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Chroniques :: Chronique de Bridges To Burn

Chronique de Bridges To Burn

16  - Bridges To Burn (Album)

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Le sludge metal pour les nuls

Cet article n'a pas été écrit par un membre de l'équipe officielle de Metalship, et n'engage donc que son auteur, pas la rédaction du webzine.


« Sludge : (mud) vase , fange ; Industry boue; (in engine) cambouis »

« Ah ces puristes, toujours à inventer des trucs. Après le neo metal, le deathcore, le gothopouf-core, voici qu’il y a maintenant le sludge ? Bientôt on parlera de brutal sludge symphonique nan ? Tssss.»

C’est plus ou moins ce que je me suis dit lorsque que j’ai rencontré cette expression pour la première fois, pensant que c’était encore une excentricité du groupe lui-même, qui se serait collé une étiquette à part juste pour faire genre. Grave erreur. Bien sûr, il y a bon nombre de groupes qui le font à tort (Betraying The…non non rien) ou à raison (Om Mani), mais là il ne s’agissait pas de ça. En consultant la bio de 16 (« sixteen » et non « seize », j’vous ai entendu bande de sales frenchies) je remarque que le groupe a été créé en 1991 en Californie, et que donc le sludge c’est carrément pas du tout un nouveau truc mais plutôt un genre de metal qui n’est pas souvent sorti de l’underground. Et ouais, encore de ces soirs où on se couche moins con que la veille. Ce Bridges To Burn sera donc pour moi l’album qui me fera découvrir un genre, et je dois avouer après écoute que j’ai fait là une très bonne pioche.
L’album commence avec Throw In The Towel : quelques cymbales frappées, puis là viennent les guitares, le chant, et tout de suite ça vous saute aux oreilles, c’est sluuuudgy ! La production est claire, on distingue nettement tous les instruments, pourtant le tout nage dans un je-ne-sais-pas-quoi complètement poisseux et qui englue toute la musique. Le son est massif, a un rendu assez proche du live (le groupe s’est autoproduit, ceci explique sûrement cela) et ça il n’y a pas besoin de pousser le bouton du volume à fond pour s’en rendre compte. Tout est très fluide et homogène, les chansons s’enchaînent très naturellement et on arrive bien vite à la fin sans s’en rendre compte, le tracklisting est bien équilibré. Cette homogénéité a cependant un revers : aucun titre ne se démarque vraiment du lot. La voix torturée de Cris Jerue apporte énormément à la force des compositions, avec ses montées en puissance et son timbre écorché qui donne l’impression qu’il sanglote. Je n’ai jamais pu voir le groupe en live jusqu’à présent, mais je parie que si ce chanteur a une présence scénique à la hauteur de sa prestation vocale, ça doit être un sacré tueur ! On aura même droit à quelques incursions plus ou moins chantées ici et là, notamment sur la dernière piste. Si l’album est plutôt basé sur des tempos moyens, il contient son lot d’accélérations et de breaks qui appellent inévitablement à un headbanging frénétique (Let Me Down (Again), Me & My Shadow). Les amateurs de mélodies ne seront pas à la fête ici, vu qu’ils sont la plupart du temps noyés dans le sludge. La basse quant à elle ronronne comme il faut, groove comme il faut, nous gratifie de quelques interventions fort bien senties (le début de Monday Bloody Monday) et couplée à la guitare de Bobby Ferry pondent des rythmiques qui vous abattront et vous feront ramper comme un GI dans la boue de la forêt vietnamienne. Le batteur n’est pas en reste, il a un jeu très direct mais pourtant pas simpliste du tout, notamment au niveau des cymbales.
Lourd, oppressant et groovy, cet album de 16, le premier de sludge qui m’ait été donné d’écouter,est une excellente définition de sludge et un choix idéal si vous voulez découvrir ce genre (aussi si vous voulez marcher sur les traces de votre maître). Il m’a fait une très forte impression, à tel point que j’ai été l’acheter le lendemain même de ma première écoute. D’ailleurs, sachez que si vous vous procurez l’album (ce que vous devriez logiquement faire après avoir parcouru les quelques lignes au-dessus) vous aurez un artwork classieux réalisé par Florian Bertmer qui, s’il n’a pas la renommée d’un Travis Smith ou d’un John Baizley n’aurait pas à rougir face à leurs créations. Son style ici est proche de celui du dernier cité, tout en précision, fourmillant de détails et de couleurs. De plus le groupe est signé chez les excellents Relapse Records, ce qui en soi est déjà un gage de qualité indéniable.

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par Solo Necrozis, le 24 décembre 2009
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Bridges To Burn - Infos

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Infos de Bridges To Burn
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Sortie : 20 janvier 2009
Genre : Sludge Metal
Playlist :
1. Throw in the Towel (03:21)
2. Skin & Bones (03:53)
3. Me & My Shadow (05:03)
4. Man Interrupted (02:40)
5. Flake (03:53)
6. You Let Me Down (Again) (03:28)
7. Monday Bloody Monday (03:41)
8. Permanent Good One (04:22)
9. So Broken Down (03:36)
10. Thorn in Your Side (04:06)
11. What Went Wrong? (03:57)
12. Missed the Boat (04:34)
écouter : Ecouter l'album



16

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Bridges To Burn
2009

16
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