October Falls... J'ai comme l'impression d'avoir entendu ce patronyme récemment... C'est normal, le groupe revient sur le devant de la scène avec un album, intitulé
Primordial Nature" class="search">The Womb Of
Primordial Nature, un an seulement après l'excellent EP Streams of the End. Voilà un groupe qui ne chôme pas!
Alors voyons ce que nos finlandais proposent de nouveau. Et pour du nouveau, vous serez servis! En effet, si les premières réalisations du groupe révélaient un style très acoustique, folklorique, sachez que sur cet opus, nous versons dans un black-métal plutôt bien ficelé, mélangeant rythmes propices au genre, riffs d'une grande richesse, et toujours ces différentes apparitions acoustiques, rappelant les origines du combo.
C'est ainsi que les vocaux sombres de Mikko Lehto retentissent, s'entrechoquant de la plus belle des manières avec des riffs entraînants (l'excellent riff de "II"), de somptueuses interludes folkloriques qui renforce ainsi un côté assez mélancolique. Bien sûr, on est loin d'un black-métal à la
1349, ici, les rythmes soutenus se distinguent grâce à la lenteur d'autres("IV").
Mais rassurez-vous, ceux qui ont adhéré au précédent style d'
October Falls ne seront certainement pas déçus. Oui, oui, il ne s'agit pas ici d'une révolution, disons plutôt une évolution naturelle, qui voit un groupe de qualité expérimenter diverses choses, sans réellement perdre ses origines. Parce qu'il faut bien se le dire, Mikko Lehto est plutôt bon compositeur, que ce soit dans un style axé vers le folk ou vers le black-métal.
Les quatre morceaux, bien que chargés en riffs accrocheurs et mélodiques, sont conçus selon le même concept, à savoir interlude acoustique, riffs entraînants, vocaux sombres... Ce procédé provoque une certaine répétitivité en écoutant l'album en entier, mais ce n'est pas si grave étant donné qu'il ne contient que quatre morceaux. De plus, l'alternance entre les passages folks et les passages black-métal plus épiques réduisent cet effet de linéarité qui s'installe en fin d'album.
La pochette est plutôt réussie, le noir domine nettement, et l'on trouvera au fil des pages du livret des paysages naturels et des loups. Pourquoi des loups? Et bien parce que c'est le thème de l'album! Il faut savoir que le loup représente ici la "vraie" nature de l'homme, à savoir son instinct, ses pulsions primaires... Pour d'avantage d'informations sur le thème de l'album, reportez-vous sur les paroles.
Enfin,
October Falls étant originellement un one-man band, Mikko Lehto s'est entouré de Marko Tarvonen de
Moonsorrow derrière les fûts, puis V. Metsola pour la basse.
Au final,
October Falls s'en tire avec tous les honneurs, même si cet opus semble trop court! Et oui, la fatalité veut que quand un album est bon, son écoute passe vite, et ce n'est pas avec seulement quatre compositions (certes longues) que le groupe arrangera cette sensation!
Mais quand on voit qu'il faut une seule année pour pondre un album pareil... Comme je vous le disais plus haut, le groupe affine son style, n'hésitant pas une seconde à expérimenter, et rien que pour cela le groupe a du mérite.