Il est en Terre du Milieu un combo capable du meilleur comme du pire. C'est
Battlelore bien évidement, qui nous avait laissé deux ans plus tôt avec un mauvais «
Third Age Of The Sun », opus fade traduisant le manque d'inspiration d'un groupe qui semblait alors au bout de ses ressources. Mais apparemment les sept Finlandais n'ait pas dit leur dernier mot puisque les voilà qui reviennent avec un quatrième opus intitulé « Evernight » en cette belle année 2007 ...
Le nouveau venu se voit encore une fois gratifiée d'une très belle pochette rappelant volontairement le voyage de la communauté de l'Anneau à travers la Terre du Milieu, puisque la voilà sur le fleuve Anduin qui mène au royaume des êtres sylvains. Tout semble donc indiquer que cet « Evernight » sera de la même trempe que ses prédécesseurs, à savoir épique, kitch et profondément inspiré de l'univers de J.R.R Tolkien – encore une fois.
Mais il semble surtout se rapprocher du décevant «
Third Age Of The Sun », sorti deux années auparavant. En effet le contenu n'est malheureusement pas à la hauteur de nos attentes. Et pire, mis à part le titre d'ouverture « House Of Heroes » qui est la pièce maîtresse de l'album, « Evernight » est clairement moins inspiré encore que l'œuvre qui le précède. Les guitares sont plates et linéaires, à même titre que les parties de clavier qui n'amènent strictement rien à la musique, si ce n'est la confirmation que le groupe n'a vraiment plus rien de bon à nous offrir.
On retiendra pourtant en plus du titre cité précédemment, « Summon The Wolves » et « Into The New World » qui présentent un peu plus d'intérêt que le reste d' « Evernight », sans pour autant rivaliser avec les antiques créations du groupe ... Car dans ce nouvel opus rien n'est à prendre et presque tout est à laisser. Les passages où la qualité pointe le bout de son nez se font plus rares au fur et à mesure que les morceaux se succèdent, laissant un goût amer dans la bouche d'un auditeur que l'album n'aura pas tenu en halène une seconde.
Par quoi ce manque d'inspiration se traduit-il ? C'est malheureusement simple : la dualité entre voix féminine et chant death rocailleux s'est fatiguée et ne présente plus d'intérêt, la musique dans sa globalité est plate, et on se surprend à espérer un décollage, une once de surprise. Mais en vain. Les musiciens n'arrivent pas à nous accrocher avec leur pseudo-Folk metal soit disant épique et symphonique. Mais où est donc passée l'énergie et l'engouement des débuts ?
Il serait donc temps pour le groupe de faire une pause, l'histoire de se remettre en question et d'appréhender plus habilement le futur de
Battlelore. Un album mauvais est une chose - pouvant passer pour un faut pas, mais deux c'est le signe d'un combo qui peine tant bien que mal à produire une musique potable sans y parvenir. Alors peut-on encore espérer de
Battlelore où les belles années sont désormais derrière les Finlandais ? Réponse dans le prochain épisode ...