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2005 est l’année du renouveau pour nos ukrainiens de
DRUDKH. Après le somptueux album proposé avec Autumn Aurora, le groupe a la lourde tâche de faire aussi bien si ce n’est mieux. Ils vont cependant faire un joli pied de nez à leurs fans avec un album bien plus froid, au son bien plus sec et à la voix plus rageuse. Est-ce une bonne idée, pas si sûr, car beaucoup leur reprochent la perte de ce côté Ambiant qui a fait la force et la beauté du précédent album.
Ainsi, la musique oscillera entre mid tempo et blast. "Eternal Sun" sera le morceau qui mettra dans le bain. Celui qui donnera la première impression sur ce
DRUDKH nouveau aussi. Pour ma part, c’est un taulé. On est loin de la mélancolie qui se dégageait autant des compos que de la prise de son et production du précédent opus. Le chant est trop mis en avant, les saturations beaucoup trop froides prenant ainsi le pas sur les mélodies.
Et pourtant, l’effort aurait pu être renouvelé avec le très bon "Blood". Mais encore une fois, le son qui se dégage de cet album rebute. Le solo guitare, très séduisant, réussit cependant à emballer, sans que ce soit pourtant transcendant. Et la déception continue donc pour ma part. Car un titre qui aurait pu être magnifique va être détruit par un son beaucoup trop sec !
L’originalité cependant est là comme le montre certains passages ou la culture slave ressort. Et le morceau qui s’avèrera être le morceau phare de l’album, "Glare of 1768" puise sa richesse dans l’accélération et l’ambiance qui est là, bien que rongée par tous ces à-côtés qui gênent.
Donc oui,
DRUDKH ne fait pas un album d’Ambiant et se trouve là avec un album surproduit. Preuve en est avec tous les fade out qu’il y a sur les chansons. Et les morceaux rapides sont présents sur cet album ce qui achèvera de surprendre l’auditeur. Il faut donc écouter cet album dans un tout autre état d’esprit que l’on se prend à écouter Autumn Aurora, car là le virage emprunté par le groupe est flagrant. Il n’en reste pas moins, une fois que l’on s’est familiarisé avec le son, un bon album, juste plus dur à digérer que ceux plus soft proposés par le passé.