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Chroniques :: Chronique de Live in Midgard

Chronique de Live in Midgard

Therion  - Live in Midgard (Double Album Live)

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Le premier album live de Therion



Alors que leurs carrières atteignait déjà sa quinzième année, et après le succès de Deggial et celui un peu plus mitigé de Secret of the Runes, les musiciens de Therion décidèrent de s’accorder une petite pause de trois ans avant la réalisation des albums jumeaux Lemuria et Sirius B. Durant cette période, ils réalisèrent d’abord Bells of Doom, une compile de leurs premiers titres de leur période heavy, puis un double CD live regroupant leurs plus grands hits : Live In Midgard, ou quand les musiciens d’Asgard visitent les hommes... Une sorte de compile live, l’occasion de démontrer leurs capacités scénique et techniques, largement mises à contribution pour fournir un son d’une qualité exceptionnelle.
Le tout comprenait au final vingt quatre chansons répartis sur deux CD. Le premier débute, comme il se doit, pas les hurlements du public impatient scandant « Therion, Therion » de plus en plus fort, jusqu’aux premiers accords marquant l’arrivée des musiciens.
Le premier CD fait pratiquement l’inventaire de la discographie du groupe, avec une chanson tirée de chaque album, et pratiquement dans l’ordre chronologique.
Le choix de la chanson d’introduction se porta donc sur Ginnungagap, qui est également celle de Secret of the Runes ; et véhicule du même coup la même valeur symbolique. Dans la mythologie nordique, Ginnungagap est en effet le gouffre qui, à l’origine des temps, séparait les mondes du feu et de la glace. Il est en tout cas impressionnant de constater que le passage en life n’altère en rien les chœurs ; en particulier les chœurs féminins ne sont absolument pas recouverts par les basses.
Viennent ensuite trois chefs d’œuvres, trois morceaux de bravoure, probablement les trois meilleurs titres de Theli, Vovin et Deggial: Invocation of Naamah, Birth of Venus Illegitima et Enter Vril-Ya. Toutes trois très populaire, toutes trois typiquement « therionesque » dans leur composition, c'est-à-dire essentiellement constituées de chœurs ; mais au milieu des influences épiques, Birth of Venus Illegitima introduit l’un de ces étrange souffle de nostalgie qui parfois se glissent au milieu des rythmes triomphants… Une sorte de regret, peut être inconscient, une évocation de la beauté que le monde a perdue.
Riders of Theli vient ensuite renforcer l’influence épique et introduire à son tour Lepaca Kliffoth. Puis c’est le tour de Beyond Sanctorum avec Symphony of the Deads ; de Symphony Masses: Ho Drakon Ho Megas avec A Black Rose ; et enfin de Of Darkness avec The Return. Là s’arrête l’inventaire ; on ne remontera pas jusqu’aux démos des années 89-90.
Le choix du groupe fut ensuite de présenter trois de ses morceaux les plus atypiques : comme si, après avoir clairement exposé leur style général, ils faisaient la preuve de leur capacité à intégrer d’autres styles. C’est d’abord les influences death et black de Baal Reginon (Symphony Masses: Ho Drakon Ho Megas), puis le chant heavy de Flesh of The Gods (Deggial) et enfin Seawinds (Crowning of Atlantis), l’une des seuls chansons du groupe exclusivement à voix féminine.
Pourquoi rajouter ensuite Schwarzalbenheim, l’une des chansons de Secret of The Runs, et donc marqué par la présence quasi exclusive de chœurs ? Difficile à dire. Peut être pour rappeler combien une telle composition peut être atypique dans le monde du metal, combien l’absence de lead singer peut être déboussolante ?
Dans ce cas, terminer ce premier volet par In the Desert of Set prend un certains sens. D’une certaine façon c’est une chanson rassurante, typique de Theli, où les chœurs alternent ou restent en retrait derrière le chant heavy, où le rythme rapide nous entraîne et ne nous laisse pas le temps de souffler ; bref, un peu moins subtile mais efficace.
En somme, le groupe ne fait que développer sa propre complexité aux oreilles des auditeurs : tiraillé d’une part entre la fascination de Johnsson pour le classique, et la conception que le public a du métal, il ne peut prétendre à une popularité équivalente à celle de Nightwish ou Epica, qui ne s’écartent que très prudemment des voies toute tracées. C’est injuste, car des trois, Therion sera sans doute celui qui aura apporté le plus au développement et à l’évolution de la musique ; celui dont les compositions auront étés le plus avancés.


