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Chroniques :: Chronique de The Last Stand

Chronique de The Last Stand

Sabaton  - The Last Stand (Album)

Un parchemin d'histoire, héros méconnus et guerre totale



"Les portes chaudes. Dans les Thermopiles nous avançons, dans cet étroit corridor nous avançons, où le nombre des hommes de Xerxès ne comptera plus. Spartiates, citoyens soldats, anciens esclaves, tous de courageux Grecs. Frères, pères, fils... nous avançons, pour l’Honneur, pour servir, pour la Gloire, nous avançons."


Ah que oui ça te manquait la citation pré-chronique... Et ouais c'est du Léonidas bien légendaire et de tout ce qu'il y'a de plus vrai ! Et tu vois d'avance sur qui et quoi on se dirige pour la suite. Parler un peu d'histoire ça fait du bien... Oh que oui ce bonheur de sentir l'odeur d'un album qui va, à la façon d'un lancer de javelot à travers les plaines de Minas-Tirith, t'apprendre l'histoire de tes ancêtres humains avec un panel de thématiques guerrières et héroïques super badass tout en finesse ! Parce que ouais il s'en ai passé des choses depuis la découverte du feu, mais alors des choses ! Donc c'est pas que la thématique de la guerre et de l'histoire soit originale en soit hein... Mais la Suède a son bon gros géant en la matière que presque tout le monde connait !

Sept albums, un festival à leur nom,un batteur jouant sur un char d'assaut, des lives épiques, un chanteur charismatique présent depuis la création (et jusqu'à sa mort pour sûr...)... On va pas passer par quatre chemins et donc se contenter, pour la présentation, tel un animateur radio qui accueille ses auditeurs par un jingle ou phrase culte, de crier haut et fort...

WE ARE SABATON ! WE PLAY HEAVY/METAL ...

Ah que oui, on va déjà s'excuser pour avoir déjà pris autant de temps pour introduire ce groupe légendaire originaire de Falun... Un presque renouveau dans le line-up depuis 2012 et, même encore en 2016 suite à l'arrivée du nouveau guitariste Tommy Johansson. Il n'y a donc, depuis la formation des lions du nord en 1999, que Joakim Brodén qui puisse encore aujourd'hui dire "J'ai vécu et joué avec la plus grande allégeance du monde pour SABATON en treillis militaire sur tous les albums et toutes les scènes du monde entier avec classe et mes grosses lunettes noires"... En passant par Primo Victoria en 2005 signant le début de l'essor à l'internationale du groupe, Carolus Rex en 2012 et la thématique sur l'histoire bagarreuse de la Suède, The Art Of War, réelle signature du caviste SABATON avec un "Ghost Division" d'une grande valeur pour tous les fans et un avant dernier album 2014, Heroes, qui a continué dans la démarche normale de cette belle et longue carrière avec brio et de nouveaux morceaux terriblement addictifs et jouissifs tant en live que dans sa Peugeot. Et bien c'est une belle histoire tout ça mais même si on est un peu en retard sur le timing de cette chronique il est temps de présenter l'album de la même façon qu'on a présenté l'album...

... AND THIS IS THE LAST STAND !

Et bien que l'artwork de cet opus est superbe... Le meilleur de la discographie SABATON avec Heroes. On passe des logos militaires, médiévaux et un peu vieillots à un réel travail dévoilant la thématique et l'approche de l'album. Quand Carolus Rex, dit auparavant, présentait la Suède avec les couleurs du drapeau ainsi que le roi de l'Empire Suédois régnant au début du XVIII ème siècle... Heroes se penchait sur les actes d'héros de la seconde guerre mondiale à travers différentes nations. Le petit nouveau ici présent, The Last Stand, se focus toujours sur l'histoire évidemment, mais pas à un moment précis, c'est surtout dans sa globalité cette fois. Un samouraï, un spartiate et un soldat de la première guerre mondiale tous présents sur la pochette de l'album... Ça donne déjà un bon indice révélateur sur le projet et montre que le groupe n'a pas fini d'explorer les plus vieux parchemins et références de l'histoire de la guerre et son art.



Sparte

On commence l'album sans réelle introduction mais une attaque au synthé d'entrée de jeu... La thématique ? Les puissants Spartiates et 300 ! Oh putain de merde, tu la sens la violence dans le refrain du morceau qui enchaîne avec la très populaire gueulante des guerriers dans le film. AOUH AOUH AOUH !!! On démarre avec un SABATON très en forme et prêt à en découdre avec un clin d’œil envers une armée réduite en nombre mais dont la puissance n'a d'égale que les dieux de la Grèce Antique. Le batteur a accentué son rythme sur les toms pour rendre certains passages épiques à en mourir... Pour Léonidas !

