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Chroniques :: Chronique de Dial Hard

Chronique de Dial Hard

Gotthard  - Dial Hard (Album)



Dire que le premier album éponyme des suisses de Gotthard avait véritablement ébahis un monde toujours avide de nouvelles sensations, est un doux euphémisme. Il apparaissait donc évident que le second effort de ces helvètes, après un premier album défendant un Hard Rock US efficace et épuré, mettant notamment en exergue les remarquables aptitudes de son chanteur Steve Lee et de son guitariste Leo Leoni, était attendu avec un fébrile fanatisme transis, digne du plus irrationnel des émois. Et c'est en cette année 1994 que ce deuxième efforts, intitulé Dial Hard, va mettre fin à ces interrogations tendues quant à la réalité des capacités de ce groupe jusqu'alors prometteur. Soit Dial Hard serait cette consécration confirmant les talents de ces musiciens, soit il serait ce châtiment infirmant leurs aptitudes.

Ce qui frappe d'emblée, à l'écoute de cette nouvelle œuvre, c'est la teneur notoirement plus agressive des morceaux qui la composent. On peut y entendre, en effet, une ferveur musical supplémentaire exprimée, notamment, par ces riffs clairement plus incisif et extrêmes que ceux apparaissant sur le premier album de ces suisses. Ce regain de virulence musical, nous offrant quelques moment à l'énergie phénoménale tels que Here Comes the Heat, She Goes Down ou Open Fire, démontre la volonté de Leo Leoni de donner un surcroit d'efficacité à des morceau qui, pourtant, n'en manquaient pas jusqu'alors. La vigueur nouvelle de cette créativité, mise formidablement en exergue par les dons remarquables du guitaristes pour composer des riffs à l'efficacité admirable, conjugué à la sensualité émouvante de la voix superbe de Steeve Lee offre un contraste délicieusement saisissant sur ces titres.

Mais Gotthard n'est pas de ceux qui s'enferment dans un concept unique, aussi bon soit il. De telle sortes, qu'outres les titres plus sémillants et plus ardents déjà évoqués, règnent en ce Dial Hard, beaucoup de nuances salutaires et de variété indispensables pour ne pas laisser sombrer l'esprit éveillé de l'auditoire en un ennui profondément ennuyeux. Ainsi des titres plus posés tels que les excellents Mountain Mama, Travellin Man, Get It While You Can, Come Together version revisité du classique des Beatles, mais aussi, par exemple, Dirty Devil Rock offre à ce plaidoyer un vernis aux teintes multiples loin de la monotonie angoissante de ces œuvres monochromes.

Seule des titres tels que Higher et I'm on My Way sembleront en deçà de l'exemplarité du reste de ce méfait. Le premier, bien trop classique, ne parviendra pas totalement à nous séduire. Quant au second, power ballade exaltée au romantisme pourtant très attendrissant, il ne saura nous faire oublier, et ce malgré d'évidentes qualités, l'excellence d'un All I Care For composée pour la précédente œuvre du groupe.

Quoiqu'il en soit ce second opus des helvètes de Gotthard est un album remarquable à de nombreux égards. Varié, efficace, attendrissant, charnelle mais aussi électrisant et intense, les adjectifs élogieux seront nombreux pour qualifier un opus dont la simple écoute suffit à nous convaincre que ce groupe, fort de seulement deux albums, est parvenu, de manière tout à fait méritoire, à se hisser parmi les plus illustres du genre. L'exploit d'une telle consécration est d'autant plus notoire qu'en cette période, aujourd'hui révolus, la concurrence était alors rude.



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