Peu avant l’annonce officielle du retour de Dino dans
Fear Factory, le guitariste d’origine mexicaine décide que l’heure de la sortie du deuxième disque de
Divine Heresy, son projet avec Tim Yeung.
Bringer Of Plagues doit clore une période noire chez les californiens, puisqu’après l’agression de Tommy Vext envers Dino Cazares et sa femme, ils devaient changer d’air et de pensées. Tommy a d’ailleurs été viré sur le champ et est parti continuer son chemin avec
Snot, reformé dix ans après la mort de Lynn Strait, avec Vext au chant. Rapidement, il se fait à nouveau virer et remarquer.
Dino a tant qu’à lui préféré se concentrer à la recherche d’un nouveau vocaliste, pouvant pousser son chant sous le mur de guitare, 8 cordes pour l’occasion, et de la machine Tim Yeung. Après le bref passage de Jake Veredika lors d’un concert, la place revient au fondateur de The Bereaved Travis Neal. L’ancien bassiste de
Nile se prête d’ailleurs au jeu, et c’est ainsi que le nom de Joe Payne s’affiche sur le line up du successeur de
Bleed The Fifth …
Une chose est claire dès le début de l’album, le chant est loin de faire mouche à tous les coups. Neal parfume son growl banal avec un chant clair … banal, et ce dès les premiers instants. Il faudra attendre «
Bringer Of Plagues » et le mélodique « Redefine » pour s’attendre à un résultat à la hauteur de nos attentes. Car oui, la musique a du mal à partir, les riffs de Cazares sont loin d’être inintéressant, mais l’ex-futur membre de l’usine de la peur tente beaucoup de mélodies, comme sur la fin de « Redefine », aérant nettement le titre. Et quand le « gros » bourrine, il arrive à nous lasser, ces coups de poignets sont énormes, à leur habitude, mais on a parfois l’impression qu’il dose mal.
Mais il y a autre chose qui frappe dans l’album ; les influences. Comme sur « Anarchaos », rappelant
Fear Factory avec ses sonorités organiques et mécaniques, le morceau semble être un plagiat presque raté ou encore sur le naïf «Monolithic Doomsday Devices » et son intro gerbante. Heureusement que les martelages incessants de Tim ne saturent pas l’auditeur, mais parviennent à les engouffrer dans un chemin plus monotone et parfois lassant.
Et si
Divine Heresy semble avoir changé en
Dragonforce avec l' intro du respectable Letter To Mother, c’est parce qu’ils ont du mal à partir dans un chemin précis. Leur musique semble se chercher, part dans tous les sens et c’est assez déroutant.
Il y a du bon dans ce nouveau
Fear Factory … euh…
Divine Heresy, mais le bon ne fait pas toujours le meilleur et c’est là qu’on attendait la bande à Dino. Après un album moyen,
Bringer Of Plagues parvient à rehausser le statut du groupe, pas très joli à voir après le départ de Vext, mais n’arrive pas totalement à maitriser son vis-à-vis, ce, malgré de bonnes idées.
Les arrivées ont eu du bon et on encourage vivement la suite du groupe avec ce line-up, sauf si Dino décide d’en finir avec son retour dans
Fear Factory. Qui sait ? L’avenir de
Divine Heresy est incertain …