4 années après le EP
Vanishing Celestial Bodies qui avait servit à les faire connaitre,
Neurothing revient en 2009 avec son premier album. Les polonais produisent donc une nouvelle fois leur réalisation et poursuivent leur chemin dans un death/thrash expérimental ...
L'intro,
Hope, nous plonge directement dans un univers froid et chimique qui nous emporte dans les couloirs d'une salle d'expérimentation abandonnée futuriste où tout semble mort ...
C'est donc parti pour un long voyage avec l'enchainement de titres brutaux, robotiques et glaciaux ...
Le son de
Neurothing est un mélange fluide entre
Meshuggah et
Fear Factory, les guitares sept cordes, accordées très bas, y sont sans doute pour quelque chose.
A l'écoute du tordant
Hands of Death, tout semble si désespérant et douloureux ... Les compositions sont tranchantes, voir même stridantes sur certaines parties et confirme les capacités techniques des musiciens manipulant contre-temps et riffs syncopés.
On peut toute fois regretté qu'aucune chanson n'arrive réellement à se démarquer malgré des morceaux intéressant mais mal exploités. Le chant est étrangement ressemblant à celui de Jens Kidman et les sussurations angoissantes ne parvient pas à faire oublier l'ombre de
Meshuggah.
Neurothing réussit, néanmoins, à faire sombrer son auditeur dans un voyage psychoptique parfumé de folie et de terreur.
Ce premier album est une semi-réussite pour le groupe polonais et la similitude successive des titres est troublante... Ce n'est pas l'album de l'année mais il ravira les fans du genre, signant les prémices de
Neurothing. On pourra toute fois regretté la sensation de déjà vue, où les influences prennent une place plus qu'importante dans ce Murderbook et le manque de prise de risque ...
Intéressant mais toute fois dispensable.