C'est en 2005 que les gallois de
Bullet For My Valentine alors méconnus émergent dans la scène internationale avec ce premier lancer qu'est « The
Poison ». L'album est très bien accueilli du publique et contribue à faire passer la bande de Matthew Tuck au rang de groupe phare d'un genre qui cartonne alors outre-Atlantique avec des groupes comme
Trivium ou
Killswitch Engage. Opportunistes nos p'tits anglais ? surement ! A jeter à la poubelle? Nullement !
Comment qualifier le genre de
Bullet For My Valentine ? Pour peu que l'on accorde de l'importance à cette question, nous qualifierons leur musique de « metalcore mélodique ». En fait, le style des gallois se repose sur des guitares très mélodiques typées Metalcore, voire Death mélodique . Dessus vient se poser une voix claire passe partout secondée d'un chant crié plus agressif.
Enfin, de bons solis de guitare un peu kitch mais qui ne vont pas dans l'abus de technique viennent clore le tout.
Les musiciens nous livrent donc un Metalcore de qualité qui mêle la violence du Metal et la douceur d'une voix claire bien maitrisée. C'est d'ailleurs cet aspect de leur musique qui leur vaudra cette image de « p'tits lovers métalleux », et il y a un peu de ça.
Enfin, rassurons nous, les gallois n'ont pas oublié leurs couilles chez eux !
Cependant ce même aspect typique du groupe est aussi cible de nombreuses critiques. On les accuserait entre autre de dissimuler les petits miaulements d'ados de Matt Tuck derrière des cris plus violents. J'ai même entendu dire qu'ils n'étaient « pas assez Metal » : ouais c'est très con. Mais revenons-en au cœur du sujet.
« The poison » est un album plutôt complet, il y en a pour tout les gouts. Entre la très belle balade « Tears don't Fall » ou la plus violente «
Suffocation », les amateurs de Metal mélodique seront servis ! Ainsi tout les titres sont des tubes en puissance et aucun ne semble faire office de remplissage. La bande de Matt Tuck nous mitraille donc à coup de riffs destructeurs et de refrains accrocheurs, proposant ainsi une musique accessible et sans prise de risques.
Cependant le groupe se repose encore trop sur des influences allant de
Metallica à Lostprophets en passant par
Trivium et autres
In Flames. Et c'est cette proximité poussée qui en amène parfois certains à crier au plagiat. Mais plagiat ou pas, la consolidation de son identité propre au niveau musical est une des chose que l'on attends de la part du combo pour un nouvel opus.
Avec « The
Poison », les anglais ont assuré. On sent un sujet parfaitement maitrisé pour un premier album, tant au niveau de la technique instrumentale que des compositions même si celles-ci tendent à suivre toujours un même schéma structurel. D'ailleurs le succès ne s'est pas fait attendre et on compte aujourd'hui le nombre d'albums vendus en millions. Un opus très prometteur donc ...