La première démo est toujours une étape importante pour un groupe. C’est avec celle-ci que le groupe va savoir si sa musique va connaître le succès par la suite ou si au contraire le combo va subir une déroute qui va le mener vers le split. Heureusement, pour certains, la première démo est passée entre les mains d’un spécialiste : on peut entre autres penser aux Blackeux d’
Emperor et à leur démo médiocre intitulée The Wrath of the Tyrant qui n’auraient jamais connu le succès qu’on leur connaît si personne n’avait pris soin de remarquer le potentiel de ces musiciens. Car oui, mêmes les meilleurs groupes ont produit une première démo de piètre qualité :
Slayer et sa démo à la production digne d’un album de Mutiilation, ou encore
Amon Amarth, sujet du jour.
Amon Amarth, grand combo de viking metal à la carrière jalonnée de nombreux succès, a lui aussi produit une démo à ses débuts. Thor Arise pose les bases du metal interprété par la bande à Johann Hegg et sublimé sur des albums comme The
Fate of Norns ou
Thunder God" class="search">Twilight of the
Thunder God. Cinq titres (dont une reprise de
Black Sabbath) qui place d’ores et déjà
Amon Amarth au rang de futur étendard du genre : mélodies guitaristiques puissantes et entêtantes, basse lourde au service de la mélodie, batterie guerrière et carrée sur fond de voix gutturale teintée de black d’un Johann Hegg véritable chef de troupe et capitaine du drakkar. Ainsi des titres comme « Risen from the sea » ou l’excellent « Thor Arise » basés sur l’esprit pagan black metal résonnent à merveille.
Malheureusement, Thor Arise se voit pourvue d’une production plus que moyenne. C’est pour cette raison que cette démo est loin d’être parfaitement aboutie et c’est dommage car des compositions telles que l’originale « Army of Darkness » auraient pu faire de cette démo un concept réellement intéressant. De même pour la reprise de l’entrainante «
Sabbath Bloody Sabbath » qui, si elle avait joui d’un son mieux exploité aurait pu glorifier le groupe.
Premier effort des suédois, Thor Arise rassemble tout ce que va faire
Amon Amarth par la suite. Cependant, et ce la faute à une production que même Mutiilation aurait pu décliner, la troupe à Hegg ne parvient pas à nous séduire totalement et ce malgré quelques bonnes idées (la thrashy « Army of Darkness », « Thor Arise »). Avec
Sorrow Throughout the Nine Worlds et
Once Sent from the Golden Hall,
Amon Amarth va créer son propre univers et devenir culte. Heureusement que quelqu’un n’a pas laissé filer ça …