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Chronique de What The Oak Left

Atlas Pain  - What The Oak Left (Album)

Tempête, saisons et chêne centenaire



Rebonjour l'Italie tu manquais un petit peu à nos oreilles! Qu'on se le dise, nos voisins frontaliers sont solides comme du béton depuis quelque temps... Des séismes, des avalanches et des accidents ferroviaires! Mais pour lutter contre notre bonne vieille Madre natura... Nos ami(e)s Italiens ne se laissent pas faire. Ah non non non, au contraire, rien ne peux les arrêter pour nous créer du Metal savoureux et au poil dans tous les genres! Attends, les mecs ont les plus grands artistes de tous les temps nommés dans leur patrimoine artistique... Donatello, Michelangelo, Raphael, Leo... "TORTUES NINJA, CHEVALIERS D'ÉCAILLE!" nardo... Tais-toi, Juste,tais-toi! M'enfin bref, le plus intéressant pour nous maintenant c'est les artistes contemporains aux chevelures d'écaille cette fois-ci. Direction Milano pour l'Osso Buco le plus épique de votre vie!

ATLAS PAIN est ce genre de groupe sorti de nulle part, qui réserve bien des surprises et surmonté d'un métabolisme explosif. 2013, il est bien frais ce poisson, n'est-ce pas Cétautomatix? un premier EP en 2015 qui fera jaillir la lumière du groupe sur le monde inconnu, Behind The Front Page et une signature, aussi récente que le groupe, chez Scarlet Records. Autant continuer sur cette rapide lancée toutes voiles dehors, le quatuor sort What The Oak Left (Avec les titres "Ironforged" et "The Storm" du premier EP inclus dedans) le 17 mars prochain et vous n'êtes pas prêts pour ça. Voyons si le chêne a réellement laissé tomber quelque chose d'intéressant...

Avouons-le... Aux premiers regards, l'artwork est simpliste mais tellement beau de par ses jeux de couleurs et révélateur du genre joué par le groupe (Rappelant beaucoup le style de couverture du prochain album The Forest Seasons de WINTERSUN, vif de couleurs et proche de la nature, c'est ça le Majestic/Metal, et toc. L'artiste, Jan Örkki Yrlund, de Darkgrove n'est pas du tout méconnu du grand public... Comment ça tu ne connais pas ? Tales Along This Road et Noita de KORPIKLAANI? Tu remémores maintenant ? Ah bah oui un Scandinave ça a la classe. Après ce petit moment de nostalgie, revenons sur terre et enfilez votre parka jaune... On part en voyage ! "Bah oui mais, où ?" On verra ça dans une heure.



Belle surprise comme introduction, "The Time And The Muse" démarre par un calme incroyable au piano surmonté d'une voix très agréable à la SÓLSTAFIR, c'est aussi beau que ça tout simplement ! Mais le vent finit toujours par tourner... D'entrée de jeu, des chœurs, des symphonies, le batteur, un riff de guitare aiguë et un solo sans prévenir. Bienvenue dans What The Oak Left !

L’enchaînement avec "To The Moon" est parfait, c'est la suite directe du premier morceau, et on repart de suite sur un solo de gratte et un breakdown hache de viking à la MANEGARM. Le scream apparaît et c'est du propre... D'un style criard penché Black/Metal comme PRIMALFROST, l'ajout de chorus incroyablement epic' zone bien plus la principale influence du groupe sur du ENSIFERUM, et ce n’est pas si facile à faire si t'es pas Scandinave de base.

Un break de batterie minime et l'effet coup de tonnerre se fait ressentir dans "Bloodstained Sun" les instruments sont tous agressifs et techniques à souhait en plus d'avoir cette symphonie en arrière-plan poussant à rentrer dans l'univers aventureux du groupe. Passage rituel style ROTTING CHRIST pré-solo agressif avec le batteur jouant des toms et chorus "Hey...Hey !!!" qui annoncent bien la chose en question ! C'est grandiose jusqu'à la fin et revigorant comme un coup d'eau sur la tête le matin.

Accalmie soudaine, retour au piano et courte introduction style générique du film Avatar. "Till The Dawn Comes" se réveille gentiment, on prend le temps de bien savourer chaque partie du morceau... Du calme, de l'éclate, un solo évidemment, du calme encore et une fin assez épique qui rappelle presque une OST finale de jeux-vidéo après avoir vaincu le boss final.T'es content mais tu sais plus quoi faire de ta vie après... Bah pas ici!

