La furie viking est une nouvelle fois à l'honneur en cette année 2001, avec la sortie du quatrième album d'
Amon Amarth, le bien nommé The Crusher. Succédant de deux années au plutôt bon The Avenger, que nous proposent ces bons petits suédois, buveurs d'hydromel et autres briseurs de crânes? Et bien du lourd, du gros death viking, mélodique mais surtout rageur!
Ici,
Amon Amarth propose une nouvelle fois une formule gagnante alternant la magie de ses riffs épais et massifs avec un zeste de mélodies guerrières sur les morceaux "Bastards Of A Lying Breed" ou "Risen From The Sea (2000)". Les suédois renouent également avec la présence de blasts, bien plus que sur le précédent opus, mais ce qui change le plus, c'est cette inattendue attirance vers des sonorités plus typées black. Alliées à un côté bien plus direct et par conséquent plus brutal, ces éléments black confèrent une approche moins mélodique que The Avenger, même si l'ambivalence des deux grattes dévoile un mur de son pêchu ("Masters Of War"). Moins recherché donc mélodiquement parlant, The Crusher témoigne d'une volonté apparente de laisser surgir le côté brut des compositions d'
Amon Amarth, à l'image de titres comme "Releasing Surtur's Fire" ou encore "A Fury Divine".
Cependant, le (léger) manque de mélodies entêtantes se voit compensé par le titre "Risen From The Sea (2000)", pure création d'
Amon Amarth, qui saura vous faire revivre les grandes quêtes de ces guerriers venus du Nord. La rythmique appuie le côté épique des compositions ("As Long As The Ravens Flies") tandis que le chant de Johann est une nouvelle fois énorme, avec des vocaux aussi profonds que caverneux, élément indispensable pour renforcer l'impact des morceaux d'
Amon Amarth.
Je parlais précédemment d'une approche mélodique moins significative ici, sachez que ceux qui ont vraiment accroché aux nombreux solis de The Avenger risquent d'être légèrement déçus, mais la furie
Amon Amarth reste tout de même de grande qualité!
Au final,
Amon Amarth nous prouve la continuité de sa musique et de son thème avec ce quatrième album. The Crusher lorgne vers un death mélodique typiquement viking, et la formation ose y incorporer des éléments black, sans trop en faire. Moins recherchées que sur The Avenger, les mélodies se voient contre-carrées par une rythmique écrasante, sans parler de ce chant caverneux...
Peut-être pas leur meilleur album, The Crusher est quand même une bonne sortie d'
Amon Amarth, qui ravira les nostalgiques des épopées sanglantes des viking!