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Chroniques :: Chronique de The Blackening

Chronique de The Blackening

Machine Head  - The Blackening (Album)

Le miroir qui ne flatte pas



Burn My Eyes, sorti en 1994, avait révélé au monde que la machine était indestructible. Seulement ce premier album avait pénalisé le groupe, qui eu du mal à se renouveller et proposer une réalisation du même calibre ... Machine Head tenta de se fondre dans la mode neo metal de la fin des années 90, ce qui aura le don d'énerver et d'agacer certain (comme Kerry King qui les traita de vendu) ...

Supercharger avait réellement sonné la fin d'un groupe en manque d'inspiration et dépassé par le business. Délaissé par de nombreux fans, par sa maison de disque, le groupe tenta de relevé la tête avec le départ de Ahrue Luster (The King Of Quiche) et l'arrivée concluante de l'ex-compagnon d'arme de Rob Flynn dans Vio-Lence, Phil Demmel (le sauveur ?) ...
La recrue aura été de taille puisque Through The Ashes Of Empire signa le retour de Machine Head vers un son à la Burn My Eyes, mais pas totalement rassurant puisque des compos montraient les faiblesses accumulées dû aux précédentes sorties.
The Blackening devait confirmer le renouveau de la bande du général Flynn ou allait réellement laisser le combo dans l'oubli ... Rob Flynn avait annoncé l'écriture de ce Blackening comme le Master Of Puppets des années 2000, un peu présomptueux de la part du californien. Mais qu'en était-il réellement ?

L'intro sombre de Clenching The Fist Of Dissent nous met vite dans l'ambiance et les premières notes nous prédisent que cet album sera thrash ! Un clin d'oeil à Metallica et son Creeping Death pendant le break, des soli typiquement Maidenien, Machine Head is Back !
Les californiens auront sortis la tête de l'eau, offrant des compositions accrocheuses où le talent de chaque membre y est magnifiquement retranscrit, à l'image de ce Beautiful Morning où la voix de Flynn prend une tout autre dimension. Ce qui est surprenant, c'est la qualité des titres proposées, où l'on sent une réelle application dans les ambiances comme le démontre cet Aesthetics Of Hate, en l'honneur de Dimebag Darrell tué le 8 décembre 2004 sur scène, en réponse à un article d'un journaliste peu tendre envers le légendaire guitariste de Pantera ...

Personne ne regrettera les neo The Burning Red/Supercharger où la puissante du trois accords était de mise. The Blackening est un album nouveau pour Machine Head, revenant à des racines puissantes à la Burn My Eyes, thrash comme l'était TTAOE et surplombé de mélodies torturées ...
Si Machine Head a mit près de 13 ans pour réellement se relever de Burn My Eyes, il le fait merveilleusement bien, là où plusieurs groupes ont pu échouer, le géant est toujours là, mécontent et terrifiant de beauté ... On sent nettement l'influence eighties, comme sur ces duels auquels Flynn et Demmel se donnent en spectable. Si Vio-Lence n'avait pas bénéficié d'un succès énorme, les deux complices s'en donnent à coeur joie et le résultat est au rendez vous. Duel d'anthologie ! Et même quand on apprend que le vocaliste/guitariste de la bande a compté 75 riffs à Wolves, cela ne peut pas nous laisser stoïque. Alors oui, Machine Head a fait l'exploit de réussir The Blackening, mais c'est à se demander si c'est possible de faire mieux ...

La pochette, emprunté à un médiocre groupe de black metal (Funeral Mourning), représente un "roi squelette" avec un mirroir où est inscrit The Mirror Which Flatters Not (Le miroir qui ne flatte pas), chacun aura comprit la signification de cette phrase lourde de sens au sein de l'usine californienne. On aura rarement vu le groupe fouiller autant ses morceaux et ceci dans la durée avec des titres longs et douloureux ...
On ne pourra que resté bouche-bée suite au magnifique Now I Lay Thee Down et SURTOUT face à l'épique Halo ! Véritable chef d'oeuvre du genre, avec son break d'une beauté digne d'un Descend The Shades Of Night ( présent sur le précédent opus du groupe).