Souquez ces bondieuseries d'arquimuses, même si ça veut rien dire, mais on va prendre le risque quand même car... "The Storm" est surement le compagnon d'oreillettes le plus warrior et bondissant de cet opus. On sort le clavier pour une introduction Écossaise et bien pirate façon "Keelhauled" ALESTORM, une exception près, le refrain est en chorus et la guitare soliste joue un rôle merveilleux pour amener un rayon d'énergie et de mélodies épiques tout au long de la traversée. Le solo de clavier tranchant le morceau en deux est divin, on est TO-TAL-MENT plongé dans l'univers d'ATLAS PAIN

On part sur un scream Death/Mélodique à la DARK TRANQUILLITY, des riffs solistes aussi puissants qu’AMON AMARTH en plein exploit guerrier et le même ressenti frissonnant après première écoute de l'album Omega Arcane de SHADE EMPIRE avec "Ironforged". Un beau mélange de sonorités pour votre ouïe entre autres !



Morceau le plus court de l'album, "The Counter Dance" est, comme son nom l'indique une envie de bouger, danser et sauter partout ! Le même effet insupportable que "One More Magic Potion" d'ENSIFERUM sans les chorus certes mais à réécouter en boucle jusqu'à ce que l'expression "Mort de fatigue" ne soit plus qu'une réalité par la suite.

anwsn...Annwsn...anwasn, compliqué le titre didiou!!! "Annwn's Gate" est imprononçable et c'est tout... C'est une blague roh, cries pas ! Le morceau susdit (Parce qu’on ne va pas le réécrire une deuxième fois plutôt mourir) se compose en trois parties... Début épique/ On fait une petite pause pour la bière en laissant le clavier tout seul avec un chat dessus pour faire le boulot / Final épique. Génial, on achète le projet !... Mais sans rigoler, tous ces riffs rapides et solos à la WINTERSUN c'est majestueux, merde, et quel finish.

Enfin un morceau qui se focus uniquement sur les chorus, que demander de plus dans un album de cette trempe ? "From The Lighthouse" est ce genre de morceau mélancolique qui reste en tête, on passe sa journée à replay les refrains encore, encore, encore et encore ! Une double pédale humiliante+Symphonies+Chorus+Guitare soliste suivant les intonations du chorus = Réussite et ticket d'entrée au Vahlalla.

Il est temps d'arrêter la bière, il va falloir encore rester debout un moment puisque le dernier morceau de What The Oak Left dure pas loin de douze minutes. Ah bah, c'est cadeau. Evidemment un groupe à l'inspiration WINTERSUN se doit de te coller un morceau interminable en pleine tronche MAIS, le plus souvent, c'est le plus incroyable de l'album. "White Overcast Line" dernier arrêt avant terminus est une INS-TRU-MEN-TALE! "Oh putain de merde!!!" C'est compréhensible après tout, oui. Tu vois, il y'à l'échelle de l'epicness qui va de 1 à 10 normalement... Bah faudrait penser à revoir la note maximale mon bon monsieur. On dirait le thème d'ouverture du jeu Civilization VI, merde droit au cœur, comme une impression de suivre l'évolution de la vie sur terre au cours de cette musique c'est magique!

Sacrebleu quelle claque, pour ne pas être trop grossier... L'hymne What The Oak Left, derrière une couverture d'album déjà très révélatrice, dévoile aussi une recette très généreuse avec presque une heure de contenu mémorable dont le souvenir de cet instant restera gravé et sera évidemment renouvelé à chaque écoute ! Les Italiens d'ATLAS PAIN se sont littéralement envolés au vahlalla avec un ticket d'or en démontrant un talent indiscutable dans le domaine Majestic/Epic/Pagan/Metal. Le quatuor de Milan améliore déjà en si peu temps ce qui a été fait de meilleur par les maîtres du genre mais à leur sauce... Et c'est une réussite totale ! Le fameux chêne n'a absolument rien laissé tomber par terre, il a tout gardé, excepté une chose dont il ne voyait pas l'intérêt de garder dans ATLAS PAIN ... La défaite.

Set Sail Italia.



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What The Oak Left - Infos

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Infos de What The Oak Left

Sortie : 10 mars 2017
Genre : Epic / Folk / Pagan / Metal
Label : Scarlet Records
Playlist :
1. The Time And The Muse (02:34)culte !culte !
2. To The Moon (05:39)
3. Bloodstained Sun (04:37)
4. Till The Dawn Comes (05:33)à écouter en premier
5. The Storm (05:13)culte !culte !
6. Ironforged (04:01)
7. The Counter Dance (03:04)à écouter en premier
8. Annwn's Gate (05:03)
9. From The Lighthouse (05:37)culte !culte !
10. White Overcast Line (11:48)culte !culte !
écouter : Ecouter l'album

Atlas Pain

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What The Oak Left
2017

Atlas Pain
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Création : 2013
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