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Chroniques :: Chronique de The Grinding Wheel

Chronique de The Grinding Wheel

Overkill  - The Grinding Wheel (Album)

OVERKILL fait la roue



18 albums, Line up relativement stable, début de carrière en 1985, OVERKILL, groupe qu'il est inutile de présenter en détails, a toujours ses fans depuis toute ces années. En 2017 ils nous proposent une heure de musique scindée en 10 chansons aux durées toutes supérieures à presque cinq minutes, ce qui fait une moyenne assez longue. Ont-ils les ressources et surtout l'inspiration suffisante pour nous captiver d'un bout à l'autre de cet opus? voyons tout cela en détails


"Mean, Green, Killing Machine" débute l'album de façon progressive, à la batterie puis à la guitare le tout appuyé par une basse magistrale. Pas de doute OVERKILL , qui fait historiquement partie des premiers groupes et des meilleurs groupes à faire ressortir autant la basse dans les compositions, nous propose une nouvelle fois un son extraordinaire. Bobby Ellsworth est en super forme et sa voix si particulière et tellement reconnaissable n'a pas souffert du temps. À la suite des deux premiers couplets et du premier refrain, on a un super passage qui tranche un peu, pas autant qu'une lame de couteau dans le saucisson sec un peu mou, avec le rythme principal de la chanson. On note aussi la présence assez efficace des chœurs. Ensuite on a de nouveau droit au super passage de l'intro avec la batterie et la basse quel plaisir!! Puis une explosion de soli qui décalque les tympans, comme s'il allaient se plaquer au cerveau sous la pression positive de cette musique !


"Goddam Trouble", qui peut paraître assez classique au premier abord propose un superbe jeu à la batterie, un rythme assez rapide ainsi qu'une battle de soli aussi intensive qu'un 110 mètres haies un jour de canicule. On commence à transpirer, bien échauffés après deux chansons. "Our Finest Hour", titre au rythme plutôt saccadé est très agréable à écouter. Ron Lipnicki à la batterie a un rôle prépondérant, il réalise le principal de l'architecture de cette chanson, plus que les guitares qui elles proposent juste quelques notes simples, mais plus complexes que les jouets de bébé à empiler toutefois.


Après deux couplets et un faux départ de solo , "Shine On" propose un super passage en harmonique très appréciable qui vient casser le rythme effréné que l'on a depuis le début de l'album. La lenteur qui s'en suit nous rappelle certains passages exceptionnels de l'album "Years Of Decay". Puis le solo, qui cette fois ci ne souffre pas de faux départ est une tuerie, il est aussi beau et puissant qu'une princesse amazone chevauchant sa monture.

Ambiance légèrement épique au début de "The Long Road" puis Dave Linsk nous balance un solo dans la tête aussi surprenant que de se faire accoster par ours lors d'une promenade en forêt !! OVERKILL se lâche et nous propose un refrain qui reste bien en tête. Enchaînement avec "Let's All Go To Hades" qui envoie une belle variation au chant, aussi délicieux qu'un plat sucré salé lors d'une grande fête de famille.

On a déjà écouté plus de la moitié de "The Grinding Wheel". Pour l'instant les titres s'enchaînent de façon assez fluide, l'album est intéressant et plutôt assez varié. Vont ils nous tenir accrochés aux enceintes jusqu'au bout ?



"Come Heavy" débute de façon progressive. Chaque instrument ressort au premier plan à tour de rôle. OVERKILL nous propose de belles nuances sur ce titre ainsi que des passages provoquant beaucoup d'émotion, bien plus qu'un épisode des feux de l'amour, un jour pluvieux de novembre. Les titres suivants marquent un léger essoufflement : "Red White and Blue" et "The Wheel", proposant des rythmes très rapides avec des riff très sophistiqués, assez classiques.


Puis le magistral "The Grinding Wheel" proposant un début plus posé avec deux voix au chant. Ce titre nous sort d'une petite routine qui commençait à s'installer ! Donc on a un super groove et d'un seul coup une très forte accélération vraiment surprenante. Après les soli de guitare, DD Verni nous propose un solo de basse sur une ambiance plus angoissante qu'un thriller de Hitchcock visionné dans le noir par une nuit de pleine lune, pour finalement fulminer en passage épique dont le chant, les chœurs ainsi que l'ambiance avec des sons de cloche sont vraiment monumentaux. Ce titre éponyme est magnifique. Il reflète l'excellence qu'est capable de produire OVERKILL. C'est bien dommage de ne pas exploiter ce genre d'ambiance plus souvent durant l'album.





Ambiance un peu lourde sur le chant et très légère sur les riffs, joli paradoxe pour ce dernier titre proposé : "Emerald", qui affiche un megasolo, dont la qualité pourrait faire pâlir un GI en vacances sur une plage des Bahamas.



Meme si certains titre semblent quelque peut en dessous du reste de l'album, "The Grinding Wheel" est toutefois un très bon cru, à la qualité irréprochable, proposé par ce supergroupe. OVERKILL joue avec générosité, tant dans la qualité, la longueur des titres que dans la diversité. Le groupe n'a jamais fait de faux pas depuis tant d'années et tant d'albums, même si certains ne marquent plus les esprits à l'heure actuelle. Parfois, on ressent un léger manque de prise de risque car quand on approche des 200 chansons proposées aux fans, la difficulté de ne pas se répéter est relativement difficile à éviter. Certains refrains plus mémorisables ou plus chantables, des liens entre les titres (rappels de riffs ou mélodies), un thème bien précis, identifiable et reconnaissable... quelques originalités pourraient vraiment rendre leur œuvre unique parmi leur répertoire déjà très fourni. Le risque de ne pas plaire à une majorité de fans est il plus grand que celui de finir par lasser? Rappelez vous "Elimination" par exemple, ce titre hyper original n'est il pas toujours présent en mémoire rien qu'en l'évoquant ? Ha zut, on a pas parlé de l'artwork ! Bon ok, on en parle pas ...


Hormis ces quelques petites remarques, OVERKILL est et sera encore longtemps leader parmi les leader. Des dinosaures ? Peut être que oui, mais aussi robustes que le brontosaure et gardant l'agressivité du t-rex. Allez, jetons nous sur les dos des ptérosaures et laissons nous guider vers les salles de concerts.

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par yhol, le 2 avril 2017
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The Grinding Wheel - Infos

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Infos de The Grinding Wheel

Sortie : 10 février 2017
Genre : Thrash Metal
Label : Nuclear Blast
Playlist :
1. Mean Green Killing Machine (07:29)
2. Goddamn Trouble (06:21)
3. Our Finest Hour (05:49)
4. Shine On (06:03)
5. The Long Road (06:45)
6. Let's All Go to Hades (04:55)
7. Come Heavy (04:59)
8. Red White and Blue (05:05)
9. The Wheel (04:51)
10. The Grinding Wheel (07:55)
écouter : Ecouter l'album

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