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Chroniques :: Chronique de Darkness And Hope

Chronique de Darkness And Hope

Moonspell  - Darkness And Hope (Album)

Toujours plus sombre...



Depuis une vingtaine d'années maintenant, les portugais de Moonspell reviennent régulièrement sur le devant de la scène avec des albums aux sons très diversifiés, ce qui leur a valu une carrière en dents de scie. L'incroyable paire Wolfheart-Irreligious leur ont permis d'éclater au grand jour, alors que Sin Pecado et The Butterfly Effect les ont vu se lancer dans une approche plus expérimentale, pas toujours aux goûts de tout le monde.
L'année 2001 vit la parution de leur cinquième album, Darkness And Hope. A l'image de leur discographie si atypique, on ne sait trop à quoi s'attendre quant à son contenu... Mais rassurez-vous, Moonspell, même lors de ses expérimentations, sort des albums de qualité, et ce Darkness And Hope ne dérogera pas à la règle!


Un logo aux couleurs chaudes sur un fond noir, telle est la pochette de cet opus. A l'intérieur, tout est sombre. Ca tranche nettement avec l'artwork des précédentes réalisations... Un rapide coup d'œil à la set-list me conforte dans mon idée: Moonspell est un groupe sombre, Darkness And Hope, rien qu'au nom, ne devrait qu’être dans la même veine.

L'album débute. "Darkness And Hope" retentit et dévoile un côté gothique plutôt agréable. Puis arrive la paire "Firewalking"-"Nocturna". L'un renoue avec les vocaux sombres et hurlés des débuts tandis que l'autre développe une sacrée ambiance aussi sombre que glaciale, un véritable hymne vampirique! La suite de l'album est à l'image de ces trois premiers morceaux: très gothique par certains moments ("Devilred", "How We Became Fire", "Than The Serpents In My Arms"...) ou plus violent (sans être forcément brutal) grâce à l'apport du chant écorché de Fernando, comme sur "Rapaces", "Made Of Storm". Bien sûr, le tout est très noir, immensément sombre même.

Chaque composition se voit affublée de petits arrangements discrets mais se révélant par la suite indispensables: les nappes de claviers très réussies confèrent un côté atmosphérique, tandis que des solis viennent ça et là apporter une touche metallique à cet album très gothique. La basse est très présente dans le mix, elle appuie le côté sombre de Darkness And Hope, et le chant est, comme à son habitude, maîtrisé à la perfection.

L'album se termine par une reprise, "Os Senhores Da Guerra", d'un groupe portugais nommé MadreDeus. Cette piste est tout simplement un véritable chef d'œuvre, sûrement la meilleure et la plus noire de l’album. Terriblement sombre, une pointe de mélancolie, une basse ultra-présente et de fines parties de claviers sont au rendez-vous. Le magnifique chant vient achever tous les septiques! Enorme!


Que dire au final si ce n'est que cet album est une nouvelle réussite? L'orientation atmosphérico-gothique de Moonspell s'écoute sans lasser, grâce à un côté très sombre, très noir. De plus, le retour des vocaux hurlés de Fernando sur quelques titres fait plaisir à entendre! Bien sûr, ce qui s'attendaient à un Wolfheart-bis ont été une nouvelle fois déçus, mais c'est ça Moonspell: pondre des tueries là où on ne l'attend pas!

En gros, si vous êtes attirés par les atmosphères noires et vampiriques, ruez-vous sur cet opus. Pas encore convaincu? Enchaînez "Firewalking", "Nocturna" et "Os Senhores Da Guerra" et on se retrouve chez votre disquaire!

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par kumelia, le 31 décembre 2009
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Le début et la fin



Avec The Butterfly Effect, Moonspell avait divisé ses fans, entre ceux qui y voyaient un très on album et les autres qui le considéraient comme une trahison supplémentaire après un Sin Pecado qui se voulait plus électronique. Aussi, les Lusitaniens font marche arrière et reviennent à un style plus organique. Inutile de voir un rapprochement du son initié sur le grand Irreligious, se serait s'exposer à une nouvelle déconfiture. Simplement, la guitare et le clavier se marient de façon judicieuse pour proposer une musique équilibrée, sans que l'un ne prenne l'ascendant sur l'autre (et ainsi échapper au formatage de Sin Pecado et de The Butterfly Effect).

