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Chroniques :: Chronique de Welcome to the End

Chronique de Welcome to the End

Stormhammer  - Welcome to the End (Album)

Dragon noir, Tempête de feu et Vélocité.



Un petit instant d'analyse en trois mots avant de débuter qui va clairement vous donner envie d'aller plus loin ça vous dit ?
POWER, ALLEMAGNE et DRAGONS ! on aurait pu être un peu plus attractif en plaçant "Porno" mais bon... On aime pas les pièges sournois par ici ! Mais on va pas se cacher, les trois mots énoncés auparavant sont déjà vachement attirants et c'est un trio qui colle ensemble au poil ! L'Allemagne faisant partie des nations qui ont bercées le Power/Metal au beau milieu des eighties pendant que Terminator, Shining ou encore Full Metal Jacket devenaient des cultes cinématographiques. Mais si on reste dans le domaine Power/Metal pour arrêter le hors-sujet un de ces 4... HELLOWEEN, BLIND GUARDIAN ou encore GRAVE DIGGER cassaient déjà la gueule des dragons et en particulier vos mémoires à tout jamais. Trente années de résistance ? C'est énorme... Mais est-ce que, comme le Glam/Metal ( En parlant de classiques et pas de Revival/Glam à la STEEL PANTHER hein ! Rangez vos fusils. ), le Power/Metal a-t-il perdu de son charisme et de sa notoriété à travers les âges dans un des sous-genres du Heavy/Metal les plus appréciés dans la communauté Metal ?

Non, non et non... On reste encore dans une belle ligne droite enflammée et interminable avec des centaines de groupes immortels qui survivent depuis trois décennies, voir quatre pour certains, à l'arrivée massive de sous-genres de plus en plus complexes et précis ! STORMHAMMER survit, même très bien. Fondé en 1993, le quintuor originaire de Munich en Allemagne reste encore à ce jour un groupe de Power/Metal assez Underground et, manque encore de visibilité malgré plus de vingt années de carrière et six albums à leur actif ! Signé chez le label Massacre Records, les bavarois sortent fin mars 2017 leur dernier album en à peine deux ans après Echoes Of A Lost Paradise... Welcome To The End ! Avec un nom pareil ça peut être que badass non ?

Si l'idée même d'uniquement jeter son dévolu sur l'artwork de ce dernier... Ça suffirait déjà à dire qu'on est vraiment dans une pochette type Power/Epic/Metal. On dirait un pauvre sage vieillard sur sa barque qui combat un dragon de sang dans Skyrim. Il s'est pas pris une flèche dans le genou lui encore... (Comprendra la référence qui pourra.) L'artwork a été signé Jan Yrlund de DarkGrove, un artiste très connu dans le domaine on va pas se mentir... KORPIKLAANI, MANOWAR ou encore les Italiens d'ATLAS PAIN qu'on a découvert très récemment et, qui ont été ravis de bosser avec cette légende. L'artwork est-il encore une fois à l'image de son créateur et du contenu de l'album ? Une source fiable sans hésitation ? Totalement.



Introduction assez moyenne pour le coup et classique avec 2-3 coups d'épées, un mec qui hurle, des flammes vivaces à 75% et... C'est tout ! Bon, "The Beginning Of The End" n'est pas une introduction mémorable en comparaison avec Rememberance qui introduisait très bien en deux longues minutes façon FLESHGOD APOCALYPSE l'avant dernier album Echoes Of A Lost Paradise.

