Après le superbe album de
Behemoth, c’est au tour de
Nile de nous présenter son nouvel album ! Décidément ! Nos oreilles ne sont pas prêtes de s’arrêter de saigner…
Les fans se souviennent encore du magnifique et époustouflant
Ithyphallic paru il y a deux ans. Et ce nouvel album risque fort d’être bien au-delà de leurs espérances.
Première constatation, le groupe qui a toujours puisé ses influences dans l’Egypte ancienne n’a pas changé son répertoire, et au contraire, il renforce incroyablement les aspects folkloriques grâce à l’utilisation très fréquente d’instruments traditionnels.
Et le pire, c’est qu'en accentuant les ambiances historiques, on est en droit de penser que
Nile a perdu de sa superbe au niveau de la violence si caractéristique du groupe…
Eh bien non ! Tout en étant plus folk, Those Whom The Gods est encore plus violent !
Cette brutalité se situe en grande partie dans le chant très agressif de Karl Sanders mais aussi dans des plans de guitares très très maîtrisés, renforcés par une basse virtuose qui groove un max et qui ajoute une puissance phénoménale à l’ensemble ! La batterie, on n’en parle même pas… Ca blaste et ça reblaste, jusqu’à donner mal à l’auditeur pour le pauvre George, et la double grosse caisse risque à tout moment de voler en éclat… Bref !
Nile possède toujours ce feeling presque naturel qui lui permet de créer des pièces musicales extrêmes mais de très grande envergure comme ce
Kafir qui ouvre le bal et qui nous en met plein la vue dès le début, notamment avec ses chœurs orientaux qui viennent transcender ce morceaux et qui nous fait encore douter de la réelle origine de
Nile. Ils ne sont pas égyptiens, c’est sûr ?
Le groupe attache tellement d’importance à ce patrimoine qu’on croyait que celui-ci est le leur !
Ces cœurs orientaux sont d’ailleurs présents assez souvent dans le disque et ils ne viennent pas du tout faire tache au milieu de toute cette violence chaotique. Et paradoxalement, ils ne viennent pas non plus adoucir quoi que ce soit ! Ils font partie intégrante de la musique de
Nile et ils se greffent à merveille au milieu des guitares saturées, de cette batterie ultra-rapide, etc.
Si les chœurs s’intègrent parfaitement, c’est aussi le cas des instruments traditionnels dont l’utilisation relève une fois de plus d’un travail de précision qui au final donne un rendu exceptionnel. Et ce n’est pas comme si
Nile ne nous avait pas habitué à ce genre de trucs, mais là, l’effet est toujours aussi jouissif tant c’est réussi ! Il n’y a qu’à écouter le titre éponyme pour s’en rendre compte, ou encore Iskander D'hul Karnon qui clôt l’album en toute beauté !
Et comme ces ambiances égyptiennes sont plus présentes qu’avant, renforcées, plus travaillées, eh bien le Death Technique de
Nile gagne en profondeur et cela évite même au groupe de se répéter et de rendre sa musique trop prévisible.
Bien au contraire, même si on reconnaît avec facilité la griffe de
Nile, l’auditeur est surpris à chaque coin de note, propulsé par une production du tonnerre pour laquelle le mot ‘puissance’ est le maître mot !
En bref,
Those Whom The Gods Detest s’annonce clairement comme le disque de l’année en matière de Death Metal Brutal aux côtés de celui de
Behemoth. Et même, il s’annonce aussi comme le meilleur album de la discographie de
Nile !
Ceux qui oseront l’écouter vont se prendre une claque monumentale qui ne sera pas sans laisser de séquelles !
On vous aura tout de même prévenu !