La défense Serbe

S’enchaîne "Last Dying Breath", qui comme son nom l'indique presque... Parle d'une dernière charge épique des défenseurs de Belgrade contre l'envahisseur Austro-Hongrois durant la première guerre mondiale qui a fini en mort certaine pour eux mais, avec le total respect de la part de l'envahisseur. Rah le patriotisme c'était quelque chose avant ! Des paroles très belles, une thématique très originale mais un manque cruel d'originalité dans les rythmes et le synthé un peu trop présent cette fois-ci... Il n'y a que l'évolution finale dans le chant et les chœurs à la fin du morceau qui amènent vraiment ce sentiment "dernière charge avant la mort", il est bien dommage aussi que la phrase refrain ne soit pas explosive pour faire sortir le morceau de la routine et amener le pep's manquant.

Au nom de William Wallace

Changement total dans l'instrumentale du groupe... Roulements de caisses claires et pipes. C'est tout nouveau et expérimental chez SABATON ce genre d'instrument, avec le respect total de nos copains Écossais, "Blood of Bannockburn" est une petite pépite bien vivante pleine de tonus avec un rythme vif ,de la technique, de l'originalité et un style Folk assez cocasse et surprenant faut le dire. Allez, on regarde Braveheart et on montre ses fesses pour la photo... DEHORS LES ANGLAIS !

Américains poissards

Après une petite lecture d'un écrit de soldat Américain avec "Diary of an Unknown Soldier" durant la bataille de l'Argonne, qui sert de petit entracte mais surtout d'introduction au morceau suivant qui est bel et bien lié à lui. "The Lost Battalion" raconte le calvaire de ~500 soldats Américains encerclés par les Allemands dans une forêt de l'Argonne dans la Meuse en 1918 et, pas de bol pour eux... Se font canarder par de l'artillerie allié jusqu'à ce que quelqu'un se décide à les renvoyer chez eux et les relayer. Mais c'est dommage pour eux, le morceau prévu à leur effigie ne leur fera absolument pas honneur... C'est mou, tous les instruments sont simplistes à s'endormir et c'est surtout un sample qui s'occupera de faire l'ambiance. En bref, la calamité de cet album, malgré un refrain super bien chanté en chœurs et un magnifique solo de guitare à suivre, court mais, émotif... Même schéma de construction que "The Price For A Mile" issu de leur ancien album The Art Of War.

Zou les Zoulous

Et là, malgré qu'on commence à penser que l'album propose un bon morceau, un mauvais morceau et ainsi de suite... Bah on enchaîne dans la lignée avec le premier morceau qui fait péter du riff rapide à la SABATON comme on aime. Une petite bataille durant la guerre Anglo-Zoulou au 19 ème siècle qui s'est transformé en véritable carnage pour les Zoulous pourtant avantagés à 4000 contre 150 Anglais coriaces... Protégés par des boites de biscuits et des objets banales. Et là que oui, on respecte totalement l'acte avec un morceau dynamique et technique. "Rorke's Drift" est le successeur des rythmes et techniques de "Resist And Bite" issu de l'avant dernier album Heroes... Sauf que là, on garde un rythme qui ne change jamais, la double reste la même et c'est régulier comme tout, pas de pauses, de vrais chorus badass, un solo de guitare super rapide et une mise en avant du son dans la production et, pour cette fois, un synthé utilisé comme il le faut, ni trop ni assez, parfait !

La garde Suisse

Rah c'est plaisant ce cours d'histoire pour tous, non ? On avance en parlant de 189 soldats Suisses qui se sont battus jusqu'à leur dernier souffle pour défendre, préparez-vous... La basilique St-Pierre, oui monsieur ! Bon ils sont morts dans l'honneur total quoi, à un contre mille. On a, avec le titre éponyme de l'album "The Last Stand", pas le meilleur morceau mais, le meilleur refrain de tout l'album soutenu par un rythme encore une fois très classique et sobre. Ça rappelle vaguement le morceau "In The Name Of God" issu de l'album Attero Dominatus sorti dix ans auparavant qui parlait de terrorisme.

Tel est pris qui croyait prendre

Et bien pour un événement plus récent dans notre ère... "Hill 3234" parle d'un groupe de 39 Soviétiques qui a ramassé les dents de 250 Moudjahid Afghans en 1988... Le nombre ne fait pas tout ! Et encore une fois un excellent morceau digne du break de batterie de "Soldiers Of The 3 Armies" issu de Heroes ( Oui, encore oui ! ) et un jeu de dans les rides et cymbales ultra diversifié. La tonalité de la guitare est très orientée Orientale comme un bon morceau de NILE... Chorus et cris de guerres à couper le souffle... On a trouvé le meilleur morceau de l'album, ça c'est fait !

