Avec un tel patronyme et une pochette futuriste comme celle-là, on se demande bien à quoi s’attendre… Un énième groupe de Metal qui ne sortira jamais du lot sans doute…
Et pourtant, dès les premières notes, on est propulsé dans un monde ou la violence est le maître mot !
Polterchrist puise tout ce qu’il peut dans le Metal extrême pour se l’approprier et le transformé à sa guise. Ainsi, on retrouve du
Napalm Death pour la rapidité, certains riffs, etc. On sent une influence suédoise dans la manière d’exécuter le Death Metal, tout en se permettant d’incorporer par-ci par-là des touches mélodiques, notamment avec l’utilisation de chœurs, des harmoniques artificielles, etc.
Evidemment,
Polterchrist puise aussi dans le Black Brutal pour certains plans digne de
Anaal Nathrakh, et le tout se mélange dans ce chaos sonore auquel un certain groove est ajouté sur certaines compos.
En fait, on sent carrément un potentiel énorme pour le groupe qui n’en est qu’à son premier essai en tant qu’album. Il mixe ses influences avec un feeling dévastateur, nous entraînant avec lui dans la tornade effroyable ou il n’y a place que pour la violence et la brutalité.
Polterchrist semble ne jamais vouloir ralentir sur le tempo pour nous en foutre toujours plein la gueule. Seuls certains morceaux comme Desolate Paradise bénéficient d’une intro relativement calme, ambiance qui perdure plus ou moins tout au long du morceau, mais avec cependant la présence constante des growls de Kevin McClintock. Et je tiens à préciser que ce morceau n’est pas si ‘calme’ que cela car le tempo s’accélère bien sûr frénétiquement en fin de piste pour ne pas renier son image.
Si
Polterchrist est très dévastateur, il pourrait l’être encore plus s’il bénéficiait d’un son plus puissant. C’est en effet sur certains passages que l’on se rend compte que le son n’est pas tout à fait à la hauteur car la musique pourrait prendre réellement tout son sens avec une production plus précise et plus organique. Ceci dit, le groupe s’en sort quand même très bien et le son n’est dans ce cas qu’un détail.
En revanche cette multitude d’influence qui fait la richesse du groupe fait aussi son défaut. On n’arrive pas à garder une unité tout au long de l’album ce qui fait qu’il apparaît comme un peu décousu. Un morceau sonne très Brutal Death, le suivant est très Balck, l’autre plus orienté Death Mélodique pour ensuite revenir à un Death Brutal, bref, le groupe se cherche encore, et on s’attend à du très lourd pour un prochain album.
Le fait d’avoir des morceaux variés n’est pas très grave si l’on s’attarde aux pistes séparément, mais c’est tout de même important pour l’unité de l’album, sans pour autant que le groupe reproduise le même morceau tout le long. C’est sans doute dans cette quête du juste milieu entre unité et diversité que réside la clé de voûte de l’évolution future du groupe.
Engulfed By The Swarm est donc une très bonne dose de brutalité qui sait puiser ses influences et les remanier à sa manière ! Et pour continuer sur la bonne voie, le groupe devra développer un son plus personnel pour un second opus, il devra aussi se pencher plus attentivement sur la production pour faire ressortir toute la puissance dont doit bénéficier chacune de ces composition infernales et dévastatrices !
Passer à côté de ce groupe méconnu serait une erreur ! Comme quoi il ne faut pas se fier à la pochette…