Que peut bien nous présenter le deuxième CD après tout cela ? D’abord, il comporte lui aussi des éléments repris dans toute la discographie du groupe, mais sans grand ordre. Débuter sur The Wings of the Hydra, première chanson de Lepaca Kliffoth est un curieux choix ; enchainer sur deux titres de Secret of the Runes l’est également. Le reste est à l'avenant, avec une succession de titres Theli, Deggial et Lepaca Klifoth principalement.
On doit cependant saluer t le retour de Beauty in Black, qui fit l’objet du premier cingle du groupe, en 1995. Plus lente que la majeure partie de leurs productions de l’époque, exécutée par deux chanteurs d’opéra, elle reste l’un de mes titres préférés malgré tout ce qui vient ensuite.



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Commentaires


Voir les 1 commentaires précédents
Même note pour ma part. Ce live n'est pas facile à appréhender, toutes les périodes se télescopent. Plus un best live qu'autre chose, mais cela reste très bon et offre une superbe occasion de découvrir le groupe pour les retardataires !
dim. 10 mai 09- 15:14  
Pas mal, mais on a l'impression que le CD 2 a un peu été occulté

'Wine of Aluqah' et 'Summernight city', ne sont pas des inédits puisque figurant respectivement sur "Vovin" et "Secret Of The Runes" (reprise de ABBA ayant fait l'objet d'un clip d'ailleur) ;)

dim. 10 mai 09- 16:02  
Oups t'a raison pour Wine of Aluqua merci Bodom ! Et Summernight city, j'avais oublié qu'il était en bonus sur Secret of the Runes. Pourtant j'en parlais dans ma chronique, la honte !
dim. 10 mai 09- 18:13  


Live in Midgard - Infos

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Sortie : 30 septembre 2002
Genre : Symphonic Metal
Double Album Live

Playlist :
1. Disc 1
2. Ginnungagap (The Black Hole) (06:39)
3. Invocation of Naamah (05:23)culte !culte !
4. Birth of Venus Illegitima (05:20)culte !culte !
5. Enter Vril-Ya (07:01)à écouter en premier
6. Riders of Theli (03:12)à écouter en premier
7. Symphony of the Dead (03:46)à écouter en premier
8. A Black Rose (02:22)à écouter en premier
9. The Return (02:41)
10. Baal Reginon (02:20)à écouter en premier
11. Flesh of the Gods (04:20)à écouter en premier
12. Seawinds (Accept cover) (05:02)culte !culte !listen
13. Schwarzalbenheim (Gold der Unterwelt) (03:40)
14. In the Desert of Set (05:40)à écouter en premier
15. 
16. Disc 2
17. The Wings of the Hydra (03:25)culte !culte !
18. Asgård (The Bifrost Bridge) (04:13)culte !culte !
19. Secret of the Runes (04:23)à écouter en premier
20. The Rise of Sodom and Gomorrah (05:54)culte !culte !
21. Summernight City (Abba cover) (05:11)culte !culte !listen
22. Beauty in Black (03:43)à écouter en premier
23. Seven Secrets of the Sphinx (03:39)à écouter en premier
24. The Wine of Aluqah (04:54)culte !culte !
25. Raven of Dispersion (06:26)culte !culte !
26. To Mega Therion (08:31)
27. Cults of the Shadow (06:38)
écouter : Ecouter l'album



Therion

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Genre : Metal symphonique
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Création : 1996
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