Cet article n'a pas été écrit par un membre de l'équipe officielle de Metalship, et n'engage donc que son auteur, pas la rédaction du webzine.
Il y a des albums qui ont bouleversé leur société à leur époque.
Reign in blood fait partie de ceux-là, car en 1986, on s'attendait à beaucoup de choses...mais pas à ça.
Metallica avait déjà sorti deux albums (dont l'agressif Kill'Em All),
Megadeth un et
Anthrax deux également. Mais rien n'était comparable à cette chose qui est chroniquée ici: dix titres courts, intensifs, nerveux...thrash !
« Angel of
Death » qui ouvre l'album nous met déjà dans l'ambiance. Des guitares hyperactives, un riff très grave. Et puis, ce cri de désespoir. C'est bien simple, on en sort pas vivant...O_o . On arrive déjà au solo quotidien. C'est simple, ces guitares pleurent...gémissent, elles hurlent. On a l'impression d'entendre des cris de désespoir lors des solos slayeriens.
« Piece by Piece » est déjà plus courte et exprime bien le style de l'album : court et intensif. La chanson est sympa mais pas autant que la précédente. Le style est comme avant pas de grandes nouveautés, on suit les lignes de base : riff thrash - un chanteur qui parle très vite - un solo de dingue...Hé ! Il est passé où le solo ?
« Necrophobic » (=D je rigole encore au titre, c'est kitch !) nous remet en présence d'un solo, le riff est toujours aussi brutal et banal mais voilà, ça donne la pèche. Pour changer parlons des paroles, crades et sinistres. Quand Pink Floyd nous écrit des textes incroyables,
Slayer préfère les cris, les 'death', les 'died' etc.
« Altar of Sacrifice » a un riff déjà plus recherché...si si ! Les paroles sont déjà plus intéressantes (si si), ça parle de la mort (nan ???) mais vu de la perspective d'un autel de sacrifice (vachement recherché quand même) : des vrais poètes ces gens.
On pouvait s'attendre à une chanson chouette et positive avec le titre « Jesus Saves » mais nan, après tout on est dans un album de
Slayer pas des Bisounours. Kerry King dénonce la foi chrétienne à travers des paroles fort blasphémasses. Et même si on imagine mal Jésus shredder sur sa guitare, on ne peut qu'admirer le travail de l'écriture (You spend your life just kissing ass, magnifique n'est-ce pas ?)
« Criminally Insane » est une des mes préférées. Le rythme est toujours soutenu et la guitare y est particulièrement parlante. Comme toujours,
Slayer respecte la tradition du : le plus court et ben c'est le meilleur. La fin du solo est particulièrement impressionnante.
« Reborn », long de 2 minutes onze suit le psychopathe précédent. Rien de spéciale, pour une chanson, finalement banale (mais très intense).
L'épidémie est encore présente avec la huitième chanson, « Epidemic ». Le riff est plus lent (...tout est relatif), la guitare est moins active, bruyant, brutal et violent, comme d'hab quoi.
Après la mort à cause de l'épidémie de la chanson précédente apparaît « Postmortem » (mais dis donc, je suis en forme niveau jeux de mots). Avec des paroles plus nébuleuses, parlant de sorcellerie et de...mort (heu...ouais). Rien de nouveau avec cette chanson si ce n'est qu'elle ouvre la voie à la meilleure du cd...
« Raining blood » est certainement la meilleure chanson de l'album, en tout cas la seule qui possède un vrai riff. Tout commence avec la pluie (de sang ?) sur lesquelles se rajoutent des notes de guitare sinistres qui donneraient al chair de poule à un sourd. Puis ça se thrashise, on sent la capacité du guitariste. Et ça se termine avec l'un des solos les plus impressionnants de l'album. Enfin, on assiste à quarante-cinq secondes de pluie...qui terminent l'album.
Que dire d'autre ? C'est un album intensif, court (28 minutes, c'est un peu moins d'un euro la minute), thrash mais aussi culte. Cependant le vrai manque du cd est souvent l'absence d'une vraie mélodie et pas juste d'un riff agressif. Certaines chansons se répètent aussi parfois...réservé aux amateurs, et aux moins également.