Et Moonspell arriverait presque à faire illusion. L'album débute à ce titre très bien avec le titre éponyme en clair obscur, où Fernando Ribeiro utilise sa voix grave et agréable, belle à sa façon, doucement, sans forcer. Un refrain plus enlevé vient donner un contraste nécessaire pour que cela fonctionne parfaitement. Peut-être pas l'entrée en matière la plus pêchue que l'on puisse souhaiter, mais qui a le mérite de tout de suite placer l'auditeur dans l'état d'esprit de l'album. Firewalking, la chanson suivante, est dans le même esprit avec son refrain plus énergique. La guitare se veut plus abrasive et Ribeiro force sa voix, lui donnant des intonations plus gutturales qui ne choquent pas, qui s'inscrivent dans la logique développée par le groupe le long des quatre précédents albums.

Jusque là, c'est parfait. Moonspell a donc laissé tombé ses expérimentations electro qui ici n'auraient de toute façon plus lieu d'être. Le metal gothique des Portugais reste fin, peu enclin à sombrer dans une débauche de violence comme par le passé, comme si le projet Daemonarch et le précédent opus avait coupé les jambes de Ribeiro et de sa bande.

Puis à mesure que l'album se déroule, l'immersion se fait plus difficile. Sans que l'ambiance soit étouffante, la musique peine à nous toucher. Peut-être sont-ce certains schémas, certaines constructions qui pénalisent les morceaux qui s'alignent et où l'on ne retient que des impressions, une ligne de guitare, une vision fugace d'une église marquée au fer rouge par un acte profane, mêlant obscurité et érotisme. Même la ballade Ghostsong ne parvient pas à retenir l'attention, sans relief, morte née. Cruel constat d'un groupe qui peine à retrouver ses marques.

Puis alors que l'envie nous tenaille d'appuyer sur la touche stop, la fin de l'album se développe doucement. D'abord Rapaces évoque un sursaut, comme un vieillard sur son lit de mort qui se redresserait brusquement, la main tendue en avant. Mais si cela semble illusoire, il faut attendre les deux dernières pistes pour vraiment être tirée d'une léthargie assez désagréable. Than The Serpents In My Hands vient donner un coup de fouet avec son identité forte, limite tubesque, avec sa guitare très présente, qui se permet un solo qui n'est pas sans faire songer à un U2 inspiré, puis le délicat Os Senhores Da Guerra sert de conclusion lumineuse, où Fernando Ribeiro évolue dans sa langue maternelle. Là, Moonspell prend une autre dimension. Un exercice qui reste ponctuel, mais qui est souvent, comme ici, très réussi. La reprise du Mr Crowley de Ozzy Osbourne, adaptée à la sauce des Portugais, fait office de joli lot de consolation.

Pour Moonspell, succéder à The Butterfly Effect est plus compliqué qu'il n'en a l'air. L'évolution a été rapide, trop peut-être. Sans revenir ouvertement en arrière, le groupe piétine et en résulte un sacré ventre mou qui déstabilise complètement à l'écoute de ce Darkness And Hope. Sans être une catastrophe, ce disque aurait cependant pu être une tuerie sans égale dans la discographie des Lusitaniens. Là, on a juste droit à un album qui leur permet de garder la tête hors de l'eau.

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par Elric des Dragons, le 2 septembre 2009
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Darkness And Hope - Infos

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Infos de Darkness And Hope

Sortie : 2001
Genre : Metal Gothique
Playlist :
voir paroles : Voir les paroles
1. Darkness And Hope (4:46)paroles de Darkness And Hope
2. Firewalking (3:05)à écouter en premierparoles de Firewalking
3. Nocturna (3:52)listenparoles de Nocturna
4. Heartshaped Abyss (4:08)paroles de Heartshaped Abyss
5. Devilred (3:25)paroles de Devilred
6. Ghostsong (4:21)paroles de Ghostsong
7. Rapaces (5:31)paroles de Rapaces
8. Made Of Storm (4:09)paroles de Made Of Storm
9. How We Became Fire (5:47)paroles de How We Became Fire
10. Than The Serpents In My Hands (5:53)à écouter en premierparoles de Than The Serpents In My Hands
11. Os Senhores Da Guerra (6:30)paroles de Os Senhores Da Guerra
12. Mr Crowley (Ozzy Osbourne, bonus track) (4:30)paroles de Mr Crowley (Ozzy Osbourne, bonus track)
écouter : Ecouter l'album



Moonspell

Moonspell
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