Et oui, nos frères québécois ont une scène qui ne cesse de rayonner… Avec par exemple
Voivod,
Kataklysm, Gris, Forteresse, etc.
C’est au tour d’
Augury de venir épater le monde avec son
Death Progressif et puissant.
Avec Concealed, leur premier album,
Augury place la barre très haut !
Beatus, le morceau d’ouverture nous plonge dans un monde de musique baroque classique accompagnée de chants féminins et d’un chant death presque murmuré. On s’attend à entrer dans un disque de gothic metal avec un schéma de type « la Belle et la Bête » (un chant guttural en duo avec un chant lyrique féminin, très à la mode à l’époque…). Et finalement une déferlante de guitare et batteries surpuissantes viennent casser toute illusion. Le chant murmuré devient un chant massacreur. On croirait plus entrer dans un Brutal
Death Therionesque grandiloquent. Ce titre laisse exploser toute l’inventivité et l’imagination de ses musiciens, sans oublier non plus la maîtrise…
Rien que pour ce titre, l’album vaut le coup d’être entendu.
Les autres morceaux sont loin d’être mauvais eux aussi…
Augury laisse vraiment une place importante à la puissance et sa maîtrise des instruments, comme sur Cosmic Migration par exemple et son intro de basse qui fait indéniablement penser à
Necrophagist et son Only Ash Remains.
Augury ne stagne pas dans un style simpliste, il puise des influences par-ci par-là pour au final arriver à créer des titres qui ont une identité propre et en même temps avec la marque de fabrique du groupe.
Sur certains titres, on retrouve ce chant féminin du début, mais il est utilisé avec modération pour ne pas entrer dans une musique trop kitsch. Des passages en chant clair peut rappeler les heures de gloire de
Soilwork par moment. Des passages sont plus atmosphériques comme dans Cosmic Migration, qui est un titre qui met vraiment en valeur le côté progressif du groupe. D’autres passages sont carrément plus brutaux, mais toujours avec cette modération ajoutée par le côté progressif. Certaines intro plongent dans un monde à la croisée entre une musique orientale et une musique de Far West pour au final se retrouver dans l’espace (Alien Shores par exemple).
A la première écoute, on ne sait jamais jusqu’où les québécois vont nous emmener et il reste toujours un part de surprise.
Rien à voir avec un
Cannibal Corpse dont la musique est plus que prévisible d’un album à l’autre. Ici, d’une note à l’autre, tout peut changer.
Au final, on gardera en mémoire la complexité et la diversité de la musique d’
Augury, et c’est malheureusement pour cela que le groupe ne s’est pas fait plus connaître… Un disque peu accessible pour les non initiés, mais ô combien original et intéressant ! On ne pourra pas reprocher à
Augury son manque d’imagination, ni son son surpuissant mettant bien en valeur chaque instrument, et notons aussi que cette prouesse musicale est seulement le premier album du groupe…
Vivement le prochain donc, prévu pour 2009…
A suivre…