Seulement un an et demi après
Prophecy,
Soulfly décida de sortir
Dark Ages ... Choix judicieux ou erreur ?
Max Cavalera, c'est le Nicolas Anelka du metal, il collectionne les albums comme Anelka collectionne les clubs ...
Seulement, toujours comme Nicolas Anelka, on peut toujours s'attendre au meilleur, comme le pire.
Le pire a été fait avec
3, sorti en 2002 et qui n'avait pas vraiment l'unanimité auprès du public. Suivit de
Prophecy qui voyait un retour à la puissance pour le groupe et qui laissa comme un gout d'inachevé ...
Dark Ages est également le deuxième album de
Soulfly avec le même line up, puisque personne n'a, cette fois, été viré !
Marc Rizzo à la guitare, Joe Nunez à la batterie, Bobby Burns à la basse et
Max Cavalera, comme toujours, au chant et à la guitare "inutile" ...
Le son de l'intro éponyme de l'album n'est qu'une manière de plus pour aborder les hostilitées avec un
Babylon furieux, plus sombre et thrash que sur
Prophecy, tout en restant dans la continuité de l'opus précédent. On assiste à l'enchainement de titre catchy et entrainant, à mi-chemin entre
Chaos AD pour ce côté destructeur et
Roots pour l'éternel côté tribal ...
Cet album est un véritable retour aux sources pour
Soulfly, comme l'indiqué Max avant la sortie de l'opus.
Retour à la brutalité, la violence et la haine, comme sur ce Frontlines où ça bastonne sévère !
Dark Ages reste toute fois très accessible au public, multipliant les passages tribaux où le talent de Marc Rizzo est mis en valeur... On aura même le droit à un morceau mi-reggae, mi-metal avec
Inner Spirit où Nemanja "Coyote" Kojić participe à certaines parties vocales ! Max et sa bande surprennent avec des compositions énergiques où les influences de la world music prennent une part agréable et ficelées de toute pièce ...
Roadrunner a toujours misé sur son poulain Maxou et on a le droit à une production de qualité mixée par le frontman lui-même ! Soufly s'est très nettement détaché de leur étiquette de groupe néo metal et reprend du poil de la bête avec des compositions thrash/death, comme sur
Corrosion Creeps dédié à Chuck Schuldiner (Death, R.I.P.) ...
Comme sur tout les opus du groupe depuis l'éponyme
Soulfly, une chanson instrumentale (
Soulfly V) est placée dans l'opus.
Le morceau est nettement inférieur aux précédent chapitre de
Soulfly mais toute fois, clôturent un disque digne de ses racines primaires ...
Dark Ages est une bien meilleure réussite que
Prophecy, avec des compositions attrayantes et véloces. L'envie de revenir à un son plus brut est réussi et permet à
Soulfly de se refaire une seconde (ou troisième?) jeunesse ...