Le Seigneur a posé un genou à terre,
La lame de l'épée posée sur son cou ;
Il est vaincu. Lui jadis courageux, si fier
Son corps mutilé sera offert aux loups
Lui qui a survécu au Marteau de l'Enfer
Qui éclate sur l'eau sans faire une ride
Les plaines résonnent d'un son sourd
Rien n'empêche la Genèse de se faire,
A travers un recueil de Contes Morbides
Qui annonce le retour de l'Empereur
Lui qui a su dompter la Bête,
Qui a mis à terre le Megatherion
Sous le regard vengeur de Seth
Nous, hordes noires, le prions
Car nous le suivons à Pandemonium
Pour goûter à sa décadente corruption
Car nous avons été conviés à son dominium
Le vin coule à flot, grande tentation
Et quand il arrive et voit ce Lac Froid,
Où une horde de noyés croupissent
Leurs doigts squelettiques grattant la surface
Et leurs griffes happant le Roi
Cette occasion était trop propice
Et le Seigneur se noie alors qu'il s'enlace
Mais dans la Mort, il a trouvé la Vanité
Une Némésis qui le mènera à la surface
Peut-être bien pour une éternité
Les Ailes de la Solitude lui voilent la face
Et sa tête roule au sol, tel un cauchemar
Ses yeux sont les Idoles du Chagrin
Tandis que se referme le Cercle des Tyrans
Lentement, le sang s'écoule et forme une mare
Mais le blé poussera de ce grain
Car partout déjà s'élèvent ses enfants
Avant que le Soleil d'Apollyons ne brûle nos os
Penchons-nous sur ce dernier Testament
Où de rares textes ont été extraits des cryptes
Des odes qui semblent sauvées des eaux
Que l'on découvre avec délice, lentement
Sous la Tristesse de la Lune, dans la crypte...