Norther, autrement connu pour être le "petit frère jumeau" de
Children Of Bodom, nous pond leur quatrième album début 2006, intitulé Till Death Unites Us, presque en même temps que le Are You Dead Yet? de vous-savez-qui. Forcément, la comparaison entre les deux sorties est de rigueur: est-il alors possible que le petit dépasse le grand? Ce serait amplement mérité tant cet album est efficace!
Déjà, le premier coup d'œil (soit dit en passant fort agréable) nous laisse entrevoir une belle réalisation. L'artwork est très sympa, ca fait toujours plaisir de voir des pochettes capables de décoller une rétine...
Le premier morceau, "Throwing My Life Away" déboule, claviers, guitares omniprésents, superbe riff entraînant, ça part à 200 à l'heure! Refrain mélodique appuyé par un Tuomas Planman en grande forme! Evidemment, un solo à couper le souffle vient sublimer la recette
Norther.
Et la suite est tout aussi excitante: les titres s'enchaînent avec une certaine énergie, les riffs aiguisés, solos démoniaques, et refrains mélodiques sont dans la partie ("Drowning", "Norther"... Chaque titre est efficace!). Puis arrive une vraie surprise, une composition aux faux airs du "Nemo" de
Nightwish pour l'intro, d'où son nom, "Omen". Cette véritable power-ballad apporte une fraîcheur bienvenue, et aère l'album. Excellente compo qui montre un
Norther plus inspiré que jamais, avec en prime l'intervention de Kristian Ranta au chant clair sur l'un des meilleurs refains de Till Death Unites Us. Ca fait plaisir de voir que
Norther prend des risques après un moyen
Death Unlimited...
S'en suit une belle série de titres tous plus énergiques les uns que les autres (à noter "Fuck You", le morceau où le mot "Fuck" est le plus utilisé au monde!), toujours de gros refrains ("Scream", "Die"), des solis parfaitement bien plaçés ("Alone In The End"), puis un petit solo de clavier sur "The End of Our Lives", bref, un véritable déluge de tubes métalliques!
La recette de
Norther fonctionne plus que jamais sur un album vraiment accrocheur.
Un peu plus de trois quarts d'heure après avoir lancé l'album, on peut se dire que
Norther frappe fort avec Till Death Unites Us. Chaque morceau reprend ce qui a fait la renommée du groupe, tout en proposant une version alternative aux derniers
Children Of Bodom. Inutile de préciser que les musiciens savent y faire avec leurs instruments, notons toutefois la volonté de
Norther de proposer quelques variances dans leurs sonorités: "Omen" présente un visage moderne, sur lequel chant clair est de mise.
Un très bon opus!