Déjà trois albums pour
Sybreed ?! Le petit combo suisse a fait un parcours enthousiasment et le travail n’est pas étranger à cette réussite. Tout d’abord, le premier brûlot en 2004, Slave Design et sa pochette annonçant la couleur, un cyborg mi-homme mi-machine, mais ils allaient vraiment décoller avec le second opus, Antares, sorti fin 2007 chez Listenable Records. Le label français a trouvé le bon filon après le départ des suisses de chez Godhead.
Le son glacial et les influences multiples de
Sybreed auront eu raison de plus d’un. Comment réagir face à cette musique électronique lorgnant dans le new wave et le brutal de par ces compositions death épicées de black ? Un concentré de sonorités nordique, surtout dans la production, très moderne, mettant chaque instrument à leur avantage. On sent que
Sybreed s’est nourrit de
Fear Factory ou autre
Soilwork pour ce mur de son, tout cela va de même pour Depeche Mode ou The Cure si l’on entend cette voix. Bref,
Sybreed est assez indéfinissable en fin de compte, le groupe ayant parfaitement réussi à se créer son monde.
Un monde cybernétique, lumineux mais tellement froid. Contradictoire, ce doux mélange se veut à la fois extrême et tellement abordable.
Dès les premières notes de Nomenklatura, on comprend que les suisses ont franchis une étape. Un son plus intense, où les contretemps de Kevin, nouveau venu derrière les fûts, sont carrés et précis, soutenu par une guitare très lourde. Les défauts retrouvés dans le passé sont à peu près tous réglés, sauf si vous ne supportez toujours pas la voix claire de Benjamin. Une chose est sûre, c’est que ce chant s’impose, fait bel effet, quoi qu’un peu troublant dès les premières écoutes du CD. Le chant clair du jeune genevois se veut plus exigeant que par le passé, travaillé et très ambiancé. C’est d’ailleurs sur Killjoy que l’on ressent le plus le travail effectué par le chanteur, agréable, tout cela arrangé par ces atmosphères futuristes dérangeants.
L’harmonie est pressentie sur cet album, envoutant et douloureux, Pulse Of Awakening soupire sous ce déluge de riffs, tous aussi balayés par le coup de poignet de Drop. Passant de titre limite black (I am Ultraviolence) à indus (Electronegative),
Sybreed choque de par ses prises de risques. A l’aise, les suisses ne se sont pas prit la tête et à fourni ce qu’il y a de mieux … Il faut par contre signaler que même si le chant clair est présent, agréable… Il ne faudra a pas oublier de penser à pousser la gueulante, timide de bout en tout, ce qui aurait été très bien venue. Peut-être que
Sybreed se cherche …
En tout cas, une seule chose est sûre, c’est que
The Pulse Of Awakening est un très bon album. Chargé d’émotions en tout genre, en intensité également, ce nouvel album fera des ravis et aura la possibilité d’être protégé sur scène par les suisses avec
In Flames …