Quel est le meilleur moyen pour un groupe de se démarquer des autres dans les bacs? C'est bien sûr une pochette vraiment tape-à-l'oeil, qui donne envie à qui la regarde d'en savoir un peu plus sur la musique se cachant derrière elle.
Et pour ce qui est de la pochette accrochant le regard, pas de doute,
Novembre sait y faire, à l'image de cette sublime réalisation.
The Blue est donc le septième album de ce groupe italien, pas très connu dans nos contrées, et c'est bien dommage, car leur musique est fort intéressante.
Les premières notes retentissent au son d'une guitare acoustique, rapidement relayé par une électrique bien plus puissante. Plutôt bonne intro, bonne composition que ce "Anaemia"... Une voix écorchée, laissant place à un excellent chant clair sur le refrain. Un morceau proche des derniers
Katatonia pour les ambiances, vraiment très bon départ!
Quelques titres utilisent cette même formule, "couplets hurlés-refrains chant clair", tout en y incorporant quelques touches aériennes ("Triesteitaliana","Sound Odyssey"...). Mais dans l'ensemble, les morceaux sont résolumment tournés vers un metal sombre, lent. Mais
Novembre sait aussi accélérer le tempo, notamment comme le prouve le morceau "Zenith", avec la double pédale qui-va-bien. Du coup, cette variabilité dans les compositions rend The Blue assez riche et diversifié.
Cet album possède également de somptueuses mélodies, sublimées par l'emploi d'une guitare acoustique (utilisé sur la plupart des compos), qui rend l'ensemble vraiment beau, tout comme savent le faire
Insomnium ou
Opeth. Les musiciens savent manier leurs instruments, et la voix de Carmelo Orlando sied à merveille à l'ensemble (écoutez le morceau phare "Bluecracy"!!!). Rajoutez à cela une production au top (mixage au Finnvox s'il vous plaît!) et vous obtiendrez une petite pépite.
En revanche, certains morceaux peinent à se démarquer du reste de l'album ("Cobalt Of March", "Nascence" ou encore "Cantus Christi"), probablement par manque d'originalité.
The Blue prouve que
Novembre n'a pas à rougir devant ses homologues scandinaves, il maîtrise bien son art. C'est un réel plaisir d'écouter ces mélodies sombres et envoûtantes, aux multiples éclats de beauté caractérisés par l'apparition de la gratte acoustique...
Si vous appréciez le côté triste à la
Katatonia, ou l'usage de mélodies à la
Insomnium, n'hésitez plus, vous serez conquis par cette oeuvre!