La fin des samouraïs

Ouais putain, être samouraï c'est avoir des grosses couilles... Et c'est l'arrivée de l'ère moderne, des pistolets de fiottes tout ça tout ça qui ont forcément conduits à la fin des samouraïs au 19 ème siècle. Demandez ça aux 500 gaillards qui ont tenu bon un sacré bout de temps et aux 40 restants, la défaite entre les mains, se ruant une dernière fois du haut d'une montagne pour en finir... à mains nues ! "Shiroyama" une fois encore, est un très bon morceau badass avec un chorus endiablant restant longtemps en tête et un synthé atomique. On enchaîne les termes japonisants et les références à de célèbres samouraïs de l'époque. Cœur sur la main, gloire au soleil levant !

Les hussards Polonais

Renseignez-vous sur la bataille de Vienne, avec la charge de cavalerie la plus importante de l'histoire Européenne... Rien que ça bordel ! Les Ottomans ont pris cher ( SPOILER ! ). Oui, le super cadeau est de presque adieu est "Winged Hussars" qui a la même introduction et rythme que "Ghost Division", bon ça rend nostalgique à vrai dire ce début... Mais la suite ! La deuxième partie change du tout au tout... Une fois encore on part dans un délire épique mais plus à la Roman touch comme EX DEO avec le même ressenti de violence dans ce que le groupe veut nous montrer à propos de la charge de cavalerie. Et on fait tourner les chorus épiques et mémorables jusqu'à la fin après un solo sans guacamole en or ! La fin s'annonce belle...

Adieu Hitler

Et ben non... C'est dommage le dernier morceau se base sur la chute du III ème reich le 8 mai 1945 et le sauvetage d'alliés emprisonnés dans une forteresse nazi ! C'est dommage de finir aussi mou que ça... Tous les morceaux s’enchaînaient très bien depuis, mais bon le seul point positif est la montée de voix de Joakim par moments mais... Pas grandiose !

L'album contient deux bonus tracks mais ce sont des covers , "Camouflage" (STAN RIDGWAY) et "All Guns Blazing" (JUDAS PRIEST) ! Les deux sont excellentes, vraiment, mais ça ne sert à rien de juger une cover, il va falloir vous faire un avis par vous même afin d'éviter de recevoir tous les fans de JP dans la tronche personnellement !

Bon et bien après ce long et terrible pavé... The Last Stand est un album plus que bon mais sans être parfait non plus, le manque de profondeur et d'investissement dans deux morceaux en particulier empêchent de penser que l'album est excellent. On a encore une fois une thématique historique et passionnante à la rencontre de héros badass et inconnus des guerres d’antan... Spartiates, Soviets, Samouraïs et hussards ailés, tout y est pour plaire à des adeptes de cultures différentes et de pays dont l'histoire n'est pas assez mise en avant ! Encore une fois on reconnait bien de solides références aux anciens albums des lions du nord et de belles surprises dans les samples et instruments utilisés. Le groupe varie son style sans être trop brusque histoire de pas déranger des fans de longue date ! Nos Suédois continueront toujours d'épater avec leur univers propre à eux et un treillis militaire effrayant, classe et épique à la fois. Te repose pas sur tes lauriers Joakim, tu fais encore des bourdes et on sait que peux faire encore mieux que ça ! Replace tes lunettes veux-tu ? Tu fais peur sans.

WE ARE SABATON ! WE PLAY HEAVY/METAL !!!




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The Last Stand - Infos

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Infos de The Last Stand

Sortie : 19 août 2016
Genre : Power Metal
Label : Nuclear Blast
Playlist :
1. Sparta (4:25)culte !culte !
2. Last dying breath (3:26)
3. Blood of bannockburn (2:57)culte !culte !
4. Diary of an unknow soldier (0.51)
5. The lost battalion (3:39)
6. Rorke's drift (3:28)à écouter en premier
7. The last stand (3:58)à écouter en premier
8. Hill 3234 (3:31)
9. Shiroyama (3:36)culte !culte !
10. Winged Hussars (3:53)culte !culte !
11. The last battle (3:12)
12. Camouflage (Bonus Track) (3:56)à écouter en premier
13. All guns blazing (Bonus Track) (3:58)à écouter en premier
écouter : Ecouter l'album



Sabaton

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