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Chroniques :: Chronique de Uglier than they used ta be

Chronique de Uglier than they used ta be

Ugly Kid Joe  - Uglier than they used ta be (Album)

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Toujours vivants !



Reformé en 2010, après 13 ans de sommeil, UGLY KID JOE s'était rappelé à notre bon souvenir en 2012 avec le EP Stairway to hell (chroniqué sur le site). Un effort estimable mais trop inconstant pour totalement convaincre du bien fondé de ce retour. On attendait un peu plus d'un groupe bourré de talent, qui avait franchement égayé le début des années 90 avec son hard rock énergique et fun, avant d'aborder un visage plus mature et plus sombre sur ses deux albums suivants, un Menace to sobriety excellent et un Motel California bien délabré. Mais qu'allait donc nous réserver As uglier as they used ta be ?

Le groupe titille la fibre nostalgique en démarquant habilement le titre et la pochette de son mythique premier EP As ugly as they wana be. Mais ne vous y trompez pas, c'est plutôt vers la seconde partie de la discographie des Américains que ce nouvel album se rapproche le plus. Les kids (qui n'en sont plus vraiment) continuent de creuser le sillon amorcé à l'époque, laissant l'inconscience juvénile de leurs débuts loin derrière. Le répertoire abordé a beau être moins léger, le groupe sait toujours proposer des chansons aux riffs simples et efficaces et aux refrains imparables. Les années n'ont pas entamé ce sens de la composition calibrée et on retrouve ici quelques jolis diamants, polis par des orfèvres en la matière. "Hell ain't hard to find" ou le superbe "She 's already gone" sont des tubes en puissance qui trouveront aisément leur place sur les radios US.

UGLY KID JOE sait aussi durcir le ton en quelques occasions comme sur "Bad seed" et "Under the bottom". Ce dernier titre ne cache pas des influences BLACK SABBATH déjà affichées par le passé avec l'association "Sweat leaf / Funky fresh country club" du premier EP . Les Américains se fendent ici aussi de deux reprises bien senties. "Ace of spades" de MOTORHEAD réchauffera sans aucun doute le coeur fatigué de ce bon vieux Lemmy. Elle se montre très respectueuse de l'original mais quand on a Phil Campbell en guest à la guitare, ça aide bien ! Phil apporte également son écot à "My old man" et "Under the bottom". La seconde cover est celle du morceau culte des TEMPTATIONS "Papa was a Rolling Stone". Elle se transforme rapidement en une espèce de boeuf jubilatoire, où la chanteuse rock Dallas Frasca rivalise haut la main avec l'excellent Whitfield Crane, et fait honneur à son surnom de "Janis Joplin" australienne.

Les Californiens n'oublient pas non plus une facette incontournable des groupes de hard US, qui a largement contribué à leur succès, à savoir les ballades électro-acoustiques (souvenez vous de "Cats in the craddle"). Ils en abusent sans doute un tantinet avec 4 représentants sur 11 titres. Mais on ne leur en tiendra pas trop rigueur car celles-ci sont de qualité et pas mièvres pour un sou, bien au contraire. L'ambiance mélancolique qui s'en dégage leur donne vraiment un supplément d'âme très appréciable. On retiendra particulièrement l'entêtant "Mirror of the man" (proche de GODSMACK) et "The enemy", dont l'apothéose électrique tardive fait dresser les poils.

Le quintet jouit encore aujourd'hui d'une belle côte de popularité. Preuves en sont la campagne de crowfunding du cd qui a atteint son objectif à hauteur de 201%, et des concerts rapidement sold out. Et si son heure de gloire est sans doute passée, on sent qu' UGLY KID JOE se fait plaisir et nous procure par la même occasion de bien bonnes vibrations, avec un disque sans prétention et extrêmement plaisant. Pas si moche que ça finalement !



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Avis des chroniqueurs :  
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Gandalflegris
 



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