Et donc, le problème avec tout ce calme... C'est que "Northman" arrive violemment comme un petit doigt de pied dans le coin du lit. Ce morceau s’enchaîne donc mal avec l'introduction. Par contre, pour les plus habitués des surprises décibels 0-180db en moins de deux secondes... Là, on rentre dans le sujet à la double pédale suintante et riffs rapides sans dire bonjour. On remarque d'entrée de jeu que la qualité studio et la production est différente. Echoes Of A Lost Paradise se montrait beaucoup plus Old'School/Power, avec Welcome To The End on ressent beaucoup plus de modernisme. Le timbre du chanteur reste solide, mature et, c'est pas que la comparaison qui va venir est extrême mais... On entend le même style de timbre vocal que David Draiman de DISTURBED. "Northman" est un morceau excellent, violent, très agressif, épique et vraiment mémorable... Difficile de continuer son écoute sans la réécouter déjà une dizaine de fois (Du vécu.). C'est presque pareil pour son successeur éponyme "Welcome To The End" qui montre un côté rappelant ICED EARTH période : Dystopia (2011) mais avec un coté assez répétitif dans l'ensemble... Mais la répétition c'est cool quand le refrain est une claque, on en veut toujours plus hmm hmm, oui.

Le morceau "Secret" est une pépite Power/Metal autant que "Northman"... Double omniprésente, des riffs d'une rapidité et régularité inopposable, un scream de passage assez intéressant, un refrain épique et un finish batterie surprenant et bandant à souhait. "The Law" ne joue pas dans la même cour... Les riffs guitares sont beaucoup plus Old'School que tous les autres morceaux même les rythmes sont plus lents et basiques. Intéressant pour un puriste du genre ! Refrain revenant dans le domaine un peu plus moderne et moins élitiste avec un chorus mémorable, une fois encore... suivi d'un solo technique, varié et très accrocheur. Ce genre d’enchaînement, Chorus ---> Solo, c'est comme faire une sauce avec une base beurre+Crème... C'est du très bon goût !

on retrouve tout de même, sur 14 morceaux c'est pas rien, "My Dark Spirit"... Morceau au caractère plus profond, atmosphérique et varié avec un soliste qui s'amuse réellement tout du long, mais quand on enchaîne presque dix morceaux rapides qui te mettent dans une ambiance guerrière tu veux plus t'arrêter, c'est presque un tue l'amour décevant dans la construction de l'album.
"Soul Temptation" et "Road To Heaven" sont bien mieux dans ce principe d’accalmie mêlant avec un restant d'énergie qui garde l'oreille bien éveillée, ton esprit se repose tandis que le corps reste en mode "berserker" !

Bon et bien, on a droit à la suite de l'introduction "The Beginning Of The End" avec "The Awakening" qui est l'avant finale de l'album... Et putain, un souffle de dragon ? Ah bah il se réveille le petit ça y'est ! Ça doit donc vouloir dire que le prochain morceau est... "Black Dragon" ! YAS ! On finit l'album sur une bonne conclusion... Démarrage puissant dans tous les coins du groupe ! Le rythme est modéré, agressif et gardant le même rythme tout du long. Le refrain est sympathique et un poil épique mais aurait pu se munir d'une plus grande colère de la part du chanteur tout de même... On parle d'une baston contre un dragon noir quand même là ! Oui bon, le reste de la musique est bien rempli de scream à la MANEGARM c'est vrai que ça rend le combat un peu plus badass quoi. On notera un mauvais point sur le final du morceau et donc de l'album qui est très maladroit et un peu brut de pomme pour passer au calme !

Plus d'une heure... C'est le temps qu'il faudra pour en finir avec cet album gourmand-gourmet et généreux. Quatorze morceaux, un artwork très aguicheur dans le sujet... Welcome To The End qui en plus de se composer de morceaux mémorables et épiques, d'une technique instrumentale et vocale maîtrisée... Est en plus une très bonne signature de STORMHAMMER qui mérite davantage de reconnaissance dans ce cercle facile d'accès mais difficile de percer qu'est le Power/Metal. La longueur de l'album empêche juste au groupe de proposer des morceaux très variés sortants réellement du lot, si ce n'est certains avec plus de violence ou plus d'accalmie... Ce qui pousse donc l'auditeur à se dire que l'album est légèrement répétitif... Mais tout l'album s'écoute sans broncher avec un beau sourire et une belle satisfaction d'entrée de jeu, on sent que le groupe est passionné et qu'il est généreux dans son travail.


Plus c'est long, moins c'est bon...

