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Chroniques :: Chronique de Helion Prime

Chronique de Helion Prime

Helion Prime  - Helion Prime (Album)

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10

Dans les étoiles...



Il suffit de jeter un oeil à la pochette pour comprendre que les membres d'HELION PRIME sont des fans de science-fiction. Le groupe tire son nom d'une planète fréquentée par Vin Diesel dans le film "Les chroniques de Riddick" (2004). Les textes font référence à des thèmes aussi variés que le trou noir, le voyage dans le temps, les missions Apollo ou même Leonard Nimoy (Mr Spock dans Star Trek) ! Une certaine originalité donc, mais qui ne serait bien évidemment rien sans la musique. Et là, autant vous l'annoncer tout de suite, on va tutoyer les étoiles.

HELION PRIME est l'enfant légitime de la chanteuse Heather Michele Smith (GRAVESHADOW) et du guitariste Jason Ashcraft (DIRE PERIL). Jeremy Steinhouse à la basse et Justin Herzer à la batterie (parti depuis) complètent le line-up sur ce disque. Le groupe évolue dans un registre heavy / power metal et en reprend les recettes traditionnelles avec une flamboyance bien réelle. Heather Michele Smith n'a pas une signature vocale très marquée, mais elle chante avec caractère et ne met pas une note à côté. Derrière elle, les zicos s'emploient avec fougue pour assurer un rythme élévé comme sur l'excellent single "Life finds a way". Ils savent également ralentir le tempo et faire vibrer la corde sensible sur la superbe power ballade "A place I fought I knew".

Fidèle à son concept, le combo n'hésite pas à employer des claviers aux sonrités kitschs et rétros, dignes de THE MOOG COOKBOOK (pour les connaisseurs). "Ocean of time" en est certainement l'exemple le plus brillant ! Et bizaremment, cela passe relativement bien et donne un cachet assez unique à l'ensemble. La production a été gérée en interne et se montre tout à fait à la hauteur du travail d'écriture. Comme quoi, on est jamais aussi bien servi que par soi même.

Cela n'a tout de même pas empêché les Américains de faire appel à un bon paquet de guests pour l'épauler tout au long de ses dix titres. On faire la liste serait fastidieux et on vous l'épargnera ! On insistera plutôt sur les participations vocales, plus significatives. Bryan Edwards (SOULMASS) lacère "You keep what you kill" de sa voix death pour nous rejouer avec Michelle une version moderne de la belle et la bête. Dans un registre plus classique, Niklas Isfeldt (DREAM EVIL) assure également un très efficace duo. A l'image de ces deux collaborations, les titres sont tous parfaitement construis et interprétés par un groupe d'une étonnante maturité. En clair, il n'y a vraiment rien à jeter ici !

HELION PRIME frappe fort avec ce premier essai ébourrifant. Il fait soufler un vent de fraîcheur sur le power metal et se place en tête de liste des formations à suivre de très près dans le futur. Le label Divebomb Records ne s'y est pas trompé puisqu'il rééditera le 12 août 2016 l'abum initialement sorti de manière indépendante. Une reconnaisssance amplement méritée !


L'union ne fait pas nécessairement toujours la force...

Cet article n'a pas été écrit par un membre de l'équipe officielle de Metalship, et n'engage donc que son auteur, pas la rédaction du webzine.


Derrière ce nom énigmatique, Helion Prime, pioché sciemment dans ce film de science-fiction, Les Chroniques de Riddick, que les deux membres fondateurs de cette nouvelle entité affectionnent tout particulièrement, il y a la réunion de la chanteuse du groupe de Metal Symphonique Graveshadow, Heather Michele, et du guitariste de la formation de Thrash Metal Dire Peril, Jason Ashcraft. Le groupe nait, en effet, lorsque ce dernier propose à la belle vocaliste de travailler avec lui sur un projet mêlant à la fois Power Metal et des thèmes basés sur certaines théories scientifique actuelles et sur d'autres davantage imaginées par divers auteurs d'œuvres, qu'elles quelles soient, d'anticipation.

Si, indéniablement, musicalement, le Power Metal teinté de Heavy, et même parfois de Speed mélodique, voire même, plus rarement néanmoins, de musiques plus extrêmes, de ce collectif fonctionne plutôt bien, la douceur amène de la voix de cette chanteuse, celle-là même que l'on peut retrouver dans les milieux dit "Metal à chanteuse" dont elle est issue et qui lui sied parfaitement, n'est pas nécessairement des plus appréciables ici tant elle apporte un contraste bien trop grand. Et quand bien même pourrait-on trouver quelques raisons de se satisfaire de cette expression, on finira toujours par revenir à cette idée tenace qu'Helion Prime est tiraillé entre plusieurs mondes qui ne parviennent, finalement, que trop rarement à cohabiter. Dans l'ensemble le résultat est donc difficile à défendre.

You Keep What You Kill est, par exemple, un titre aux couplets vifs et féroces, relevés par quelques séquences aux voix gutturales Death (tiens donc) et aux refrains presque Symphoniques étrangement pourvus de passages aux voix scandées terriblement déplacées. Un morceau qui nous fera, malheureusement, sans conteste, penser à l'aspect passablement confus de certains des travaux des Canadiens d'Unleash the Archers. Apollo (the Eagle Has Landed) en est un autre pas nécessairement plus convaincant fardé de quelques mélopées dangereusement enjouées à la frontière d'une candide candeur. Tout comme d'ailleurs ce A Place I Thought I Knew, promenade légère aux accents Pop-Crunchy digne des radios-FM, coupé en deux par une, et une seule, accélération qui a l'avantage de nous maintenir en vie, ou de nous réanimer, c'est selon. Le disque se clôt par un Live and Die on This Day dont on peine parfois, pour ne pas dire souvent, à suivre les méandres tantôt inspirés par Within Temptation et autres Epica, et tantôt par d'autres choses beaucoup plus prestes et "âpres" (avec tous les guillemets de rigueurs qui s'imposent).

D'aucuns, sûrement à raison, me traiteront sans doute de puriste borné, et ce même si ceux qui me côtoient savent mon gout prononcé pour l'éclectisme et le métissage (en témoigne le spectre des genres que j'ai abordé ici dans mes modestes contributions) mais, le temps passant, j'ai acquis la certitude que toute idée n'est pas bonne à essayer et que certaines alliances doivent rester du domaine du fantasme et ne jamais voir le jour. Tout ça pour dire que, sans remettre nullement en cause les talents de chanteuse d'Heather Michele, l'associer à un tel projet était sans doute une erreur. L'union ne fait donc pas nécessairement toujours la force.



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Avis des chroniqueurs :  
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Gandalflegris
 



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Helion Prime - Infos

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Infos de Helion Prime

Sortie : 15 février 2016
Genre : Power Metal
Label : Divebomb Records
Playlist :
1. Into the Alien Terrain (1:39)
2. The Drake Equation (4:57)
3. Life Finds a Way (4:35)
4. Into the Black Hole (5:05)
5. A Place I Thought I Knew (5:51)
6. You Keep What You Kill (4:26)
7. The Ocean of Time (5:41)
8. Moon-Watcher (4:51)
9. Apollo (The Eagle Has Landed) (6:01)
10. Live and Die on This Day (7:08)
écouter : Ecouter l'album

Helion Prime

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Helion Prime
2016

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2016

Helion Prime
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Création : 2014
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