Encore un groupe français à suivre de près. Pour ceux qui n’auraient pas encore écouté le premier album de
Dylath-Leen nommé « Insecure » avec une magnifique pochette, la sortie du nouvel opus « Semeïon » est l’occasion de découvrir ce groupe hors du commun.
En effet une multitude d’influence se dégage de la musique de nos français.
Celle la plus évident est évidemment le death metal. Ce qui en témoigne est sans conteste les vocaux de nos deux chanteurs Igor et Kathy (également tout deux guitaristes).
Cependant, ça ne ressemble pas tant que ça à
Arch Enemy, si ce n’est un chant death, mais avec par moments un chant clair très charmant, comme sur le premier titre « Buy Me A Smile » par exemple, ou encore sur le superbe « Frozen Reflect In A Broken Mirror ». Kathy possède également un registre black hystérique très aigu comme sur « Leering Sky ». Les grognements d’Igor (growls pour les fanas des anglicismes) viennent apporter un coté encore plus schizophrénique, ce qui est en parfaite adéquation avec les maladies mentales traitées dans cet album. La voix de Kathy vient même se confondre avec celle de Igor, ce qui amène à se demander qui chante quoi ?! Pour le savoir, reportez-vous au livret...
Une influence thrash se fait également grandement ressentir, notamment par des guitares incisives et lourdes. Les riffs sont efficaces assez bien intégrés à la musique, parfois très répétitifs pour noyer l’auditeur un peu à la manière d’un black metal dépressif, mais joué de manière plus moderne et plus thrash afin d’apporter sa touche personnelle.
Certaines parties de guitares ne sont pas sans rappeler un certain Carcass. Cependant, celles-ci offrent même par moments des passages atmosphériques presque tristes comme sur l’outro de « Frozen Reflect In A Broken Mirror ».
La basse se fait bien entendre et vient donner du dynamisme à l’ensemble, soutenue par une batterie vraiment en alchimie avec le reste. Un clavier, assez discret cependant, donne une dimension atmosphérique à l’ensemble, ce qui permet de souffler quelques fois avant de repartir de plus belle. Ces éléments atmosphériques sont vraiment les bienvenus et ne sont pas utilisés à outrance. Leur intégration est assez subtile et discrète afin de laisser plus de place aux guitares.
La production est assez bonne dans l'ensemble et fait ressortir le meilleur de
Dylath-Leen.
La scène française n’a vraiment plus de quoi rougir et ne demande qu’à être supportée ! Alors écoutez ce nouvel opus qui devrait ravir tout fan de metal extrême et propulser
Dylath-Leen à la place qu’il mérite !