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Chroniques :: Chronique de A Taste of Extreme Divinity

Chronique de A Taste of Extreme Divinity

Hypocrisy  - A Taste of Extreme Divinity (Album)

Quand Peter Tägtgren se remet au death...



Après s'être gentiment amusé avec son side-project Pain, le plus occupé des suédois, j'ai nommé Peter Tägtgren, revient avec Hypocrisy. En pause durant quatre longues années, inutile de vous dire que le combo était attendu en cette fin d'année 2009... Surtout qu'avec les dernières sorties, il avait vu sa fan-base considérablement augmenté!
Extreme Divinity" class="search">A Taste Of Extreme Divinity signe donc le grand retour d'Hypocrisy sur le devant de la scène death-mélodique, mais cette longue attente aura-t-elle été vaine?


Assurément non. Car le Hypocrisy 2009 est toujours autant inspiré qu'il y a quatre ans. Bien qu'ayant perdu Andreas Holman en chemin, le combo prouve une nouvelle fois qu'il peut être considéré comme l'un des groupes majeurs du Metal Suédois.
Pourtant, Extreme Divinity" class="search">A Taste Of Extreme Divinity n'apporte pas grand chose de neuf à la recette Hypocrisy, mais le tout est tellement bien fichu qu'on en oublierait presque ce détail...

En effet, ce nouvel album dévoile une nouvelle fois tout le talent de ses compositeurs dans l'élaboration de véritables tubes ("Hang Him High", "Sky Is Falling Down"...). On passe d'un death intrépide ("Valley Of The Damned") à un plus mid-tempo pouvant rappeler le "Living To Die" de Virus ("The Quest"), pour ensuite repartir à 200 à l'heure sur un morceau bien plus black et inquiétant avec son tapping démoniaque ("Taste The Extreme Divine"). La variété est ainsi de mise, mais on trouve dans chaque titre une certaine cohérence, autrement dit la "patte Hypocrisy".

Tout d'abord, les riffs.
Extreme Divinity" class="search">A Taste Of Extreme Divinity est avant tout basé sur les mélodies à la gratte. Et Peter Tägtgren est vraiment doué pour pondre des riffs accrocheurs ("Solar Empire", "Global Domination", "Weed Out The Weak"...), qui tissent des ambiances vraiment bien foutues, mélange de puissance et d'harmonies virevoltantes. On remarque d'ailleurs qu'un gros travail a été fait de ce côté-là (notamment sur "Sky Is Falling Down", avec son riff épique et son interlude énergique), mais c'en est devenu une marque de fabrique pour Hypocrisy...

Ensuite, les refrains: véritables hymnes, à la fois violents ("Tamed (Filled With Fear"...)), puissants ("Alive"...) et terriblement accrocheurs, ils permettent à Extreme Divinity" class="search">A Taste Of Extreme Divinity d'être plus facile d'accès. Attention cependant, ça reste du gros death-mélodique et efficace, mais il est clair que cet album n'est pas le plus violent de la discographie d'Hypocrisy...

Comme à son habitude, le groupe nous offre une sacrée prestation: les vocaux variés de Tägtgren, la batterie survoltée mais extrêmement précise d'Horgh et la basse vrombissante de Mikael Hedlund offrent un paysage sonore parfait pour développer les sonorités de ce nouvel album.
La production, évidemment assurée par Tägtgren lui-même aux studios Abyss, met un point d'honneur à favoriser la puissance et les atmosphères, pour un rendu tout simplement dantesque (le contraire aurait étonné tiens...).

L'artwork typique death-metal et les textes abandonnent quant à eux le thème des extra-terrestres qui collait à la peau d'Hypocrisy depuis quelques années pour se concentrer sur des sujets plus "classiques": meurtres, religion et manipulations génétiques...
Là, il y a du nefu!


Globalement, Hypocrisy n'apporte pas grand chose de nouveau, mais la musique d'Extreme Divinity" class="search">A Taste Of Extreme Divinity se veut plus directe et surtout plus mélodique que ses prédécesseurs. Les compositions s'enchaînent, les tempos varient, tout comme les atmosphères, et éloignent définitivement tout ennui. De sacrés tubes peuplent l'opus, à l'image de "Alive" et "Sky Is Falling Down".
En revanche, le principal défaut de cet album reste sa prise de risque quasi-inexistante, et ce malgré la pause de quatre années. Extreme Divinity" class="search">A Taste Of Extreme Divinity reprend à l'identique la formule ayant fait le succès des derniers opus, et se retrouve dans la continuité logique des The Arrival et Virus, la thématique extra-terrestre en moins.
C'est très bien fait, mais pas original.

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par kumelia, le 18 novembre 2009
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Hypocrisy vs Pain ?



Après quatre ans d'absence avec Hypocrisy, Peter Tägtgren se décide enfin à donner un successeur à Virus, originellement paru en 2005. Jamais le groupe n'aura mis autant de temps pour sortir un album, même quand il avait splitté après un The Final Chapter éblouissant. Le succès inespéré de Pain a grandement changé la donne : pour le première fois, Tägtgren privilégiait outrageusement son side-project, accumulant les sorties et pour la première fois aussi, l'homme commençait à tourner en rond dans son style d'écriture, comme s'il avait atteint un palier créatif et qu'il ne pouvait que péricliter. Cynic Paradise n'est pas un grand disque, il marque la fin d'une époque. Et on espérait que ce retour avec Hypocrisy allait permettre à l'homme de se rebooster et d'offrir au monde une nouvelle pièce maîtresse du death metal suédois.

