On le savait Jim Morrison ou encore Jimi Hendrix étaient des grands fans de drogue en tout genre. Ayant une créativité des plus impressionantes, des suédois inventèrent Ikea sous ce principe. Mais la drogue a créée quelque chose de plus fort et terrifiant que tout cela. Ce monstre s'appelle
Meshuggah !
Avec une parution très remarquée dès sa sortie en 2002, l'album Nothing revient en 2006 avec des guitares huit cordes (contre sept dès sa première parution) !!!
Cette version donne tout simplement une nouvelle ampleur et une puissance que seul
Meshuggah détient. Qu'on soit fan ou pas du groupe, la qualité de jeu de ses membres a le don de nous plomber la tronche de la manière la plus froide possible.
Meshuggah a dompté la rythmique telle une bête enragée, passé maitre du destructuré à l'image du broyant "Perpetual Black Second" et de lourdeur avec un terrifiant "Stengah" ouvrant l'album.
Tandis que Chaosphere faisait figure d'une fureur et d'une vitesse déferlante, nous avons plus affaire à un album pesant et d'une épaisseur chaotique. L'hurlant et dérangé Jens Kidman, comme enchainé, nous délivre une prestation toujours aussi macabre et malsaine tant la souffrance qu'il dégage nous glace le sang. Le colossal, Tomas Haake, véritable metronome humain, prouve une nouvelle fois son immense talent avec des compositions des plus violentes. Tabassant littéralement sa batterie, on ne peut qu'admirer son travail.
Mais attention, un album de
Meshuggah, quand on ne sait pas à quoi s'attendre peut très vite tourner au cauchemar.
Cet album apocalyptique est d'une "finesse" petriffiante, surtout à l'écoute des coups de médiators opressant auquel Fredik et Marten nous offrent dans un torturant "Nebulous".
Les albums de
Meshuggah ont souvent la caractéristique d'être long en plus cette capacité inhumaine a changé de rythme, réussit à nous plonger dans un état de paranoïa et d'inquiétude poussé à l'extrême !
Avec un troublant et déroutant instrumental, "Obsidian", le néant et l'incompréhension subsiste. Mais avec les suédois, il ne faut rien comprendre pour être dans leur monde ...
Troublant de sens, les tarés reviennent donc en force et avec sordidité pour nous sceller ce déluge frénétique ...
Avec cette nouvelle version de Nothing,
Meshuggah enfonce le clou, nous transportant dans un rêve illusoire et désespéré où seul la violence est roi !!!