Le
Death Metal n'aurait jamais été ce qu'il était si un certain
Chuck Schuldiner n'avait pas existé.
L'aventure commence en Californie dès 1983, le groupe s'appelle
Mantas. Après quelques démos approximatives, le bande change de nom après avoir entendu le EP
Death Metal de
Possessed et se nomme
Death.
C'est donc, en 1987, l'année de sortie du mythique
Scum de
Napalm Death et celle où
Bathory envoya sévère avec son trve black metôl, que sort le premier véritable album de death metal pur jus ... Toujours d'après l'histoire, puisqu'il ne faut pas oublier le
Seven Churches de
Possessed, ceux là même qui ont inspirés les californiens.
Scream Bloody Gore est là, bien présent et révolutionnera la musique extrême à un point que nul ne doutait à l'époque. L'imagerie est macabre. La couleur dominante de la pochette est le sang boyau parfumé d'une fine couche intestine prêt à faire gerber une mouche, des moines squelettes vicieux picolant sadiquement, une couleur terne et inquiétante.
C'était ça le DEATH !
La musique de
Death est, tant qu'à elle, du même calibre.
Douloureuse, dégoulinant de saleté marécageuse et perverse à souhait. Comme si la mort susurrée des mots interdits à votre oreille gauche tout en vous malaxant les testicules.
Zombie Ritual en est le parfaite exemple, un riff invocateur, puissant, aigu et malsain !
Oui, Malsain, parce que
Death est maléfique mais toujours avec cet esprit thrash primitif, puissant comme un ours et aussi fourbe qu'une hyène.
La voix éraillée, mi-black mi-thrash, de Chuck fait office de gouffre profond vers les abysses, endroit lugubre et salace à vous en faire perdre la tête. Le morceau éponyme en est une preuve, les paroles entêtantes de Chuck sont claires et nettes. C'est gore.
Les riffs sont sans concession, sans perte de vitesse, toujours à l'accélérer, jamais sans vous faire parvenir cette fin qui devrait vous soulager.
Death est là pour faire mal, pour taper un gros coup !
Ne vous attendez pas à des mélodies accrocheuses, à des voix mielleuses pouvant se purger vers la radio, vous n'en aurez pas ! La seule chose purgée sera votre liquide lacrymal et ne vous laissera pas l'occasion de pleurer.
Car oui,
Death ne vous fera pas pleurer ou peut-être par le talent de ses membres.
Chris Reifert, claquant purement et simplement ses fûts (à se demander combien de caisses claires ont été racheté après l'enregistrement), à la faucille. Et bien sûr,
Chuck Schuldiner, à la gerbe et la hache. Les ricains ont fait fort, techniquement parlant, une réelle symbiose sommeille en eux, véritablement manipulé vers l'enfer ...
Sérum de la mort, Death, sorti l'album qui verra bientôt l'avènement du
Death Metal et l'apparition de
Morbid Angel et
Obituary, la même année...
A posséder (être posséder).
La famille Tombale a un fils, comment s'appelle-t-il ?