Après avoir vu tous les albums de 1985 à 1998 réédités avec un bon paquet de bonus,
Helloween se retrouvait donc avec une discographie susceptible de séduire les fans les plus jeunes grâce à des produits très complets, des livrets reprenant les paroles, les artworks originaux (hélas trop petits !) et une interview carrière de l'étrange
Michael Weikath plutôt intéressante. Mais voilà, les vieux fans peuvent se sentir lésés à la perspective de réinvestir dans des albums qu'ils possèdent déjà, parfois en plusieurs exemplaires, juste pour jeter une oreille sur les raretés qui complétaient les singles à l'origine.
Car
Helloween est un groupe qui a toujours pris soin de sortir un ou plusieurs singles par album, avec des inédits souvent de bonne qualité, ou encore des relectures de morceaux chantés à l'origine par
Kai Hansen et interprétés par
Michael Kiske. Mais les singles connaissant une diffusion en dents de scie dans le milieu du metal, notamment en France, ce qui rendait certains de ces maxi 45 tours (à l'époque) difficile à se procurer. Certes, la compilation
The Best, The Rest, The Rare permettait de combler certaines de ces lacunes pour les fans, les imports japonais très coûteux, également, mais il manquait alors les jaquettes (car un disque est un produit composé : il y a bien évidemment la musique en elle-même, mais l'artwork, pour un fan, est très important).
Cette box permet donc de combler ce manque pour les fans qui n'ont pas envie de se refaire toute la discographie. Contenant sept singles (ainsi que le premier mini album), avec des pochettes reprenant le design des maxi d'origine recto/verso, la boîte s'avère donc essentielle pour ceux et celles qui n'ont pas encore une collection trop développée. Pour les durs de durs, cela ne sera qu'un produit de plus, les originaux étant sous vitrine depuis bien longtemps. Toutefois, cela représente plus de deux heures de musique, souvent de très bonne qualité (une baisse de régime est à noter à partir de
Kids Of The Century), donnat un aperçu en accéléré d'un groupe qui aura marqué l'histoire du metal.
La note en définitive peut paraître un peu sévère, mais inutile de sanctifier un objet qui intéressera avant tous les fans, même si la qualité est bel et bien au rendez-vous. L'auditeur lambda peut s'en passer, il n'y aura pas mort d'homme. Vivement la box numéro 2 !