Cet article n'a pas été écrit par un membre de l'équipe officielle de Metalship, et n'engage donc que son auteur, pas la rédaction du webzine.
Vous rappelez-vous Arntor? Un album majestueux, épique et mélodique, qui dévoila à la face du monde le talent de Valfar, tête pensante de
Windir. Arntor fut grand, mais manquait parfois de maitrise et souffrait d'un son qui n'était pas à la hauteur de sa superbe. Et arrive 1184, le troisième disque des Norvégiens, et pas le moindre. Sâchez cependant que
Windir à nettement évolué et changer en comparaison de ses précédentes oeuvres. Le son est désormais bien plus massif, plus puissant, plus percutant. Mais surtout, les compositions et la direction du groupe ont elles aussi bien changées. Le clavier, bien plus éthéré et présent qu'avant, se permet désormais de nombreux breaks au sonorités électroniques, parsemées de plage de synthé que je qualifierai presque d'ambiante. Et ce point s'entend dès les premières notes de l'album ; Todeswalzer, chanson phare de l'album, commence par quelques notes de synthé (très "brightness"), pour mieux laisser
Windir envoyer la sauce. Car ne vous méprenez pas, gentes dames et messieurs,
Windir, bien que différent, reste
Windir et garde les recettes si propres au groupe. Ainsi, nous pouvons encore nous délecter de ces magnifiques leads de guitare propres au groupe, désormais encore plus travaillées et évoluant souvent en contrepoint, mêlant toujours aussi bien tristesse et puissance. Le chant de Valfar est ainsi toujours aussi déchiré et aggressif, si ce n'est plus!
Autre changement notable, l'album se veut plus direct, plus "black" que les précédents, malgré un son plus puissant et des influences plus variés. Il parait ainsi beaucoup moins pagan que les précédents, mais la présence d'accordéon sur quelques rares passages (dans 1184 par exemple), les chants clairs et le côté toujours aussi guerrier laisse les traces du genre. Pour revenir sur les compositions, que j'avais évoqué plus travaillées, elles sont souvent très variées ; changement de tempo, passage à des breaks au clavier... tout en restant généralement dans le même thème, ce qui se trouve être une belle qualité, et quelque peu un défaut. Défaut car l'on peut facilement avoir un sentiment de redondance en écoutant l'album (du genre "ah mais j'ai déjà entendu ce passage avant"), surement dû au fait que les chansons restent très généralement dans la même tonalité et utilisent les mêmes recettes (leads du même genre ou passages claviers semblables).
Cependant, cela n'entache en rien la qualité de l'album, peut être un peu dur à saisir aux premières écoutes, mais O combien excellent une fois chaque subtilités appréhendées.
Des chansons à recommender? Hum et bien... la magnifique Todeswalzer, la mélodique Hreidra, la guerrière Destroy, la sombre Black New Age et sa superbe fin electro, mais aussi l'épique Journey to the end qui réserve une belle surprise en tant que chanson de fin d'album. Bon allez je spoil? Un excellent morceau qui se termine en composition électronique de plusieurs minutes... franchement très bon et avouons le, original pour du black metal.
C'est donc sur ces paroles que ma chronique se termine. 1184, fruit d'un groupe qui aura su marquer le black metal, et oserai je même, la musique.
A écouter!