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Chroniques :: Chronique de Silverthorn

Chronique de Silverthorn

Kamelot  - Silverthorn (Album)



Le Kamelot nouveau est arrivé ! Malgré le départ de l'emblématique Roy Khan, les Californiens ont su se reconstruire autour de leur nouveau vocaliste Tommy Karevik, déjà connu par les plus calés d'entre vous comme étant le chanteur de Seventh Wonder. Celui-ci avait d'ailleurs déjà assuré l'intérim en l'absence de Roy : voix impeccable en live et personnage charismatique, la recette avait tout pour plaire ! Surtout que le groupe devait se remettre du semi-échec qu'avait été Poetry for the Poisonned.

Passons donc à ce nouvel opus qu'est Silverthorn. Alors que le dernier album en date se voulait plus sombre, le combo revient vers la lumière, et nous offre le même type de compositions qui avait fait son succès il y a quelques années : orchestrées, accrocheuses, taillées pour la scène... Rien de nouveau au pays de Kamelot, donc.
Mais alors, pourquoi sent-on ce nouvel opus plus faible que ce que les californiens ont pu nous offrir par le passé ? Tout simplement parce que ce Silverthorn souffre du syndrome de la vague. Comprenez par là que l'album se divise en parties bien distinctes : une entrée en matière épique et très accrocheuse, avec notamment des refrains taillés pour le live (il va vous falloir du temps avant de vous retirer celui de Sacrimony de la tête !). Puis s'ensuit un long passage à vide qui, sans être mauvais, reste franchement ennuyeux : il coïncide, comme par hasard, avec l'arrivée de la première ballade de l'album : Song for Jolee, la plus grosse erreur de ce disque. La chanson qui va faire pleurer les nanas avec un songwriting des plus navrants (« I'm sorry but I can't stop the bleeding / Crying and its all because of you. »...). Il faudra attendre pas moins de quatre pistes avant de retrouver la route d'un album qui se tient, à partir de Falling like the Farenheit, jusqu'au final en apothéose qu'est Prodigual Son, suivi du symphonique Continuum.

Trop inégal, donc, pour être apprécié à sa juste valeur. De mauvais tics de compositions apparaissent en plus de manière récurrente. Beaucoup trop de morceaux sont construits sur des structures similaires, à savoir : intro mélodique, riff bourrin, couplet calme, refrain, couplet, solo, conclusion. D'autant plus que les pistes construites sur ce schéma se suivent souvent, accentuant la tendance redondante de ce disque. Le tout cassocié à des solos omniprésents et répétitifs donne un rendu bien trop homogène à l'ensemble.

Mais n'allez pas croire que tout est à jeter ! Bien au contraire : quand Kamelot cherche à varier ses titres, le groupe accouche de véritables chef d’œuvres, à l'image de ce titre phare qu'est Prodigal Son. Atmosphérique, progressif, puissant et mélodique, en un mot, superbe.
Il faut aussi souligner l'excellente performance de Tommy derrière le micro : une voix puissante à la tessiture large, harmonieuse et charismatique, le jeune suédois n'a pas à s'inquiéter de l'ombre de son illustre prédécesseur, Roy Khan, tant il impose sa présence et sa patte au groupe, comme s'il en avait toujours fait partie.

Kamelot, donc, nous offre un album finalement correct, mais qui ne redresse pas vraiment la barre après l'échec qu'a été Poetry for the Poisonned. Il ne faut pas s'attendre à trouver là le nouvel Epica ou Black Halo, mais plutôt une recherche du groupe afin de se consolider autour d'un nouveau noyau dur incarné en la personne de Tommy Karevik. Un essai, qui, on l'espère, permettra au groupe de se retrouver avant d'accoucher d'un opus majeur.



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Avis des chroniqueurs :  
 8 
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Commentaires


Voir les 6 commentaires précédents
Je m'excuse si cette chronique pose quelques problèmes de compréhension, aussi je vais développer un peu plus ici :

Quand je parle de morceaux qui sont tous construit sur une même structure (et donc, qui donne un côté redondant au disque dans sa globalité), cela ne veut pas dire qu'ils sont tous mauvais ! Sacrimony, qui possède la structure "type' de composition de cet album, est excellent ! Alors que d'autres reprenant la même construction sont beaucoup moins bon (Silverthorn). On a des morceaux poches, mais qui n'ont pas tous le même niveaux mélodique et émotif (si l'on fait abstraction des solos, qui sont les mêmes quasiment partout).

Voilà, j'espère que mon propos est maintenant plus clair.

jeu. 15 nov. 12- 21:19  
Salut Jeckills, et merci pour tes précisions. Pas besoin de t'excuser, c'était clair pour tout le monde, mis à part pour moi ^^
ven. 16 nov. 12- 10:29  
Ok, merci pour l'info. Tout ça m'a donné envie de l'écouter cet album ;)
Et désolé à Carnage Radio car en relisant, je pense j'ai été sec....

ven. 16 nov. 12- 14:08  


Silverthorn - Infos

Voir la discographie de Kamelot
Infos de Silverthorn
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Sortie : 29 octobre 2012
Genre : Metal Symphonique
Label : SPV
Playlist :
voir paroles : Voir les paroles
1. Manus Dei (02:12)paroles de Manus Dei
2. Sacrimony (Angel of Afterlife) (04:39)culte !culte !paroles de Sacrimony (Angel of Afterlife)
3. Ashes to Ashes (03:58)paroles de Ashes to Ashes
4. Torn (03:51)culte !culte !paroles de Torn
5. Song for Jolee (04:33)paroles de Song for Jolee
6. Veritas (04:34)à écouter en premierparoles de Veritas
7. My Confession (04:33)paroles de My Confession
8. Silverthorn (04:51)paroles de Silverthorn
9. Falling Like the Fahrenheit (05:06)paroles de Falling Like the Fahrenheit
10. Solitaire (04:56)paroles de Solitaire
11. Prodigal Son (08:52)culte !culte !paroles de Prodigal Son
12. Continuum (01:48)à écouter en premierparoles de Continuum
écouter : Ecouter l'album



Kamelot

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