Quant on vous dit Hollande, vous pensez à ses merveilleuses tulipes, son herbe enchanteresse, son gouda parfumé et ses putes en vitrine ! Mais là haut, il ne faut pas oublier l'un des pionniers du death metal européen:
Asphyx.
Le chemin avait été ouvert et exploré par
Death, c'est de là qu'une génération de groupe aussi talentueux que nombreux vient le jour et l'âge d'or du death old school était à présent proclamé.
Après plusieurs démos et quelques changements dans les rangs du groupe,
Asphyx est composé d'un ancien membre de
Pestilence, Martin van Drunen au chant et à la basse, Eric Daniels à la gratte et Bob Bagchus derrière les fûts. Ils se retrouvent rapidement dans l'écurie Century Media où le premier album officiel de leurs jeunes carrière allait enfin naître !
Tout d'abord, cette pochette ... Sombre et mystérieuse, ce qui colle bien avec la musique.
Asphyx s'est appliqué, ça se sent et c'est appréciable. L'intro est glaciale, on penserait être en plein union soviétique, au milieu d'un goulag, seul, abandonné, dans le noir ... Puis, ce déchainement musical, un death metal frénétique toujours pousser sur la lourdeur du son. Cet atmosphère pesante et saccadé par les riffs tranchants de Eric Daniels, appuyé par une production mettant le côté sombre des hollandais en avant. Des titres aussi puissant que malveillant, voilà tel serait la devise de ce The Rack.
Bien sûr, on est bien loin des albums actuelles du genre. Le death old school doublé par le doom des hollandais est d'une rare violence, primitif, sentant la salle transpirante et la fumée verdâtre.
Il faut maintenant faire un point d'honneur à CETTE voix. Martin van Drunen, au capacité vocale effrayante, fait vibrer son auditeur de part sa morbidité et ce ton si personnel. A la manière d'un John Tardy, sa voix se fait plus chimique, avec un arrière gout de mort ...
Ce qui est dommage, c'est que le groupe exploite maladroitement ses capacités, surtout pour les parties atmosphérique. Un peu plus de passages planant n'auraient pas été de refus.
Le point agréable de ce disque est que nos mangeurs de gouda arrivent parfaitement à ce créer un monde à leur image ... Fascinant et repoussant à la fois.
The Rack est un disque incontournable dans la carrière des hollandais. Leur fougue est bénéfique, cela leur permettra quelques temps après de tourner avec
Entombed ou
Benediction. Toute fois un peu maladroit sur des parties approximatives et ne profitant pas de la brèche qu'ils avaient ouvert ...