Death, c'est l'histoire d'un homme qui aura éblouit la scène metal de part son génie et sa créativité. Toujours en plein renouvellement, avec un line up différent sur chacun de ses albums et par sa qualité foudroyante.
L'histoire (si courte) de Death s'arrêta brutalement le 13 décembre 2001 suite à la mort regrettée de son père : Chuck Schuldiner. Car oui, Death était un véritable bijoux du genre, mené d'une main de chef par son leadeur charismatique.
Moins d'un mois avant sa mort, Chuck a produit le premier album live du groupe tiré d'un live à Los Angeles du 5 décembre 1998, sobrement intitulé
Live in L.A. (Death & Raw) ...
C'est sous un signe de
testament que "The Philosopher" ouvre le bal. Et déjà un petit soucis! Le son n'est pas à la hauteur de la galette proposée mais toute fois, tout le talent du groupe est au rendez vous avec le même line up que sur "
The Sound Of Perseverance". En fait, ce live devait servir à payer les frais de maladie de Chuck mais cela n'est pas arrivé assez vite... On peut donc aussi se dire que ce live ne présente pas les clichés habituels des enregistrements avec souvent le "Scream for the DVD" ou les conneries du genre. C'est donc un live type de ce que Death faisait en concert. Le peu de fois où on entend Chuck dialogué avec le public sont assez discrète voir même timide, toute fois, on ne peut qu'admirer la technicité du groupe sur des titres comme "Crystal Mountain" ou encore "Zero Tolerance" tout deux tirés de l'album Symbolic où le côté progressif du groupe est remarqué.
Il y a bien entendu le mythique "Zombie Ritual" et son intro malsaine, présent sur
Scream Bloody Gore. Le chant du Père a changé, n'évoluant plus dans le registre guttural des débuts mais plus vers le black, sans n'être pour autant un chant black metal à part entière.
Les changement incessant de line up de Death auront apporté une réelle et débordante créativité musical pour le groupe. Shannon Hamm à la guitare n'enfreind pas la règle.
Pour la petite histoire, ce guitariste jouait de temps en temps avec
Dimebag Darrell (
Pantera,
Damageplan) qui disait de lui que c'était l'un des meilleurs gratteux qu'il connaissait, "Empty Words" est une chanson parmis tant d'autres où l'on peut admirer son jeu.
Les contre-temps perpétuel de Richard Christy sont à l'image de son groupe, carré et précis ! Chuck Schuldiner a toujours fait en sorte de s'entourer des meilleurs du genre et tout cela a toujours été bénéfique et en faveur de Death. Quand on entend la basse de Scott Clendenin, on comprendra de suite pourquoi son leadeur l'a choisit pour participer à
Control Denied, l'autre projet de Chuck. Voilà ce que laissera Death sur ce Live in L.A. où l'héritage du groupe reste intact, un précurseur dans plusieurs domaines tant dans le death metal que dans le progressif.
Cet album live raviera les fans du genre comme ceux ne connaissant pas le groupe, qui aura ouvert à des horizons lointaines l'imagerie "Death Metal". Ce n'est pas l'album live de la décennie mais procurera le plaisir d'entendre le travail toujours très professionnel de Chuck Schuldiner, il conservera l'image d'un garçon modeste et sympathique. Puis succombera de son cancer et ne nous laissera que nos yeux pour pleurer.
R.I.P. Chuck !