A la limite entre le rock progressif et le metal progressif,
Enochian Theory nous propose une musique rappelant le
Dream Theater de l’époque progressive, teinté d’accents thrash et heavy. Une première piste entièrement « ambiance », et un intro à la guitare, montrent tout de suite à qui on a affaire…
Il s’agit en fait du deuxième album du groupe. Après le succès de
Our Lengthening Shadows en 2005, le groupe enregistra celui-ci aux studios de Portsmouth ; puis décidé de créer son propre label pour l’auto produire ; la distribution se faisant exclusivement par les sites de vente sur internet. On se doit de saluer l’originalité de la démarche, tout autant que la qualité de l’album.
Ce dernier ne souffre aucune discussion : il s’agit d’une véritable œuvre, pas d’un coup d’essais. La dessus on ne peut se tromper.
De petites influences thrash, voire post core notamment avec Apathia, mais aussi électro, voir symphonique en particulier dans After the Movement, viennent encore diversifier un registre déjà bien fourni, mêlant rock symphonique, heavy et progressif. Le synthétiseur, très présent, et les morceaux de guitare sèche tel que celui qui introduit Tedium, jouent un grand rôle tout au long de l’album.
Ce choix de la diversité n’handicape en rien l’ambiance de rock mélodique, ni le chant de Ben Harris-Hayes, qui, en dehors de ses élans post core, rappelle un peu celui de James LaBrie.
Une magnifique conclusion, au titre de circonstance, vient clore cet album sympathique, où se révèle un véritable talent de la part du compositeur. Souhaitons leur bonne chance et attendons la suite !