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Chroniques :: Chronique de Chaos

Chronique de Chaos

Attila  - Chaos (Album)

 8 
10

Moshpit chaotique



Il y a quelques mois, ATTILA nous sortait un septième album. Le nouveau rejeton de Fronzilla and cie, se nomme Chaos. Adorable n’est-ce pas ?


En 2013, après déjà quatre albums, on avait eu droit à About That Life. Fronz se déchainait sur son micro tandis que les musiciens envoyaient du son bien lourd avec des breakdowns qui pétaient tout ! Malgré cela, cette œuvre a divisé la communauté coreuse à cause du côté trop bling-bling et de la simplicité instrumentale des morceaux. Cependant, il faut reconnaître que même si la musique pouvait paraître « simple » aux oreilles de certains, cela n’enlève rien au fait qu’About that life proposait quelque chose qui mettait une sale ambiance !

A peine un an plus tard, le groupe originaire d’Atlanta nous offrait Guilty Pleasure. Avec une ambiance plus noire, cet opus savait lui aussi animer la foule. ATTILA avait encore une fois mis le paquet sur les séquences saccadées et les breakdowns comme sur les morceaux « Rebel » et « Proving grounds ». Et alors que About That Life avait connu l’une ou l’autre intro d’influence rap, Guilty Pleasure proposait carrément des passages de Rap américain à la Eminem, notamment sur le titre « Guilty pleasure ». Une évolution musicale qui sonnait plutôt bien, avec parfois un rythme plus lent mais qui faisait vibrer les tympans.

Malheureusement, juste après le bouclage de cet album, on apprenait le départ du guitariste Nate Salameh.

Le désormais quatuor (Fronz, Chris, Kalan et Sean) quittait Artery Recordings pour signer chez SharpTone Records, le nouveau bébé de Nuclear Blast. Et en novembre 2016, Chaos sortait dans les bacs.


Commençons par observer l’artwork de ce nouvel album. Colorée d’un vert-fluo, c’est une pochette que vous ne pouvez pas louper dans le rayon musique. Un coup marketing ? Mystère et boules de gomme ! Et pour représenter le chaos, quoi de mieux que la très belle étoile du chaos. Un artwork pas très compliqué mais qui colle bien avec le nom de l’album et qui ne passe pas inaperçu. Quant au livret, il est illustré par des dessins un peu What The Fuck qui rappellent certains dessins animés que maman nous empêchait de regarder quand on était encore trop petit. Mais trêve de bavardage, intéressons-nous à la musique !

Et on débute l’aventure avec « Ignite ». Pour ce premier morceau, Fronz n’attend même pas une minute avant de placer un « motherfucker » suivi d’un « jump ». Du Fronzilla comme on l’aime ! Et en effet, après le chanteur, c’est la musique qui nous invite à sauter. Une bonne rythmique à la batterie, un riff qui décoiffe, Fronz qui s’embarque dans un chant assez Rap et le tout soutenu par une petite mélodie comme le sifflement d’une comptine pour enfant. Bien entendu, on oublie pas le petit breakdown, le growl qui va avec et hop le tour est joué. Une belle entrée en matière !

« Bulletproof » est le suivant sur la liste. Comme sur le morceau précédent, les riffs ont la pêche ! Chris Linck s’éclate avec sa guitare, mais il faut reconnaître que cela n’a pas vraiment la même saveur que sur Guilty Pleasure. On va dire que les riffs sont plus gentillets, moins incisifs. Au niveau de la batterie, on suit plus ou moins le même tempo que sur « Ignite ». Tandis que Fronz pousse sa voix sans nécessairement growler. Un morceau assez sympa mais qui n’a rien à voir avec ce qui avait été produit dans les albums précédents.

Après on tombe sur « Public apology ». Ce titre aurait vraiment eu sa place sur Guilty Pleasure. En effet, on y retrouve la même ambiance, des riffs lourds (même si Fronz reste calme et ne laisse échapper aucun growl). Un morceau assez lent mais qui réussit à faire ressortir une certaine violence sans nécessairement être brutal.

Quelques minutes plus tard, « Moshpit » se pointe. Mesdames et messieurs, nous avons là un pur mélange de Rap, d’Electro et … de Deathcore. Le chant est rapé tout le long, avec ci et là des sons d’Electro. Le guitariste donne le ton à suivre, un rythme assez lent mais les notes sont bien appuyées par le batteur et cela donne du relief. Un morceau parfait pour une putain de moshpit !


Après une bonne trentaine de minutes divisée en onze épisodes, on peut se dire que le cd à la pochette vert-fluo du rayon musique mérite amplement notre attention. ATTILA propose quelque chose de neuf et qui se distingue des précédents albums. Il y a bien une évolution musicale à constater, avec moins de growl, moins de brutalité et avec un chant de Rap qui, par moment, peut faire penser à LIMP BIZKIT. Néanmoins, ATTILA reste ATTILA et les fans ne seront pas déboussolés comme pour certains groupes qui changent leur style du tout au tout. Chaos est un album à écouter avec le volume au maximum, la casquette retournée sur la tête et fin prêt à vous jeter dans une putain de moshpit !

A noter que peu après la sortie du nouvel album, le groupe a fait face au départ de son batteur Sean Heenan.


Allez, pour terminer je vous laisse en compagnie de « Let’s get abducted » !




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Chaos - Infos

Voir la discographie de Attila
Infos de Chaos

Sortie : 4 novembre 2016
Genre : Deathcore/Metalcore
Label : Sharp Tone Records
Playlist :
1. 1 Ignite (3:26)culte !culte !listen
2. 2 Bulletproof (3:32)culte !culte !listen
3. 3 Public Apology (3:41)culte !culte !
4. 4 Obsession (3:25)culte !culte !
5. 5 Moshpit (featuring Ookay) (3:30)culte !culte !
6. 6 Rise Up (3:46)culte !culte !
7. 7 Let's Get Abducted (3:34)culte !culte !listen
8. 8 Legend (3:26)culte !culte !
9. 9 Queen (3:27)culte !culte !
10. 10 All Hail Rock and Roll (3:05)culte !culte !
11. 11 King (3:23)culte !culte !
écouter : Ecouter l'album

Attila

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Chaos
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Attila
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