On ne pensait pas que Machine Head ferait aussi fort avec cet opus et pourtant, de bout en bout, les morceaux sont de tailles et clairement digne de la reconnaissance que Machine Head recevra suite à sa sortie aux USA, souvent boudé dans son pays et en oppostion, adulé en Europe.
On notera également le magnifique A Farewell To Arms pour clôturer nostalgiquement cet opus aux multiples facettes, reflettant l'évolution du groupe californien.

Vous l'aurez parfaitement compris, The Blackening est un album génial, qui évite la répétitié des morceaux et arrive à plonger son auditeur vers un chemin enflammé de mélancolie et de hargne. Après Through The Ashes Of Empires, Machine Head revient encore plus fort et a su relevé la tête, mais attention toute fois de ne pas attraper la pastèque dû au retour à la notoriété. Certains auront perdu la boule, on se rappelle de Metallica, et ce serait dommage que cela pénalise une fois encore le combo. Un album digne des références thrash de la grande époque, avec des sonorités plus actuelles et mieux condensées ...
The Blackening est clairement un must pour les fans de metal, qui restera comme il se doit, parmis les meilleures réalisations metal existantes ...

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par Choko, le 7 juillet 2009
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Machine Head- et un succès de plus



Le metal joué par ce groupe est excellent: un mélange de metal et de thrash où s'intercalent des passages acoustiques. Une recette apparemment simple mais qui marche. En effet, depuis 1994 et leur tube "Davidian", la recette est la même pour Machine Head.

En 2007, les américains nous reviennent avec The Blackening, une nouvelle réussite. On ne change pas et on reprend ses habitudes: rythmiques à rompre le cou, chant mi-clair mi-hurlé, riffs énormissimes de puissance. C'est bon, on est en terrain conquis! et là c'est parti pour une heure de metal "machine headien" absolument ébouriffant où les titres s'enchaînent sans temps mort: "Clenchist the fists of dissent", "Beautiful morning". Le groupe cherche à en mettre plein la vue et les oreilles à son auditoire et ils y parviennent; sans le bourrer d'éléments insignifiants, Machine Head parvient à se renouveler et propose à chaque titre quelque chose de nouveau, tout en intensifiant la puissance.
Pour décrire ce skeud, deux mots me viennent à l'esprit: rapidité et puissance. Le combo semble démoniaque, voire totalement incontrôlable, à l'image d'un "Now I lay thee down" aux riffs dévastateurs mais salvateurs ou d'un "Slanderous" lourd et plus rentre-dedans.
Néanmoins, le groupe sait également faire preuve de douceur (comme sur "A farewell to arms" et son intro énigmatique au chant clair inquiétant).
The Blackening est vraiment un nouveau chef d'oeuvre dans la carrière déja bien remplie du combo étatsunien. En plus d'être excellents en studio, ces gars-là se targuent également d'une très bonne réputation sur scène donc si vous êtes fan de ce groupe ou de ce genre de metal précipitez-vous sur les albums (je vous conseille Burn my eyes en plus de The Blackening) et foncez droit dans la fosse!



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Là où l'on pensait Machine Head coincé au fin fond de la division 2 du metal avec un Supercharger ignoble et un Through The Ashes Of Empire qui ne ferait bander qu'un puceau en manque de magazines pornos, Machine Head revient avec son meilleur album depuis le mythique Burn My Eyes.

Bref, une renaissance inespérée pour un groupe qui commençait à sentir le faisandé. En espérant qu'ils feront aussi bien par la suite...

mar. 7 juil. 09- 14:12  


The Blackening - Infos

Voir la discographie de Machine Head
Infos de The Blackening
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Sortie : 26 mars 2007
Genre : Heavy Metal
Label : Roadrunner Records
Playlist :
voir paroles : Voir les paroles
1. Clenching the Fists of Dissent (10:36)paroles de Clenching the Fists of Dissent
2. Beautiful Mourning (04:46)à écouter en premierparoles de Beautiful Mourning
3. Aesthetics of Hate (06:38)paroles de Aesthetics of Hate
4. Now I Lay Thee Down (05:35)à écouter en premierparoles de Now I Lay Thee Down
5. Slanderous (05:18)à écouter en premierparoles de Slanderous
6. Halo (09:04)paroles de Halo
7. Wolves (09:04)paroles de Wolves
8. A Farewell to Arms (10:15)paroles de A Farewell to Arms
9. Battery (05:03)paroles de Battery
écouter : Ecouter l'album

Machine Head

Machine Head
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Création : 1992
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