relativité. Parce que la bande à Ronnie Atkins et Ken Hammer sait très bien fusionner deux genres. Jouant un heavy metal mélodique, la formation n'hésite pas à s'attacher à des détails qui sont de l'ordre du hard FM, dans les mélodies, dans certaines lignes de clavier et cela donne un son chaud, qui leur est personnel. Pretty Maids fait du Pretty Maids. Comme depuis quatre disques, un renouveau du style, qui n'a plus le tranchant des premiers efforts, mais qui se plait à ne pas chercher le succès commercial en vendant une partie de son âme (cf Jump The Gun justement...).

A ce petit jeu, les Danois sont très forts. Snakes In Eden, qui ouvre le festival, se veut assez virulent pour le genre pratiqué. Une bonne entrée en matière, ponctué d'un passage au clavier qui n'est pas sans rappeler la grande époque (le souci principal de Pretty Maids étant qu'ils provoquent des élans nostalgiques...). Atkins n'a toujours pas retrouvé toute sa superbe, son chant est assez aigu, mais il n'a plus l'agressivité d'antan (vous voyez ? Nostalgie...). Ensuite, le groupe s'amuse à alterner passages heavy et d'autres, plus calmes, avec une certaine réussite. Certaines mélodies sonnent faciles, c'est un fait. Mais la guitare de Hammer n'est jamais loin, prêt à décharger un riff plus rêche ou un solo court mais sympathique. Toujours ce côté bicéphale qui ne quittera pas franchement l'album, qui participe à la stylistique de ce dernier.

Bien sûr, on n'échappe pas aux exercices obligatoire. Il y a la ballade de rigueur (Whith These Eyes, gentille, jolie, mais très classique dans son approche), le titre un peu polémique (Only In America, soigné et virulent dans son approche...), d'autres qui servent à combler des trous (Loveshine, désespérément gnangnan pour un final...). Anything Worth D... merde, ce disque avec son nom à la con n'est pas exempt de défauts, de titres convenus et ne sera un grand cru de Pretty Maids. Cependant, il permet au groupe de profiter du regain d'intérêt dont il fait l'objet.

Pretty Maids est toujours un groupe en convalescence. C'est sympathique, très sympathique, même, on sent que la confiance est bien installée, ancrée chez les musiciens, mais on est loin du coup d'éclat tout de même. Pretty Maids assure, c'est déjà ça et se montre même séduisant, pour peu que l'on adhère au style et qu'on ne laisse pas la nostalgie insister lourdement sur le fait que franchement, c'était mieux avant. Carpe diem. Et cette doctrine, Pretty Maids l'appliquera sur l'opus suivant, sans scrupules...



Chroniquer cet album

Avis des chroniqueurs :  
dark_omens  



Chronique précédente

Tout

Chronique suivante


Commentaires


Anything Worth Doing Is Worth - Infos

Voir la discographie de Pretty Maids
Infos de Anything Worth Doing Is Worth
acheter sur Amazon
Sortie : 1999
Genre : Heavy Metal
Playlist :
1. Snakes in Eden
2. Destination Paradise
3. Hell on High Heelslisten
4. When the Angels Cry
5. Back Off
6. Only in America
7. With These Eyeslisten
8. Anything Worth Doing Is Worth Overdoing
9. Scent of My Prey
10. Face Me
11. Loveshine
écouter : Ecouter l'album



Pretty Maids

Pretty Maids
Pretty Maids
Voir la page du groupe
Création : 1981
Genre : Heavy Metal
Origine : Danemark

Rapports de concerts:



Groupes en rapport


Albums chroniqués :
Chronique de Infected
Infected
2011

Chronique de Renegade
Renegade
2000

Chronique de Legacy Of Kings
Legacy Of Kings
1998

Chronique de Glory To The Brave
Glory To The Brave
1997

Hammerfall
Hammerfall
Voir la page du groupe
Création : 1993
Genre : Heavy Metal
Origine : Suède

Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Death Magnetic
Death Magnetic
2008

Chronique de The Day That Never Comes
The Day That Never Comes
2008

Chronique de St Anger
St Anger
2003

Chronique de St Anger
St Anger
2003

Metallica
Metallica
Voir la page du groupe
Création : 1981
Genre : Thrash Metal
Origine : États-Unis

Concerts:
Rapports de concerts:

Iron Maiden
Iron Maiden
Voir la page du groupe
Création : 1975
Genre : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni


Judas Priest
Judas Priest
Voir la page du groupe
Création : 1967
Genre : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni

Concerts:
Rapports de concerts:

Sonata Arctica
Sonata Arctica
Voir la page du groupe
Création : 1999
Genre : Heavy Metal
Origine : Finlande

Concerts:
Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Ghost Opera
Ghost Opera
2007

Chronique de The Black Halo
The Black Halo
2005

Chronique de Epica
Epica
2003

Chronique de Siège Perilous
Siège Perilous
1998

Kamelot
Kamelot
Voir la page du groupe
Création : 1991
Genre : Heavy Metal
Origine : États-Unis

Concerts:
Rapports de concerts:

Albums chroniqués :
Chronique de Dehumanizer
Dehumanizer
1992

Chronique de Tyr
Tyr
1990

Chronique de The Eternal Idol
The Eternal Idol
1987

Chronique de Seventh Star
Seventh Star
1986

Black Sabbath
Black Sabbath
Voir la page du groupe
Création : 1969
Genre : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni

Concerts: