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Chroniques :: Chronique de The Dark Saga

Chronique de The Dark Saga

Iced Earth  - The Dark Saga (Album)

Spawn is not dead



Jon Schaffer apprécie le monde de l'horreur et les comics. Au point de dédier un album entier à Spawn, personnage sulfureux et maudit de Todd McFarlane. Un pari quelque peu audacieux de retranscrire cette saga issue du neuvième art sur disque, surtout qu'une adaptation (un peu bancale) était prévue pour 1997. Et pourtant, en tant que passionné, Schaffer s'en sort avec les honneurs, en livrant un album qui se concentre sur l'essentiel.

L'univers de Spawn est fait de sentiments souvent contradictoires, d'où surgit une froide violence. Et cela, le groupe le met en oeuvre dès les premiers titres, l'introductif Dark Saga qui commence à dispatcher les pièces du puzzle et surtout, Died For You, power ballad musclée, qui nous plonge réellement dans l'intrigue. Le tout en un peu plus de sept minutes. C'est d'ailleurs une constante sur cet album : des morceaux très courts, racés et puissants dans le style qu'Iced Earth n'a eu de cesse de développer dès ses débuts, ce compromis entre des rythmiques thrashy, à la Metallica, et des harmonies proches de Iron Maiden. On appréciera également les progrès réalisés par Matthew Barlow derrière le micro. Tour à tour agressif ou étrangement plaintif, son chant ne plaira pas à tout le monde, trop théâtral, ne livrant pas assez d'émotions aux moments opportuns. Mais sur les passages les plus délicats, il se montre à son avantage et donne vie à des compositions qui auraient pu connaître un sort bien plus néfaste (il est en grande partie l'artisan de la bonne qualité de I Died For You).

Les moments de bravoure sont nombreux. On peut citer The Hunter et ses choeurs audacieux, l'inévitable A Question Of Heaven qui sert de conclusion logique à l'album, magnifique, sublimé par des voix célestes. Ce disque est à l'image du comics : capable de moments de grâce, où l'on peut souffler, avant de replonger en enfer aussi sec. La rudesse des guitares en devient narrative. Elle nous guide, nous raconte l'histoire de Spawn dans toute sa lugubre splendeur. Un travail de fan. Mais pas que pour les fans du personnage. Ce serait passer à côté d'un très bon disque, très heavy et racé, bien construit avec ce qu'il faut de diversité pour éviter d'être linéaire.

The Dark Saga, c'est l'une des pierres angulaires de la discographie d'Iced earth. La hisser au rang de chef d'oeuvre serait à peine exagéré, mais le pas ne sera pas franchi, en raison de petites imperfections ça et là, et d'un titre plus faible qui alourdit l'ensemble (Scarred)... Une des grandes réussites de Jon Schaffer et probablement le disque qui aura imposé Iced Earth auprès de nombreux kids à l'époque de sa sortie. Plus de dix ans plus tard, il reste toujours aussi agréable à écouter et toujours aussi efficace.

 9 
10

Metal et Hellspawn

Cet article n'a pas été écrit par un membre de l'équipe officielle de Metalship, et n'engage donc que son auteur, pas la rédaction du webzine.


Bon, en fan de comics que je suis, l’artwork ne pouvait pas me laisser indifférent. Et oui, une pochette dessinée par le grand Todd McFarlane avec un Spawn déchainé, ça se remarque, surtout au milieu du rayon metal. Et en regardant un peu les paroles, on se rend compte que cet album est écris sur le thème du Spawn des origines.

Ici le groupe nous sert un heavy thrash de très bonne facture comme le démontre le premier morceau, éponyme à l’album, chanté par un Matthew Barlow impeccable. Les passages clairs laissent émerger une ambiance très angoissante pour laisser exploiter la violence des parties plus saturées. Ce morceau est assez prenant avec une ambiance que l’on pourrait presque qualifier d’angoissante. Un morceau magnifiquement réussi. Les paroles, comme précisé plus haut, expliquent comment Al Simmons (sans le nommer) s’est fait berner par le diable. Pour les moins férus de Comic Book, le thème se rapproche beaucoup du thème de Faust.

Le deuxième morceau, I Died For You, est vraiment le morceau qui exploite le mieux la thématique centrale du Hellspawn. En effet, les paroles racontent l’histoire de ce même Simmons et du tiraillement qui le tient. Mort car il gênait, il revient cinq ans plus tard sur terre alors que quelques jours seulement se sont écoulé en enfer. Il revient sous la forme d’un « démon » et voit que son meilleur ami est marié à sa femme et qu’ils ont eu un enfant ensemble. La mélodie de ce morceau est très forte et marque bien aussi toute la mélancolie de cette histoire.

C’est avec Violate que l’on se trouve face à du heavy bien plus lourd. La pas de concession, on envoi ce qu’on a. Ce morceau pourrait s’apparenter à l’histoire du Violator, un ennemi récurrent de Spawn. Les termes utilisés sont forts (Fiendish, Vile, Perverted…) et illustrent très bien ce que la musique envoie comme image. Un morceau pas forcément très fin en terme de mélodie mais qui envoie énormément.

Hunter revient sur des mélodies bien plus douces (enfin, pour du heavy / thrash). On y rencontre pour la première fois les forces divines. Car Spawn n’est pas uniquement le bien contre le mal. Certaines forces du mal œuvre pour le bien et inversement. L’histoire est complexe et c’est ce qui a fait aussi la force de ce premier comic à sortir sous label indépendant.

Si ces quatre premiers titres ne vous ont pas convaincus, inutile d’aller plus loin. Car tout l’album reste dans la même lignée. Des morceaux aériens alternés avec des morceaux bien plus lourd. Mais toujours très efficace et effectué avec une propreté hallucinante.

On ne peut pas parler de l’album sans parler de la production. Celle-ci est impeccable. La basse et la batterie sont énormément mises en avant. Sans amoindrir pour autant la force des lignes de guitares. Tout est très bien équilibré pour se prendre une méchante claque à la première écoute. Quand la basse et la batterie explosent, on a l’impression de s’en prendre plein la tête, tout en restant cohérent, ce qui est très important. Une production parfaite, surtout pour ce type de musique.

Le seul bémol pourrait revenir au livret. Dans la version Century Media de 1998, le livret n’en est pas un. C’est plutôt un feuillet de 18*18 qui se déplie en un de 36*36. Ce n’est pas du plus bel effet. Surtout que l’image de fond sur le côté intérieur n’est ni plus ni moins que celle que l’on peut découvrir sur la jaquette. Un petit bémol. Mais bon, c’est un infime détail dans la pépite que nous livrent la bande à Jon Shaffer et Matthew Barlow ! Pour moi, The Dark Saga est un album incontournable du groupe. Par la force de ces rythmiques et la profondeur de ses mélodies. Donc si vous aimez le Heavy Thrashisant, ruez vous chez votre disquaire pour vous le procurer au plus vite. Nul doute que vous allez apprécier.



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The Dark Saga - Infos

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Infos de The Dark Saga
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Sortie : 23 juillet 1996
Genre : Heavy Metal
Playlist :
voir paroles : Voir les paroles
1. Dark Saga (3:43)paroles de Dark Saga
2. I Died For You (3:47)culte !culte !paroles de I Died For You
3. Violate (3:38)paroles de Violate
4. The Hunter (3:55)à écouter en premierparoles de The Hunter
5. The Last Laugh (3:47)paroles de The Last Laugh
6. Depths Of Hell (3:02)à écouter en premierparoles de Depths Of Hell
7. Vengeance Is Mine (4:22)paroles de Vengeance Is Mine
8. Scarred (5:54)paroles de Scarred
9. Slave To The Dark (4:03)à écouter en premierparoles de Slave To The Dark
10. A Question Of Heaven (7:44)culte !culte !paroles de A Question Of Heaven
écouter : Ecouter l'album

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