Cet article n'a pas été écrit par un membre de l'équipe officielle de Metalship, et n'engage donc que son auteur, pas la rédaction du webzine.
Pour nous, adorateurs de Metal, la Suisse est un lieu sacré. De
Celtic Frost jusqu'à
Samael en passant par
Mumakil, Nostromo,
Coroner ou encore
Paysage d'Hiver, elle a su taillé sa réputation musicale a grands coups d'oeuvres d'art et parfois même de délicieux chefs d'oeuvres...
Darkspace, formation Suisse qui naquit en 1999, et accueillant dans ses rangs rien de moins que Wintherr (sous le nom de Wroth), seul membre de
Paysage d'Hiver, Zorgh et Zhaaral, fondateur du récent Sun Of The Blind, fait partie de ces groupes qui ne peuvent être loupé sur la scène, tant leur caractère unique et leur génie sont grand.
Darkspace, qui porte à merveille son nom, c'est l'espace, le vide absolu, le néant le plus total. Aux toutes premières notes du clavier, éthéré et on ne peut plus cosmique, qui introduit Dark 3.11, il nous devient impossible de reculer, tellement la force d'attraction du combo suisse est grande, tellement sa musique, véritable tornade cosmique, se transforme petit à petit en un trou noir qui dévore notre esprit pendant les 79 minutes (et 14 secondes) de cet album...
Car le groupe officie dans un Black Metal cosmique et ambiant au plus haut point, terriblement martelant et impétueux, tel un cyclone de néant, où une voix, que dis je, une plainte, déchirée, hurlant toute son âme, se fond dans un typhon sonore de guitare apocalyptique, de nappes de clavier sidérales et de leads de guitare éthérées et fantomatiques, résonnant comme l'écho de l'âme déchirée du néant.
Et pourtant, malgré un style plutôt linéaire et des compositions particulièrement non-courtes (pardonnez la litote), on ne s'ennuie jamais, tétanisés par la supernova auditive de l'album. Celui ci ne se contente pas que de passages intenses et ardents. Non, il nous fait naviguer au gré des vents stellaires, et cesse parfois son imposante et impérieuse violence pour des passages bien plus éthérés et atmosphériques, pour mieux reprendre le nébuleux orage qui pèse sur son âme. Le combo se permet même des passages nettement axés Dark Ambiant, notamment dans la 3.16 où nous pouvons entendre un sombre monologue tiré du "Prince des Ténèbres" de John Carpenter.
Vous l'aurez compris, Dark Space 3ème du nom, sorti en 2008 sous le label Avantgarde Music (écurie ayant déjà pris sous son aile
Ad Hominem,
Behemoth et autres
Carpathian Forest...) est une véritable perle de musique sombre et apocalyptique, et la digne continuité des précédentes productions du groupe.
A ne pas écouter, mais à vivre!