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Chroniques :: Chronique de The Maldoror Chants : Hermaphrodite

Chronique de The Maldoror Chants : Hermaphrodite

Schammasch  - The Maldoror Chants : Hermaphrodite (EP (Maxi))

Metal esthétique



Seulement un an après la sortie de Triangle, le groupe suisse SCHAMMASCH revient en juin 2017 avec The Maldoror Chants: Hermaphrodite, album basé sur la nouvelle de Comte de Lautréamont: Les Chants du Maldoror.
SCHAMMASCH fait partie de ces groupes qui ne cherchent pas à composer des morceaux aux mélodies variées et basés sur la virtuosité des musiciens mais plutôt de créer une certaine esthétique à travers un univers atmosphérique.

Pour s’en faire une image précise, l’esthétique de SCHAMMASCH c’est un mélange de rêve et de cauchemar, guidé par le chanteur, le visage peint en noir et vêtu d’une cape blanche ou noire, nous faisant voyager à travers des plaines glacées.
Chaque bruit résonne à des kilomètres à la ronde et la voix de C.S.R. finit lentement par nous hanter.

Tout commence par le Prologue… cinq minutes de bruit d’écho, de paroles dures à distinguer suivis par quelques sons de guitare et de percussions, ça peut paraître long à première vue. Mais une fois écouté, on se rend très vite compte que c’est ce dont on a besoin pour se plonger intégralement dans leur univers et donc enchaîner sur « The Weighty Burden of an Eternal Secret ». Peu à peu, la mélodie commence à se former et le rythme gagne en structure.



Enfin, c’est au début du troisième morceau, « Along the Road That Leads to Bedlam », que tout explose. À partir de ce moment là, tu ne peux plus reculer. SCHAMMASCH s’est bel et bien emparé de ton âme pour les prochaines vingts minutes.

Les morceaux se lient les uns aux autres, ce qui ne donne pas vraiment la possibilité de faire de pause. De plus, le chant reste pour la plus grande partie du récit plutôt que de la mélodie, nous donnant l’impression d’assister à une sorte de cérémonie occultiste.

Pour conclure, le morceau « Do Not Open Your Eyes » ralentit la cadence. Une mélodie de guitare se répète, accompagnée d’un choeur d’hommes aux voix graves et résonnantes, ce qui nous laisse sur une fin d'album majestueuse.
The Maldoror Chants: Hermaphrodite n’étant pas musicalement très varié, il ne perd cependant pas un seul instant en richesse. L’esthétique de SCHAMMASCH est bien transmis et les trente minutes de l’album passent à une vitesse folle si on se prête à leur jeu.



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