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Chroniques :: Chronique de Shadows of the Dying Sun

Chronique de Shadows of the Dying Sun

Insomnium  - Shadows of the Dying Sun (Album)

 8 
10

Varions les plaisirs!



Insomnium est devenu avec le temps l'un des fers de lance du Death Mélodique finlandais. Et pour cause, chacun de ses albums a su faire avancer la formation, lui conférant au passage une aura particulière aux yeux de quiconque s'intéresse de près ou de loin à la scène hyperactive du pays... Plus de trois ans après un One for Sorrow convaincant à défaut d'être réellement innovant, voici donc la sortie de Shadows of the Dying Sun, premier album composé et enregistré avec le nouveau guitariste Markus Vanhala (Omnium Gatherum)...


Dire que ce sixième opus est attendu de pied ferme par la communauté Death Mélodique est un pur euphémisme. Avec ses nombreuses tournées, Insomnium a démontré son savoir-faire indéniable et entend bien le prouver dès "The Primeval Dark". L'introduction laisse clairement comprendre qu'on a affaire à un opus atmosphérique, dans la lignée des derniers albums, One for Sorrow en tête. Impression vite confirmée par le premier 'hit' qu'est "While We Sleep". Ici, on retrouve avec un certain plaisir ce qui fait la force du combo, à savoir un duel de guitares finement aiguisées qui dépeignent un univers accrocheur et plutôt mélancolique. Intervient ensuite un chant clair qui, de l'aveu du groupe, a été la source d'un travail acharné, avant que Niilo et son chant extrême vienne justifier à lui-seul l'appellation Death.
Une entame tout ce qui a de plus efficace donc, même si nous restons clairement en terrain connu.

Pour la suite, Insomnium a semble-t-il joué la carte de la variété, en nous proposant des titres plutôt communs ("Revelation", "Collapsing Words") à d'autres un peu plus originaux. Dans cette catégorie, comment ne pas mentionner "Black Heart Rebellion" et "The River" , avec leurs blasts surprenants, leur force atmosphérique et ce sens inné de la mélodie? Comment oublier le mélancolique "Lose to Night", l'une des premières 'power-ballads' du groupe? Sans parler du puissant "Ephemeral" qui se place d'entrée comme l'une des meilleurs compositions d'Insomnium (au même niveau qu'un "Weather the Storm")... Pour terminer, les finlandais se permettent même d'explorer l'une de leurs facettes progressives à travers deux titres ("The Promethean Song" et "Shadows of the Dying Sun"), pour un rendu assez convaincant...
Autant d'arguments qui nous laissent croire que Shadows of the Dying Sun est l'un des albums les plus variés qu'est proposé Insomnium, bien plus ambitieux que ne l'était One for Sorrow en tout cas.

L'écoute attentive de l'album révélera une nouvelle fois cette richesse dans les arrangements, que ce soit par des claviers discrets mais omniprésents (enregistrés par Aleksi Munter de Swallow the Sun), par les guitares et leurs soli à tout-va, sans oublier cette structure rythmique qui semble plus libérée que jamais... Une marque de fabrique bien identifiable donc, mais qui semble plus culottée ici.


Avec son sixième album, Insomnium a visiblement cherché à étendre son influence en variant son propos. Bien évidemment, les fans ne seront pas déstabilisés, ils auront plutôt la sensation que l'arrivée de Markus Vanhala a littéralement boosté le groupe, qui affiche depuis une très grande forme. Pendant plus de 55 minutes, Shadows of the Dying Sun dévoile des compositions taillées pour le live ("Ephemeral", "Black Heart Rebellion"), tout en conservant une atmosphère typiquement finlandaise. Une nouvelle fois, la richesse de composition s'allie avec une exécution solide en tout point, véritable force du disque qui confirme le statut de cette formation!



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