Après s'être fait virer lâchement et déplorablement suite à la sortie du flop Supercharger par Roadrunner,
Machine Head revient avec un
Through The Ashes Of Empires et ils sont pas content !!!
En effet, le précédent opus du groupe était du plus mauvais gout, au son néo vomissant oubliant presque ses racines thrash metal et laissa un gout amer.
Le groupe, les fans, bref tout le monde, avaient jugés pour seul fautif le déplorable Ahrue Luster qui sera remplacé par l'ancien camarade de
Vio-Lence de Rob, Phil Demmel. Ce dernier, arrivé à la base pour finir la tournée de
Machine Head, se verra être embaucher par la bande et très vite adopté par les fans.
Revanchard, Rob et sa bande nous surprennent dès les premières notes d'Imperium avec un son nous rappelant un Burn My Eyes sous un mur de guitare jouissif. La technique est enfin de retour, avec toute fois les sonorités néo qui apparaissait dans le mitigé
The Burning Red à l'image du véloce "Bite The Bullet". C'est un nouveau
Machine Head auquel nous avons affaire et on pourra signaler que le chant de Rob, remplit de hargne et de furie, est de nouveau plus inspiré. Dave MacClain délivre une prestation des plus appréciables et se relache avec un jeu à la fois limpide, technique et diversifié. Infatiguable il use et abuse de sa double grosse caisse avec une aisance déconcertante.
Contrairement à des compositions faciles et mielleuses sur les deux opus précédents, des chansons comme "In The Presence Of My Enemy" ou l'entêtant "Days Turn Blue To Gray" sont beaucoup plus rentre dedans et recherchés. Phil Demmel n'ayant écrit qu'une chanson (Season Wither qui figurent sur la version US de TTAOE), nous offrent des soli timide et assez bon pour être remarqué sur les compositions menées par Rob Flynn.
Les textes de ce dernier abordent les sujets tel que les critiques lancer envers le groupe ou encore l'abandon de ses parents, chassant les démons qui lui pesaient depuis des années tout ceci sous un mélancolie très présente.
Adam Duce est lui aussi de nouveau plus engagé que par le passé, nous offrant des back vocals comme à la période de BME et une prestation rythmique maitrisée.
La bande d'Oakland nous livre aussi quelques chansons un peu fébrile, montrant les défauts accumulés ces dernières années à l'instar de "Vim" ou d'un ennuyeux "Wipe The Tears".
"Descend The Shades Of Night" termine l'album de la plus belle des manières avec une intro acoustique, un chant mélodieux du Général Flynn et un solo majestueux clôturant ce skeud en apothéose.
Machine Fuckin' Head est de retour avec un album qui leur permettra une fois de plus de resigner avec le label qui les avait balancer aux oubliettes pour quelques milliers de dollars, je parle bien sûr de Roadrunner "Business Enterprise" Records . On sent un groupe blessé dans son orgueil et tentant de se venger. L'arrivée de Demmel a fait beaucoup de bien au combo, qui donnera une nouvelle vie à la bande. Album inégal, qui laisse percevoir le meilleur pour le futur et qui aura toute fois le mérite de rassurer les fans ...