L’ancien vocaliste de
Garwall,
Balrog, voulait explorer des milieux musicaux encore plus extrêmes que ce que proposait ce groupe. Celui-ci à donc splitté pour donner naissance à un projet qui porte le nom de son géniteur,
Balrog.
En 2006 sortait une surprise nommée
Bestial Satanic Terror, une œuvre de pure noirceur effectivement plus extrême que
Garwall qui était pourtant déjà un excellent groupe.
Un an plus tard,
Balrog remet le couvert avec un disque à ne pas laisser entre toutes les mains. Ars Talionis se veut beaucoup plus profond et recherché, l’écouter est une véritable torture psychologique. Dès l’intro (d’une qualité irréprochable) nommée « Le Chant Des Anges De La Mort » on comprend tout de suite que l’on plonge dans une œuvre malsaine et maléfique à souhait. En effet ces Anges de la Mort ont un chant à glacer le sang qui à lui seul permet de faire le tri entre les courageux qui voudront affronter la noirceur du reste de l’album et les plus réticents qui en resteront là !
Vient ensuite le titre « Le Baiser du Fouet » véritable témoignage d’un black metal riche, puissant, violent et malsain. Les guitares sont rapides, martiales, saturées au possible, ce qui nous plonge encore plus au cœur du sadisme, thème développé tout au long de l’opus, mais un sadisme musical ! La batterie hyper-rapide mène cette
horde de fous et fait monter la pression des autres musiciens très haut.
Les autres titres ne font pas dans la dentelle non plus, croyez-le. L’intensité ne redescend presque jamais sauf peut-être pendant certaines intros mais c’est pour repartir de plus belle à chaque fois. Notez que le chant est très différent de ce qu’on peut entendre avec
Garwall, il est ici plus en retrait et plus travaillé encore afin de donner une pure dimension d’unité avec chaque musicien. Dans
Balrog, la voix est un instrument à part entière et pas seulement un moyen de faire passer un message. N’oublions pas non plus que cette formation compte la bassiste Olivia Scemama dans ses rangs, la mercenaire du metal qui a participé à de nombreux projets tels
Garwall,
No Return ou encore
Aborted…
Au final, vous l’aurez compris, ce disque est un véritable concentré de noirceur et de sadisme, le tout d’une excellente qualité. La production est très bonne et accentue le côté sadique et malsain de
Balrog pour obtenir un black metal extrême et assez personnel. Cette œuvre dédiée au Marquis de Sade mérite vraiment la plus grande reconnaissance et devrait propulser
Balrog sur le devant de la scène française extrême.