The Seven Gates n’est pas vraiment un nouveau venu sur la scène française, même si cet album
Angel of Suffering est le premier du groupe. En effet, parmi ses rangs, on trouve Michel, ex-Mutilated et ex-Winds Of Sirius et Vincent lui aussi ex-Winds Of Sirius et ex-Akhenathon et Daemonium… Bref, des pionniers de la scène extrême française qui renouent aujourd’hui le fer avec
The Seven Gates. Groupe qui a rapidement gravi les échellons puisque après seulement une démo et un mini cd,
The Seven Gates signe sur un label américain pour ce premier album !
Rien que les premières notes nous replongent dans un Death Metal à l’ancienne où on sent planer l’ombre d’un
Morbid Angel, voire
Autopsy… Le son est old school, ce qui ne signifie pas « sans maîtrise » et « cheap », loin de là !
Non, les pionniers n’ont rien perdu de leur maîtrise d’antan ! Les riffs sont puissants, efficaces et ravageurs !
Les solos de guitares sont carrément planant et aériens, comme sur Pressure ou encore Gehenna’s Sword, le tout soutenu par une batterie qui fait mouche à chaque fois, comme le montre No Salvation par exemple.
La musique qui se dégage de ce premier album est somme toute assez sombre et violente. Ce disque est une véritable invitation au headbanging.
Avec
Angel Of Suffering,
The Seven Gates en profite pour nous faire bénéficier des anciens titres disponibles sur le mini cd Gehenna’s Sword qui sont tous inclus sur l’album. Ces titres s’incorporent très bien à l’ensemble, qui est assez homogène. Ce qui veut dire que les titres n’ont pas vieilli d’un poil et on ne saurait dire lesquels sont les plus anciens.
Le chant death de Vincent convient parfaitement pour créer des ambiances macabres tout au long de ce nouvel opus et fait des ravages ! De plus, sa basse, sur le titre éponyme par exemple, vient apporter de la puissance à tout ce chaos sonore qui sent bon les débuts du Death Metal des années ’80 !
La maîtrise avec laquelle le groupe recrée un climat très old school nous donne l’impression de connaître par cœur chaque morceau et de l’avoir déjà entendu mille fois, mais pas dans le sens négatif du terme, plutôt dans le sens où l’on a l’impression que chaque morceau est culte. Comme si, à l’image d’un
Obituary,
The Seven Gates se réveillait d’une longue hibernation, sans avoir bougé d’un iota.
En bref, cet opus est un must pour tout fan de Death Metal à tendances Old School, et surtout pour ceux qui soutiennent la scène française !! La puissance et la maîtrise avec lesquelles sont exécutés cet album en font assurément un album de référence dans le paysage musical français signé aux States…
Avec
The Seven Gates, une folle envie de se (re)plonger dans la scène Death Old School Française se fait ressentir, mais la plupart des groupes ont disparu aujourd’hui…
Alors que Massacra, Sepulchral ou encore Frayeurs et Infest ne sont plus,
The Seven Gates vient si hisser aux côtés d’Agressor en chef de file du Death Metal Made In France !!!
Rappelons juste : Ils sont Bourguignons !!!