Cet article n'a pas été écrit par un membre de l'équipe officielle de Metalship, et n'engage donc que son auteur, pas la rédaction du webzine.


Si l'aspect rugueux du Heavy Power Metal très germanique, aux relents Thrash très marqués de surcroit, des Allemands de Stormhammer sera toujours aussi présent sur son nouvel opus, ce Welcome to the End publié en cette année 2017 par Massacre Records, et ce notamment grâce à la voix particulièrement âpre de ce chanteur et à ces guitares très acerbes, il sera désormais un peu (et je me permets d'insister sur le "un peu") moins directement imputable au legs des Blind Guardian et autres Persuader, donnant, de fait, un peu plus de caractère propre au travail de ce groupe. Nul ne s'en plaindra. Tout comme personne ne le fera en découvrant que ce disque fait l'impasse complète, ou presque, sur les ballades, qui, soit dit en passant, avaient passablement mutilé le précédent effort du quintet. Un quintet qui fait également l'impasse sur ces intros instrumentales interminables qui débutent généralement ce genre de démonstration en nous offrant un premier titre, The Beginning of the End, assez court. Là encore tant mieux.

Northman et Soul Temptation, deux titres pourvus d'un final aux voix un peu plus extrêmes très intéressant, Welcome to the End, The Heritage sur lequel on pourra retrouver Natalie Pereira Dos Santos (ex-Envinya, The Boris, Karloff Syndrome), les vifs Secret et Road to Heaven ou encore My Dark Side et Into the Night aux faux airs de ballades, sont autant de morceaux qu'on parcourt avec un certain plaisir (pour ne pas dire "avec un plaisir certain"). Tout comme d'ailleurs ce Spirit of the Night dont certains passages ne seront pas sans nous évoquer Rage et dont les parties pourvues de ces chants plus acres seront, une fois encore, splendides. Sur Black Dragon, les éructations de Jürgen Dachl seront même si radicales qu'on ne pourra s'empêcher d'y entendre les stigmates d'un Chris Boltendahl (Grave Digger) en une version médium/basse vraiment attachante.

Malheureusement, un peu comme avec ce Echoes of a Lost Paradise sorti en 2015, l'auditeur aguerri ne pourra se laisser complètement séduire par un chemin dont il aura déjà tant parcouru les tronçons les plus connus, et dont il connait parfaitement la destination finale. Il ne parviendra donc pas à s'enthousiasmer pleinement pour cet opus au goût de "déjà entendu" assez prononcé. Une certaine lassitude viendra même l'étreindre dans les méandres les plus convenus de ce disque. Une lassitude que la durée de ce manifeste, 14 morceaux pour une fresque de plus d'une heure, conjugué à l'incapacité de ces Munichois à suffisamment nuancer son propos sur la longueur, donnant à l'ensemble un côté répétitif, ne fera qu'accroître.

Une fois encore Stormhammer nous propose un album pas inintéressant mais dont le classicisme ne satisfera pas tout le monde et dont la linéarité induite par les moments les plus traditionnels reste problématique. Tout comme, d'ailleurs, la longueur d'une œuvre qui est un cadeau que, personnellement, je trouve empoisonné tant elle dilue l'intensité et ajoute encore plus de linéarité à la linéarité déjà bien assez embarrassante de cet opus. En d'autres termes, avec ces Munichois, plus c'est long moins c'est bon.



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Welcome to the End - Infos

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Infos de Welcome to the End

Sortie : 24 mars 2017
Genre : Power Metal
Label : Massacre Records
Playlist :
1. The Beginning of the End (01:10)
2. Northman (05:03)
3. Welcome to the End (05:43)
4. The Heritage (05:03)
5. Secret (04:47)
6. The Law (06:57)
7. Watchmen (05:25)
8. Road to Heaven (04:35)
9. My Dark Side (05:42)
10. Into the Night (05:02)
11. Spirit of the Night (05:39)
12. Soul Temptation (04:52)
13. The Awakening (00:22)
14. Black Dragon (04:26)
écouter : Ecouter l'album

Stormhammer

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