Alors tuons le mystère dans l'oeuf tout de suite : l'album est bon. Mais pour parfaire cette déclaration, il convient de mentionner que ça s'arrête là. Il manque quelque chose à A Taste Of Extreme Divinity pour réellement s'imposer sur la durée. Là où l'album éponyme, Virus ou Abducted s'avançait comme des chefs d'oeuvres ou peu s'en faut, celui-ci n'a pas tous les ingrédients, tous les atouts dans sa poche. Il lui manque quelque chose de primordial quand on évoque Hypocrisy : la variété. Les ambiances sont sombres, bien sûr, l'album est typiquement death, avec peu de passages à la voix black qui faisait le charme du groupe, mais il manque sincèrement, puissamment de nuances. Et pour du Hypocrisy, ben ça la fout finalement mal.

Composé principalement de up et de mid tempos, A Taste Of Extreme Divinity n'en demeure pas moins sympathique. On se demande distraitement à son écoute où sont passés les claviers qui venaient créer des atmosphères doucereuses et pertinentes dans le domaine d'une épopée SF du meilleur effet. On est dans la mouvance d'un Virus, en plus radical si possible. En soit, c'est très bien. Sur la forme, on peut émettre des réserves : le groupe se répète, ce qui est rare. Peter Tägtgren reste un bon compositeur et un producteur qui a mitonné ce disque aux petits oignons dans ses Abyss Studios, mais au bout d'un moment, l'aspect monolithique de l'ensemble désarçonne l'auditeur, qui attend quelque chose d'original. Difficile pour une formation comme Hypocrisy de se défaire de son étiquette de groupe death avant-gardiste mine de rien. Des débuts classiques de chez classique à Catch 22, on a assisté à une perpétuelle mutation, qui avait alors atteint son apogée, avec des trouvailles intéressantes sur chaque opus, à la qualité généralement conséquente.

Donc ce disque ne se traîne pas. Au contraire, il fonce de façon étrange pour du Hypocrisy. on se souvient que Tägtgren avance souvent que les tempos les plus lents sont ceux qui vont le mieux pour son groupe, on est surpris qu'ici il s'adonne volontiers aux pointes de vitesses. Le fait que Horgh soit un véritable déménageur derrière les fûts ? Le fait que la formation soit revenue à la forme d'un power trio, celle qui lui convient le mieux ? Peut-être. Mais ça n'explique toujours pas le manque d'imagination dont fait étalage ce disque robuste et gonflé aux testostérones. Une fois de plus, le stakhanoviste du metal est encore à créditer sur toutes les compositions, dont les trois quarts comme unique artisan, au bas mot. Et si le véritable problème venait de là ? Du personnage ? Si à force de faire du Pain il avait perdu en partie la flamme et sa volonté de toujours aller de l'avant avec Hypocrisy ?

A Taste Of Extreme Divinity laisse un peu sur sa faim. Quand on connait l'oeuvre du groupe, on se rend vite compte qu'elle n'a pas le charme de certaines réalisations passées. Comme si Tägtgren faisait un album d'Hypocrisy comme s'il faisait un album de Pain, en suivant une certaine logique qui s'approcherait vaguement du mercantilisme. C'est dommage, parce qu'il ne justifie pas quatre longues années d'attente. Ou alors, à force de l'espérer, la barre a été placée trop haut ? Quoiqu'il en soit, on peut espérer que le prochain album se montre bon, comme cet opus en définitive, mais bien plus convainquant.



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Commentaires


Je le trouve très moyen cet album. Virus avait au moins l'avantage de proposer quelque chose de frais, avec des compos plus violente, mais qui restaient inspirées. Là, c'est une redite mais en moins convainquant. Je me suis ennuyé ferme sur la plupart des titres, et certains sont carrément chiants. Le temps des "Final chapter" et autres "Hypocrisy" est bele et bien fini, et il semble que Peter T. soit bien plus inspiré avec Pain.
dim. 13 déc. 09- 11:02  


A Taste of Extreme Divinity - Infos

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Infos de A Taste of Extreme Divinity
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Sortie : 23 octobre 2009
Genre : Melodic Death Metal
Playlist :
voir paroles : Voir les paroles
1. Valley Of The Damned (04:17)paroles de Valley Of The Damned
2. Hang Him High (04:35)paroles de Hang Him High
3. Solar Empire (05:16)paroles de Solar Empire
4. Weed Out The Weak (03:50)paroles de Weed Out The Weak
5. No Tomorrow (04:16)paroles de No Tomorrow
6. Global Domination (05:15)paroles de Global Domination
7. Taste The Extreme Divinity (03:36)paroles de Taste The Extreme Divinity
8. Alive (04:22)paroles de Alive
9. The Quest (05:31)paroles de The Quest
10. Tamed "Filled With Fear" (04:39)paroles de Tamed
11. Sky Is Falling Down (04:32)paroles de Sky Is Falling Down
écouter : Ecouter l'album



Hypocrisy

Hypocrisy
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Création : 1990
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